La Cinémathèque engage d’importants travaux de rénovation de ses salles de cinéma, comprenant notamment le remplacement de l’ensemble des fauteuils et des moquettes. Ce chantier d’envergure entraîne la fermeture de toutes les salles de projection du 13 juillet au 15 septembre 2026. Les autres activités, dont l'exposition Marilyn Monroe, restent ouvertes au public jusqu'au 26 juillet, date de la fermeture estivale.
Faust Faust – Eine deutsche Volkssage
Friedrich Wilhelm Murnau
Allemagne / 1926 / 107 min
D'après la pièce Faust de Johann Wolfgang von Goethe.
Avec Gösta Ekman, Emil Jannings, Camilla Horn.
Murnau transforme le héros de Goethe en personnage moderne dans un condensé de tous les mythes faustiens. Du romantisme wagnérien aux surprenantes échappées vers la comédie, il compose une lutte du jour et de la nuit pleine d'outrance. Une symphonie gothique éblouissante de beauté, dont les visions puissantes constituent la quintessence de l'expressionnisme.
Faust est le dernier succès public de F. W. Murnau en Allemagne. Il le réalise pour la UFA avant de partir pour les États-Unis tourner L'Aurore, et bénéficie d'un budget illimité. Pour adapter la pièce de Goethe, et créer en studio la plastique tour à tour subtile et puissante de son drame métaphysique, Murnau puise dans de nombreuses références picturales, allemandes, italiennes ou flamandes, qu'il fait siennes. Le film est peuplé de reflets, de lueurs, de fumées et de clairs-obscurs. Sur le tournage, le cinéaste se soucie d'obtenir les ombres imaginées sur papier dans les esquisses de décors. Il déclare à Carl Hoffmann, son opérateur, en découvrant le premier décor éclairé : « Cela est trop clair. Il faut que tout s'assombrisse. » Des écrans sont créés sur mesure afin d'obtenir les ombres recherchées. La lumière devient un élément essentiel de la mise en scène. Murnau bâtit un espace souvent écrasé (intérieurs, rues sans ciel) qui traduit l'impossibilité de l'idylle innocente de Faust et Gretchen. Les personnages peinent à évoluer dans ce décor et paraissent englués dans leurs vies comme dans un cauchemar.
Pauline de Raymond
Générique
Réalisateur :
Friedrich Wilhelm Murnau
Auteur de l'oeuvre originale :
Johann Wolfgang vonGoethe d'après le poème "Faust"
Adaptateur :
Hans Kyser
Société de production :
UFA - Universum-Film AG (Berlin)
Producteur :
Erich Pommer
Directeur de la photographie :
Carl Hoffmann
Décorateurs :
Robert Herlth, Walter Röhrig
Costumier :
Georges Annenkov
Interprètes :
Gösta Ekman (Faust), Emil Jannings (Méphisto), Camilla Horn (Marguerite), Frida Richard (la mère de Marguerite), William Dieterle (Valentin), Yvette Guilbert (Marthe Schwerdtlein), Eric Barclay (le duc Herzog de Parme), Hanna Ralph (la duchesse de Parme), Werner Fütterer (l'archange)
Séance présentée par Laurent Mannoni. Accompagnement musical par Christine Ott et Mathieu Gabry. Séance suivie d’une signature par Laurent Mannoni de La Bible de Faust : la création du chef-d'œuvre de F. W. Murnau, à partir de 17h à la librairie
Faust est le dernier succès public de F. W. Murnau en Allemagne. Il le réalise pour la UFA avant de partir pour les États-Unis tourner L'Aurore, et bénéficie d'un budget illimité. Pour adapter la pièce de Goethe, et créer en studio la plastique tour à tour subtile et puissante de son drame métaphysique, Murnau puise dans de nombreuses références picturales, allemandes, italiennes ou flamandes, qu'il fait siennes. Le film est peuplé de reflets, de lueurs, de fumées et de clairs-obscurs. Sur le tournage, le cinéaste se soucie d'obtenir les ombres imaginées sur papier dans les esquisses de décors. Il déclare à Carl Hoffmann, son opérateur, en découvrant le premier décor éclairé : « Cela est trop clair. Il faut que tout s'assombrisse. » Des écrans sont créés sur mesure afin d'obtenir les ombres recherchées. La lumière devient un élément essentiel de la mise en scène. Murnau bâtit un espace souvent écrasé (intérieurs, rues sans ciel) qui traduit l'impossibilité de l'idylle innocente de Faust et Gretchen. Les personnages peinent à évoluer dans ce décor et paraissent englués dans leurs vies comme dans un cauchemar.
Pauline de Raymond