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El Topo

El Topo

Alejandro Jodorowsky
Mexique / 1971 / 125 min

Avec Alejandro Jodorowsky, Mara Lorenzio, David Silva.

El Topo, un mystérieux pistolero qui sillonne le désert avec son jeune fils, sauve un jour la belle Mara. Elle le met alors au défi de triompher des quatre Maîtres qui règnent sur la région.


Jodorowsky est un artiste multicarte dont chaque film est la trace d'une aventure, d'une vision ou d'une expérience encore plus folle, effrayante ou dangereuse que le résultat à l'écran, comparable en cela à Dario Argento ou Werner Herzog. Alejandro Jodorowsky, issu d'une famille de juifs russes exilés en Amérique du Sud, né au Chili en 1929, Français d'adoption, crée le mouvement Panique avec Topor et Arrabal et réalise ses premiers longs métrages au Mexique. D'abord Fando et Lis (Fando y Lis, 1968) d'après une pièce d'Arrabal, puis le célèbre El Topo en 1970. El Topo est un western baroque et sanglant, mais aussi un trip métaphysique qui ne lésine pas sur les hommages à Buñuel, Tod Browning et au théâtre de la cruauté d'Artaud. Un pistolero énigmatique interprété par le cinéaste, flanqué de son fils de huit ans, affronte des bandits et les maîtres du désert avant de connaître plusieurs transformations au gré d'une quête spirituelle. D'abord justicier vêtu de noir, quelque part entre Zorro, Elvis Presley et un rabbin, selon la définition du cinéaste, El Topo (La Taupe) sème la mort sur son chemin, impliquant son fils dans ses expéditions punitives, comme l'ancien bourreau Itto Ogami et le petit Daïgoro dans la saga japonaise Baby Cart. Devenu un demi-Dieu adoré par une communauté troglodyte d'infirmes et de nains, il renaît en moine errant jeté dans une ville de pionniers en proie au fascisme et à la décadence. Jodorowsky invente un cinéma mystique et halluciné dont il déclinera ensuite l'esthétique sauvage et les outrances graphiques dans des bandes dessinées. El Topo va rencontrer un succès monstre auprès des hippies du monde entier, et continue d'enthousiasmer les nouvelles générations de spectateurs. El Topo a inauguré aux États-Unis la mode des séances de minuit hebdomadaires où se ruent comme à la messe les fanatiques du film, plusieurs années avant Pink Flamingos ou Eraserhead.

Olivier Père

Séances

Séances passées

Vendredi 4 octobre 2019, 19h00 - Salle Henri Langlois → 21h05 (125 min)
Séance présentée par Alejandro Jodorowsky
Les préventes sont complètes. Pour les abonnés Libre pass : un quota sera disponible sur place, une heure avant. Pour les non-abonnés Libre pass : une file d'attente sera mise en place en billetterie une heure avant le début de la séance.
  • El Topo (Alejandro Jodorowsky / Mexique / 1971 / 125 min / 35mm / VOSTF)

Samedi 16 mars 2019, 14h30 - Salle Henri Langlois → 16h35 (125 min)
Séance suivie d'une discussion entre Alejandro Jodorowsky et Nicolas Winding Refn.
  • El Topo (Alejandro Jodorowsky / Mexique / 1971 / 125 min / 35mm / VOSTF)

Générique

Réalisateur : Alejandro Jodorowsky
Assistant réalisateur : José Luis González de León
Scénariste : Alejandro Jodorowsky
Producteurs associés : Juan López Moctezuma, Moishe Rosemberg, Saúl Rosemberg, Roberto Viskin
Directeur de production : Roberto Viskin
Directeur de la photographie : Rafael Corkidi
Cadreur : Miguel Garzón
Compositeur de la musique originale : Alexandro Jodorowsky
Créateur des décors : Alexandro Jodorowsky
Directeur artistique : José Durán
Décorateur : José Luis Garduño
Monteur : Federico Landeros
Script : Rafael Villaseñor Kuri
Créateur du générique : Vicente Rojo
Interprètes : Alejandro Jodorowsky (El Topo), Brontis Jodorowsky (le fils d'El Topo), José Legarreta (le moribond), Alfonso Arau (un bandit), José Luis Fernández (un bandit), Alí Junco (un bandit), Gerardo Cepeda (un bandit), René Barrera (un bandit), René Alís (un bandit), Federico Gonzáles (un bandit), Vicente Lara (un bandit), Pablo Leder (un moine), Giuliano Girini Sasseroli (un moine), Mara Lorenzio (Marah, la femme), Cristian Merkel (un moine), Aldo Grumelli (un moine), David Silva (le colonel), Ignacio Martínez España (le manchot), Eliseo Gardea Saucedo (le boiteux), Héctor Martínez (un maître), Juan José Gurrola (un maître), Víctor Fosado (un maître), Agustín Isunza (un maître), Paula Romo (l'inconnue), Bertha Lomelí (la gitane), Jacqueline Luis (la petite femme), Carlos Lavenant (un bourreau), Eliseo Pereda (un bourreau), Pablo Marichal (l'esclave), Beatriz Beltrán Lobo (une dame), Carmen Lamadrid (une dame), Pepita González (une dame), Cecilia Leguer (une dame), Elvira Agosti (une dame), Antonio Álvarez (un prisonnier), Víctor Manuel Osorio (un prisonnier), Rubén González (un prisonnier), José Pérez Bustos (un prisonnier), Eduardo Danel (un prisonnier), Alvaro García (un prisonnier), José Antonio Alcaraz (le shérif), Felipe Díaz Garza (l'adjoint), Patricio Pereda (l'enfant), Marcos E. Contreras (un boxeur), Arturo Silva (un boxeur), Robert John (le fils d'El Topo), Julien deMeriche (le curé), Valérie Trumblay (la femme dans l'église), José Luis González de León (l'homme dans l'église), Francisco González Salazar (l'épicier), Pedro García (l'homme à la carotte)