Réouverture des salles le 2 janvier 2026, à l’issue d’un mois de traitement intensif et rigoureux des espaces, comprenant un traitement approfondi des fauteuils et des moquettes, ainsi que des contrôles canins renforcés. L’efficacité de ces mesures permet de garantir des conditions d’accueil optimales, avec des salles certifiées exemptes de punaises de lit.
La fin du monde fut annoncée. Notamment par les prophéties de Nostradamus si l'on en croit cet étrange film japonais produit par la Toho en 1974, projet fou et unique qui porta la poisse au grand studio nippon. En effet, alors que se préparaient les effets spéciaux nécessaires au film, un plateau prit feu et l'incendie détruisit une grande partie des décors et des costumes de la Toho. Le film correspondit sans doute à une volonté du studio de répondre aux films catastrophes hollywoodiens du moment. Réalisé par Toshio Masuda, qui avait participé, quatre ans auparavant, à la réalisation de Tora, Tora Tora !, produit par la Twentieth Century Fox, le film imagine qu'un savant biologiste, incarné par Tetsuro Tamba (Gangsters en plein jour, Cochons et Cuirassiers, Kwaidan, La Prison d'Abashiri pour citer quelques titres d'une filmographie imposante) constate les dégâts de plus en plus étranges causés par la pollution comme l'apparition de limaces mutantes, d'enfants anormaux et de chauve-souris géantes. La terre devient le théâtre de cataclysmes naturels et la guerre nucléaire finit par être déclenchée. Le film peut se voir comme un avertissement, utilisant les images les plus spectaculaires et les situations les plus atroces, contre la destruction inéluctable de la planète. Seul peut-être, le japon, victime à la fois de la bombe atomique et de désastres majeurs dus à la pollution (Minamata) a pu produire un tel film. Fin du monde : Nostradamus an 2000 sortit en France en septembre 1974 dans une version réduite, comme dans de nombreux pays. Le pessimisme du film et son imagerie choquante lui ont valu d'être mis sous le boisseau par la Toho après sa sortie.
Jean-François Rauger