Réouverture des salles le 2 janvier 2026, à l’issue d’un mois de traitement intensif et rigoureux des espaces, comprenant un traitement approfondi des fauteuils et des moquettes, ainsi que des contrôles canins renforcés. L’efficacité de ces mesures permet de garantir des conditions d’accueil optimales, avec des salles certifiées exemptes de punaises de lit.
Venise fut filmée par le cinéma sous toutes ses coutures. La cinégénie particulière de la ville ainsi que la mélancolie qu'elle dégage a ainsi inspiré de nombreux cinéastes et a fourni le décor de films appartenant à des catégories différentes, comme les deux titres proposés ce soir.
Le Monstre de Venise est une petite production italienne qui se situe à la croisée de différents genres. Son réalisateur, le mystérieux Dino Tavella, ne signera qu'un autre film. Celui-ci relève tout à la fois de l'horreur gothique, genre à ce moment-là en déclin et auquel il emprunte plusieurs motifs poétiques et horrifiques, et des productions policières à succès allemandes de l'époque, les « krimis », une catégorie annonçant les « giallos » qui triompheront les années suivantes. Le film utilise les canaux vénitiens comme des personnages du drame, déterminant une intrigue originale et un modus operandi du tueur qui sera repris, plus tard, en 1988, dans Amsterdamned de Dick Maas. Le Monstre de Venise eut la particularité d'être publié en roman-photo en Italie en janvier 1966 avant de sortir en salle. Il ne sera distribué, fugacement, dans quelques cinémas de province, qu'en 1967. Étrangement, le film a un autre titre en France qui est Novices libertines. Comprenne qui pourra.
Jean-François Rauger