La Cinémathèque engage d’importants travaux de rénovation de ses salles de cinéma, comprenant notamment le remplacement de l’ensemble des fauteuils et des moquettes. Ce chantier d’envergure entraîne la fermeture de toutes les salles de projection du 13 juillet au 15 septembre 2026.
À la folie
Bing Wang
France-Japon-Italie / 2013 / 227 min
Un hôpital psychiatrique du sud-ouest de la Chine abrite une cinquantaine d'hommes qui traînent leur mal-être du balcon circulaire grillagé à leur chambre collective.
« J'ai tenté de tourner à Pékin, aussi bien dans les cliniques privées que dans les hôpitaux, mais je n'ai pas obtenu d'autorisation. J'ai donc tourné dans un hôpital du Yunnan, grâce à l'entremise d'amis qui y travaillent. On m'avait donné deux semaines de tournage, j'ai arraché deux mois et demi. Ce qui m'intéressait ici, c'était la répétition des jours et des rites qui rassemblent ces hommes pratiquement jusqu'à leur mort. L'action du temps sur l'être humain. Ces hommes ont parfaitement conscience d'être méprisés et écartés de la société. Je voulais montrer leur grande fragilité, et surtout ne pas les filmer comme des êtres différents. » Wang Bing (Le Monde, 11/03/2015)
Générique
Réalisateur :
Bing Wang
Société de production :
Y. Production
Coproduction :
Moviola, RAI Cinema (Roma), Fuori Orario
Producteurs :
Louise Prince, Bing Wang
Coproducteurs :
Miyuki Takei, Yang Wang
Distributeur d'origine :
Les Acacias (Paris)
Directeurs de la photographie :
Bing Wang, Xianhui Liu
« J'ai tenté de tourner à Pékin, aussi bien dans les cliniques privées que dans les hôpitaux, mais je n'ai pas obtenu d'autorisation. J'ai donc tourné dans un hôpital du Yunnan, grâce à l'entremise d'amis qui y travaillent. On m'avait donné deux semaines de tournage, j'ai arraché deux mois et demi. Ce qui m'intéressait ici, c'était la répétition des jours et des rites qui rassemblent ces hommes pratiquement jusqu'à leur mort. L'action du temps sur l'être humain. Ces hommes ont parfaitement conscience d'être méprisés et écartés de la société. Je voulais montrer leur grande fragilité, et surtout ne pas les filmer comme des êtres différents. » Wang Bing (Le Monde, 11/03/2015)