La Cinémathèque engage d’importants travaux de rénovation de ses salles de cinéma, comprenant notamment le remplacement de l’ensemble des fauteuils et des moquettes. Ce chantier d’envergure entraîne la fermeture de toutes les salles de projection du 13 juillet au 15 septembre 2026. Les autres activités, dont l'exposition Marilyn Monroe, restent ouvertes au public jusqu'au 26 juillet, date de la fermeture estivale.
Copie 35mm restaurée par la UCLA Film & Television Archive.
Durant un séjour en Italie, la scénariste Frances Marion recueille l'histoire de la fille d'un gardien de phare. Mariée à un homme qui se révèle être un espion allemand, la jeune femme dénonce son époux aux autorités, après le naufrage du bateau transportant ses deux frères, et il est fusillé alors qu'elle donne naissance à leur enfant. C'est sur cette trame que Marion décide de construire son premier film en tant que réalisatrice, spécifiquement écrit pour son amie Mary Pickford. Désormais à la tête de sa société de production, la star contrôle chaque aspect de ses films. Marion profite donc d'un personnel technique exceptionnel, dont Charles Rosher, chef-opérateur attitré de Pickford, et le décorateur Stephen Goosson, chargé de recréer les intérieurs italiens. La réalisatrice offre aussi à son époux Fred Thomson, future vedette de westerns acrobatiques sa première apparition à l'écran dans le rôle de l'espion. Pour mieux coller à l'atmosphère du récit, Pickford insiste pour que les personnages secondaires soient interprétés par des artistes français et italiens. Tourné sur la côte rocheuse près de Monterey, The Love Light associe paysages marins, contre-jours et clairs-obscurs sensationnels. Mary Pickford montre l'étendue de son talent, passant de l'amoureuse passionnée à la mère éplorée. Son personnage est radicalement différent de ses créations antérieures, mais le film, même s'il est parfois malmené dans la presse professionnelle, est bien accueilli par le public.
Christine Leteux