Parlons cinéma avec... Luc Lagier
Du 5 au 25 novembre 2026
Quatre séances pour « les films de ma vie »... J'ai beau aimer les listes, les Top 5, les résumés de films en une poignée de minutes, l'exercice cette fois est évidemment impossible. Alors j'ai triché, en intégrant des courts métrages qui eux aussi ont fait partie des « films de ma vie ». Du coup, non pas quatre films, mais plutôt huit. Pour élargir certes, mais aussi pour retrouver un peu de ces séances de cinéma à l'ancienne conçues comme des « programmes », auxquelles nous ajouterons d'ailleurs quelques petites vidéos Blow up en guise de bonus.
Ces programmes seront aussi l'occasion de mettre en rapport, de comparer, de pointer différences et convergences au sein d'une même œuvre à quelques années d'intervalle : est-ce le même Alain Resnais qui réalise Guernica, l'un de ses premiers courts métrages, en 1950, et Hiroshima mon amour, son premier long dix ans plus tard ? Le même Miloš Forman qui réalise Concours en Tchécoslovaquie en 1963 et Taking off à New York en 1971 ? Le même Martin Scorsese de The Big Shave en 1967 à American Boy en 1977 en passant par Italianamerican en 1974 ? Oui et non, évidemment. Et de cela nous discuterons.
Et puis, il y a Brian De Palma. Pas pour l'un de ses chefs-d'œuvre estampillés, comme Phantom of the Paradise, Blow Out ou L'Impasse, mais pour l'un de ses rares blockbusters hollywoodiens : Les Incorruptibles, le premier de ses films que j'ai découvert en salle de cinéma. C'était en octobre 1987, au cinéma Le Trianon à Sceaux, je m'en souviens comme si c'était hier. Ce fut une épiphanie. Et de cela aussi, je vous parlerai.
Luc Lagier