1955-65 : fins et débuts

C'est un ciné-club qui a choisi de raconter le grand récit cinématographique en commençant par le milieu de l'histoire : du milieu des années 50 au milieu des années 60, les « révolutions » de la Nouvelle Vague française, des nouveaux cinémas en Europe et dans le monde. En somme, et jusqu'à aujourd'hui, l'avènement du cinéma « moderne » – ce sera aussi l'occasion de s'interroger sur ce mot-valise.

Après Stanley Kubrick au printemps, ce seront John Cassavetes et Carl Theodor Dreyer pour le programme d'été.

La Cinémathèque montre beaucoup de films, on le lui reproche parfois, mais elle a aussi à cœur de les rendre plus proches, plus accessibles, en les entourant de tout un ensemble didactique qui se décline dans ce programme papier, à la bibliothèque, sur le net et dans nos salles, avec force présentations, dialogues, conférences et rencontres. Cette action culturelle autour des films prend en compte l'allongement de l'histoire du cinéma, l'éloignement continu des films de leurs nouveaux spectateurs et le besoin de ceux-ci de contextualisation et d'explications. Regarder un film pour l'aimer davantage, cela s'apprend, Jean Douchet nous l'a suffisamment démontré par son enseignement socratique, et notre goût exige qu'on le nourrisse sans cesse d'idées, d'informations et de discussions, voire de désaccords. Un ciné-club comme lieu d'échanges et d'apprentissage non académique : l'exercice sera l'occasion de confronter mes choix, mes goûts et ma façon de regarder les films, à un public qui souvent les découvrira et les verra tout autrement.

Frédéric Bonnaud

Le ciné-club de Frédéric Bonnaud

Le ciné-club de Frédéric Bonnaud est un lieu d'échanges et d'apprentissage non académique : l'occasion de confronter ses choix, ses goûts et sa façon de regarder les films, à un public qui les découvre peut-être, et les voit sûrement tout autrement.

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