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Le polar français

Le fil policier a longtemps été, avec la comédie, le genre dominant du cinéma populaire français. Tous les jours à midi, sera présentés durant quatre mois un panorama d’œuvres-clés du polar français, des années trente aux années quatre-vingts.

La première séance de la série, Fantômas (1932) permettra la découverte d’un cinéaste (Paul Fejos) encore trop méconnu, mais aussi de revenir aux sources, celle du feuilleton populaire et du cinéma muet à épisodes, une généalogie que l’on retrouvera un peu dans la programmation avec notamment Le Parfum de la dame en noir de Louis Daquin (1949) et plus tard dans les films de Georges Franju. L’enquête policière reste, quant à elle, un mode de récit important du polar hexagonal. On se souvient des magistrales adaptations des Maigret de Simenon par Jean Renoir (La Nuit du carrefour) et Julien Duvivier (La Tête d’un homme) récemment présentées. On retrouvera la personnage du commissaire Maigret dans Cécile est morte de Maurice Tourneur (1942) avec Albert Préjean ou dans Maigret tend un piège de Jean Delannoy (1958) où c’est Jean Gabin qui reprend le rôle. On verra aussi L’Assassin habite au 21 et Quai des Orfèvres d’Henri-Georges Clouzot qui reprennent des intrigues nées de l’imagination du romancier Stanislas-André Steeman, et fonctionnent également sur le principe de l’enquête policière.

Une noirceur fataliste, typique d’un certain cinéma français, est particulièrement représentée dans des films comme Le Corbeau d’Henri-Georges Clouzot ou Panique de Julien Duvivier (1947), inspiré de Simenon, ou encore En cas de malheur de Claude Autant-Lara (1958) également tiré d’un roman de l’auteur des Maigret. Ce sentiment imprègnera plus tard des œuvres elles-mêmes influencées par le Film Noir américain (Les Salauds vont en enfer de Robert Hossein en 1955, Retour de manivelle de Denys de la Patellière en 1957 ou bien Le Désordre et la nuit de Gilles Grangier en 1958).

Les gangsters français n’ont par ailleurs rien à envier à leurs confrères américains mais s’en distinguent par l’humanité ironique du regard posé sur eux par les cinéastes. On pourra le vérifier notamment avec Touchez pas au grisbi de Jacques Becker (1954) et Du rififi chez les hommes de Jules Dassin (1955).

Selon une tradition bien établie, ce survol du cinéma policier français mélangera classiques et raretés, chefs d’œuvres et perles rares.

Jean-François Rauger

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