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Christine Pascal

À 20 ans, Christine Pascal s’appelait Jeanne, se tenait timidement à l’entrée d’un immeuble pour attendre que la pluie tombe, répondant aux questions d’un jeune homme bientôt amoureux : Les Guichets du Louvre de Michel Mitrani, l’un des seuls films français consacrés à la rafle du Vel d’Hiv, révélait dans son premier grand rôle cette jeune actrice brune aux yeux bleus magnifiques et au visage doux, à qui l’on donnerait bientôt rendez-vous de film en film pendant vingt ans, dans des films de Bertrand Tavernier, Claude Miller ou Didier Haudepin.

Puis, en 1979, autre désir, autre cap, Christine Pascale écrit, réalise et interprète un premier long métrage, Félicité. À 26 ans, la jeune femme n’y va pas par quatre chemins : « C’est mon portrait », n’hésite-t-elle pas alors à dire avec audace, pour éclairer cette confession en clair obscur, crue et douce à la fois, qui raconte l’histoire de Félicité, quittant soudain son compagnon par jalousie pour s’enfermer chez elle et revivre son passé, son enfance de fillette anorexique, sa relation complexe avec ses parents, livrant ses fantasmes, mettant en scène son faux suicide, pendant que son frère se pend réellement non loin de là. Film prémonitoire, Félicité impose sans conteste un vrai talent de réalisatrice.

Cinq ans plus tard, La Garce arrive sur les écrans : production plus commerciale, interprétée par des acteurs connus (Isabelle Huppert et Richard Berry), le deuxième long métrage de Christine Pascal revisite les codes narratifs du film noir et dresse le portrait d’une femme mystérieuse, dure et fragile, libre. Une femme, deux hommes, une structure en trio tricotant amour et désir qu’elle reprend dans Zanzibar (1988), le film dans le film qui s’inspire de sa jeune expérience de réalisatrice. « Tout le monde dans le cinéma a peur de parler d’argent ! » assène Maréchal, le réalisateur aussi réel que fictif (Francis Girod) à Camille, la comédienne « qui s’ennuie tout le temps » (formidable Fabienne Babe), encaissant tout sans ciller, avant de surgir comme si de rien n’était, lors d’une cérémonie des César. Film précis sur les arcanes du cinéma à la mise en scène élégante et sèche, Zanzibar explore une forme ambiguë de masochisme féminin dont on retrouve de multiples traces dans ses films.

En terminant le film, Christine Pascal a l’idée d’écrire sur les relations d’un père et d’une fillette d’une dizaine d’années. Cela donna Le Petit Prince a dit (1992), l’histoire d’un père (Richard Berry) enlevant sa fille atteinte d’une maladie incurable et recomposant quelque temps une cellule familiale fictive. Nourri des ingrédients du mélo sans pour autant céder aux sirènes lacrymales, lumineux et simple, Le Petit Prince a dit reste aujourd’hui son film le plus populaire. À l’été 1995 sort le dernier film de Christine Pascal, Adultère (mode d’emploi), un an avant son suicide. Un jeune couple d’architectes se brûlant les ailes pour mieux se retrouver, un ami-amant mature, un nouveau trio de personnages filmé à la bonne distance. Son style dru et charnel s’affirme avec une grande maîtrise. Le film clôt une filmographie précieuse et singulière à redécouvrir impérativement.

Bernard Payen

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