Solidarité canicule
La Cinémathèque française ouvre gratuitement les portes de son Musée Méliès au public jusqu'au dimanche 28 juin inclus. Venez profiter de la fraîcheur du Musée Méliès et voyager à travers l’histoire du cinéma, de midi à 19h.
Du 5 au 8 juin 2015
En 2015, l’humanité commémore les cent ans du génocide des Arméniens toujours nié par la Turquie. Du 5 au 8 juin, la Cinémathèque française avec le cycle « Arménie 2015, mémoire d’un peuple » entend s’associer à cette commémoration. Car l’Arménie c’est aussi de la pellicule. Pour ce peuple, dont la majorité est aujourd’hui disséminée à travers le monde, le cinéma est devenu essentiel : c’est sa mémoire…
La France découvre le cinéma arménien avec le film de Sergei Paradjanov, Les Chevaux de feu (1966). De 1984 à 1988, l’Association Audiovisuelle Arménienne (A.A.A.) montre à Paris, au grand public et à la critique, une pléiade de créateurs : Malian, Pelechian, Dovlatian, Hovanessian, Haghverdian ainsi que des cinéastes de la diaspora : Egoyan, Ovanessian, Bezdjian. Jacques Kebadian et Serge Avédikian, fondateurs de l’A.A.A. en 1982 avec Georges Kiledjian, sont les réalisateurs des premiers films en langue arménienne réalisés en France : Sans retour possible et Que sont mes camarades devenus… diffusés sur Antenne 2 en 1983-84.
De Hamo Bek-Nazarian, fondateur du cinéma national arménien en 1925 avec Namous, nous avons choisi de montrer le premier film parlant arménien : Pepo (1935), ainsi que Nahapet, film culte sur le génocide de Malian (1977). Une séance sera consacrée aux films de Pelechian et une autre à la restauration de Sayat Nova de Paradjanov. Je présenterai en avant-première mon nouveau film Dis-moi pourquoi tu danses…
En 2013, l’A.A.A. a enrichi les collections de la Cinémathèque avec les dépôts d’une nouvelle copie de Pepo et de nombreux autres films, des photographies, dossiers de presse, catalogues…
Jacques Kebadian
Agence du court métrage, Association Audiovisuelle Arménienne, Serge Avedikian. Capricci Films, Stéphane Kahn, Jacques Kebadian, Isabelle Ouzounian, Louise Rinaldi.