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Lettres de cinéma

23 avril 2020

La Cinémathèque française,
Paris, confiné

Pour la première fois depuis 1895, le public se retrouve privé de projection, de faisceau lumineux sur un tissu blanc, donc d'émotion collective. Ce n'était jamais arrivé, même en temps de guerre : personne n'a le droit de sortir de chez soi pour aller voir un film. La projection publique, l'invention des Lumière, le rêve de Méliès, l'accomplissement qu'attendent tous les cinéastes du monde entier depuis toujours, est interrompue pour la première fois. Comme tout s'arrête, c'est la production même d'images et de sons du monde qui est touchée.

Plus de tournages, plus de montage, plus rien. Restent les plateaux des chaînes d'information et le stock infini d'images cinématographiques et télévisuelles.

Alors, depuis le début du confinement, des artistes du monde entier nous ont envoyé des cartes postales, des bouteilles à la mer, des films brefs comme un message, des films courts, conçus et fabriqués avec les moyens du bord, avec trois fois rien. Des cinéastes chevronnés, des acteurs, des monteurs et producteurs, de jeunes étudiants de la Femis ou de Louis Lumière, aussi.

Nous avons réuni les films reçus sur notre chaîne Viméo. Une centaine de films comme autant de fenêtres ouvertes sur Beyrouth, la Creuse, la place de la République, La Rochelle, Grenoble ou Saint-Ouen. Vingt-huit films comme autant de promesses, de lendemains qui filment. 

Ce n’est qu’un début.


Les premières contributions ont été rassemblées sur notre chaîne Vimeo.
Nous vous informerons régulièrement des nouveautés, sur cette page et sur nos réseaux sociaux : #lettresdecinema.

Lettres De Cin Ma Sur Vimeo 2