Arnaud Desplechin sur le web

26 août 2019

Paul Dédalus, Esther et Sylvia. Mais aussi Bergman, Hitchcock et Julia Roberts. Influences et confidences d'Arnaud Desplechin, dénichées sur le web.

Arnaud Desplechin sur le tournage de Roubaix, une lumière (Photo Shanna Besson)

- « C'était tellement plus grand que moi : je ne comprenais pas tout, mais j'étais chaviré. Et je découvrais Jeanne Balibar, et Marianne Denicourt, et Mathieu Amalric, et Emmanuelle Devos, et je voulais faire des fêtes dans des appartements haussmanniens où nous aurions bu du vin et disserté sur Kant. » Comment je me suis disputé..., le film qui a changé leur vie.

- Paul Dédalus, Esther, Abel, Sylvia... Pourquoi les noms des personnages de Desplechin se répètent-ils sans cesse ?

- Desplechin raconte « son » Bergman avec passion, de la découverte avec Cris et chuchotements à la dimension intestinale chez le cinéaste suédois.

- « Je chéris infiniment Les Amants du Capricorne, grand film malade, vu dans une copie parfaite à la cinémathèque de Londres il y a vingt ans. Ingrid Bergman est géniale, génialement aimée par Hitch. De la tête coupée posée sur le lit de cette femme terrifiée est venue La Sentinelle... » Le Top 10 des films d'Hitchcock de Desplechin.

- Ping pong entre deux cinéastes, deux rapports à l'amour, deux visions romanesques : Philippe Garrel et Arnaud Desplechin : Noirs désirs (France Culture, 26/05/2017, 52').

- Pour Criterion et en anglais with a French accent, Desplechin recommande Coup de foudre à Notting Hill, surtout pour une scène « with one of the most beautiful women in the world » (1'30).

- De La Mouche à Hélène et les garçons, blind test commenté (20').

- Pourquoi Arnaud Desplechin est tombé fou amoureux d'Ex Libris de Frederick Wiseman (1'32).

- Les secrets de fabrication du « fabricant de films » Desplechin, dans une masterclass enregistrée à la maison de la radio en 2017 (60') ou dans une discussion avec Mathieu Amalric et Serge Toubiana en 2015 à la Cinémathèque française.


La confidence

« Je n'ai jamais vu aucun de mes films. Quand je mixe le film, c'est avec une image témoin, quand on étalonne avec la directrice la photographie, on étalonne sans le son, ce qui la rend dingue. Et quand on réunit l'image et le son, c'est sans moi. Je peux pas, j'ai trop le trac, ça n'a pas de sens. »


Le supercut

Les plus belles séquences enfumées du cinéma d’Arnaud Desplechin, par Trois Couleurs.