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Renoir au fil de l'eau
Analyse de Delphine Simon-Marsaud et Olivier Gonord

16 novembre 2018

« Je ne conçois pas le cinéma sans eau. Il y a dans le mouvement du film un côté inéluctable qui l'apparente au courant des ruisseaux, au déroulement des fleuves. Ca, c'est l'explication maladroite d'une sensation. En réalité les liens qui unissent le cinéma et la rivière sont plus subtils et plus forts parce qu'inexplicables. Quand j'étais étendu au fond de la nacelle avec Godefer et que les branches balayaient nos visages, j'éprouvais une émotion très proche de celle que je ressens aujourd'hui lorsque j'assiste à la projection d'un film qui me touche. Je sais que l'on ne peut pas remonter le courant, mais je suis libre de ressentir à ma façon la caresse du feuillage sur le bout de mon nez. Pour moi c'est cela un bon film, c'est la caresse du feuillage pendant une promenade en barque avec un ami. »

De Boudu sauvé des eaux au Déjeuner sur l'herbe, en passant par les bords du Loing d'Une partie de campagne, les eaux stagnantes des marais de L'Étang tragique ou encore les ondes indiennes du Fleuve, le motif de l'eau dans le cinéma de Jean Renoir...


Delphine Simon-Marsaud est chargée de production web à la Cinémathèque française.

Olivier Gonord est monteur / concepteur audiovisuel à la Cinémathèque française.