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vendredi 15 mars 2019, 19h45

Salle Jean Epstein

19h45 → 20h40 (52 min)
Accompagnement musical par Stephen Horne. Séance présentée par Manuela Padoan et Agnès Bertola.

Léonce Perret
France / 1911 / 12 min / 35mm

Avec Yvette Andréyor, Léonce Perret.

La jeune épouse d'un haleur de péniche meurt le soir de ses noces au cours d'une promenade.

Film également connu sous le titre Sous les étoiles.


Léonce Perret
France / 1915 / 40 min / DCP / INT. FR.

Avec Fabienne Fabrèges, Paul Manson, Emile Keppens.

Un gangster, qui se fait passer pour un diamantaire américain, jette son dévolu sur les bijoux d’une célèbre chanteuse de l’Eldorado. Mais son entreprise criminelle est contrariée par le courage de sa proie.

Restauré en 2018 à partir du scan 4K d’un négatif nitrate d’origine comportant la plupart des inserts. Les intertitres, manquants, ont été recréés à partir des annotations manuscrites présentes sur les amorces. Ces travaux ont été réalisés chez Gaumont Pathé Archives.


Alors que la guerre fait rage et que l’ensemble des équipes du cinéma français est réquisitionné, Léonce Perret ‒ réformé pour cause de faiblesse cardiaque ‒ est responsable de la production des Établissements Gaumont repliés à Nice où la firme dispose de studios établis depuis 1913. Louis Feuillade, à l’armée, ne peut rien produire pour Léon Gaumont. Or, le triomphe de Fantômas incite le patron à renouveler une opération aussi payante. Léonce Perret est chargé de réaliser une sorte de prolongement de ce qui vient de faire la fortune de la firme. Il met en chantier, à l’automne 1915, cet X noir, l’histoire d’un gangster international aux identités multiples opérant dans une combinaison blanche et masqué d’une croix noire, évidente filiation en négatif du Fantômas de Feuillade cagoulé et tout de noir vêtu.
Comme à l’ordinaire, Perret déploie la gamme de ses aspirations esthétiques, son goût pour les lumières raffinées et les cadrages inventifs. Il développe aussi son amour du spectacle en une précieuse peinture des coulisses d’un music-hall parisien en 1910 bien que le film soit tourné à Nice et témoigne souvent d’une atmosphère méditerranéenne. Outre cela, le prologue montrant le personnage de L’X noir, offre une saisissante vision de cette créature diabolique quoiqu’immaculée aveuglant les spectateurs à l’aide d’un miroir, l’un des accessoires fétiches du cinéaste, et marquant d’une croix, comme lors d’une épidémie de peste, le lieu de son futur méfait.

Agnès Bertola