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vendredi 9 mars 2018, 15h15

La Filmothèque du Quartier latin Hors les murs

15h15 → 16h40 (83 min)
Séance présentée par Stefan Drössler

Jacques Rozier
France / 1963 / 22 min / DCP

Avec Brigitte Bardot, Jean-Luc Godard, Michel Piccoli, Jack Palance, Fritz Lang.

Sur le tournage du Mépris de Jean-Luc Godard, Brigitte Bardot doit affronter l'objectif des paparazzi omniprésents.

Restauré en 2017, en 2K, par Jacques Rozier et la Cinémathèque française, au laboratoire Hiventy, avec le soutien du CNC, de la Cinémathèque suisse, des Archives audiovisuelles de Monaco et d'Extérieur Nuit.


En 1963, Godard réalise Le Mépris avec Brigitte Bardot, constamment traquée par des hordes d’adorateurs, de journalistes et de paparazzi à l’affut du moindre cliché ou ragot. Lors du tournage à Capri, Jacques Rozier suit et filme les paparazzi. Avec la complicité de Bardot, il parvient à un récit romanesque, jouant sur le mensonge, le rapprochement feint et la distance nécessaire qu’implique le statut de star.

Samantha Leroy


Romy, anatomie d'un visage
Romy: Portrait eines Gesichts
Hans-Jürgen Syberberg
République fédérale d'Allemagne / 1966 / 61 min / Numérique / VOSTF

Avec Hans-Jürgen Syberberg, Jean Chapot.

« Portrait original et intime d'une femme, Romy Schneider, à la recherche de sa propre identité, tourné durant trois jours à l'écart des sollicitations mondaines, dans une station de ski bavaroise. » (Christian Longchamp)

Restauré numériquement par le Filmmuseum München qui a transféré en 2K la copie antenne intégrale du Bayerischer Rundfunk, a corrigé les défauts mécaniques et procédé à un nouvel étalonnage.


En février 1966, Hans-Jürgen Syberberg passe trois jours avec Romy Schneider, alors en séjour au ski à Kitzbühel. Il la filme dans un cadre privé, à des moments où elle parle de son image en tant que personne publique, de sa démarche pour échapper aux clichés et aux rôles qui lui avaient été dévolus de petite jeune fille mignonne et innocente. Elle évoque également les expériences vécues lors de sa collaboration avec des réalisateurs tels qu’Otto Preminger, Orson Welles et Luchino Visconti, tout comme la façon dont elle doute d’elle-même et ses déchirements intérieurs.
Ce portrait filmé dans le style du cinéma-vérité a été produit pour la télévision et devait donc, par contrat, respecter le format de 60 minutes. La validation du film fut compliquée pour la chaîne, car Harry Meyen, futur mari de Romy, exigea nombre de modifications. Après la première diffusion à la télévision, d’autres changements ont été réclamés ; différentes versions du film ont alors été remontées, sans que Syberberg ait son mot à dire.

Stefan Drössler