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jeudi 2 mars 2017, 16h00

Cinéma Christine 21 Hors les murs

16h00 → 17h20 (79 min)
Séance présentée par Mikko Kuutti

Valentin Vaala
Finlande / 1936 / 79 min / DCP / VOSTF

Avec Tuulikki Paananen, Tauno Palo, Uuno Laakso, Regina Linnanheimo.

Afin de rassurer l'épouse de son nouveau patron, une jolie secrétaire s'invente un mari, entraînant une série de quiproquos.

Restauré en 4K par l’Archive audiovisuelle nationale à Helsinki (KAVI) à partir du contretype positif et du son magnétique.


Pionnier du cinéma finlandais, Valentin Vaala a réalisé plus d’une quarantaine de longs métrages, des drames mais surtout des comédies, prenant souvent pour cadre la haute société d’Helsinki, comme c’est le cas dans Un semblant d’époux. Au milieu des années 1930, la Suomi-Filmi, maison de production avec laquelle Vaala collabora tout au long de sa carrière, fit appel à de nombreuses femmes scénaristes ou écrivaines, ce qui eut pour effet de contribuer à la mise en scène de personnages féminins de premier plan. Hilja Valtonen, la plus illustre, auteure du roman dont fut adapté Un semblant de femme, film précédent de Vaala, fut naturellement sollicitée pour écrire le scénario d’Un semblant d’époux.

Conçu pour réitérer ce premier grand succès public, Un semblant d’époux relate les péripéties rencontrées par une jeune femme qui doit se faire passer pour une femme mariée afin d’obtenir un emploi de secrétaire. Elle se trouve un faux mari, choisi au hasard dans un café, ce qui déclenche une série de quiproquos trouvant leur apogée lors d’une grande garden party. Connu pour ses talents de découvreur d’acteurs, Valentin Vaala choisit pour ce rôle la finno-américaine Tuulikki Paananen aux allures félines et qui jouera plus tard à Hollywood dans L’Homme léopard de Jacques Tourneur sous le nom de Tula Parma. L’actrice, dont c’est le premier rôle à l’écran, a ici l’occasion de montrer ses talents de danseuse lors de plusieurs scènes jouées dans des dancings ou lors d’une séquence chantée. À cet égard, la musique aux accents de jazz d’Harry Bergström qui accompagne le film concourt à lui donner une atmosphère de légèreté.

Dans un pays et un cinéma qui sont alors encore très ruraux, Vaala se démarque en réalisant avec ce film l’un des premiers à montrer le Helsinki des années 1930 comme un lieu de divertissement d’envergure internationale. Il propose une comédie urbaine et de mœurs qui rappelle, à dessein, les films de Cukor ou de Lubitsch que Vaala appréciait particulièrement.

Élise Girard