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La Vie passionnée de Vincent Van Gogh
La Vie passionnée de Vincent Van Gogh

mercredi 1 mars 2017, 17h00

La Filmothèque du Quartier latin Hors les murs

17h00 → 19h05 (122 min)

Vincente Minnelli
Etats-Unis / 1955 / 122 min / DCP / VOSTF
D'après Irving Stone.

Avec Kirk Douglas, Anthony Quinn, James Donald.

Portrait de Van Gogh : sa piété, ses passions, son amour pour son frère Théo, sa rencontre avec Gauguin, son caractère et, surtout, sa dévotion obsessionnelle à la peinture et au dessin, responsables de sa « folie ».

Restauration à partir du négatif original par Technicolor US pour Swashbuckler Films et Warner Bros.


Le film sort en 1956 au moment d’une désaffection des salles de cinéma, or sa thématique ambitieuse cherche à attirer une frange du public américain, urbaine et éduquée. MGM surenchérit au plan technique et impose comme une évidence le format CinemaScope (2.55 :1) contre la volonté de Minnelli qui le trouve peu adapté pour filmer les tableaux de Van Gogh. Le réalisateur effectue dès lors les plans rapprochés de peintures en panoramiques haut et bas et la caméra montée sur Dolly permet de suivre Van Gogh dans son environnement. La justesse de la scénographie invite à un voyage épique et l’on se laisse happer par le destin tourmenté de Van Gogh. Cette odyssée intérieure est en Metrocolor, tournée avec un négatif Anscocolor sur insistance de Minnelli (refusant l’Eastmancolor), afin d’élargir la palette des pastels et d’atteindre « la haute note jaune ». Freddie Young, le second chef opérateur, tourne les extérieurs à Arles, Auvers-sur-Oise, en Hollande et en Belgique et tente de retrouver les effets de lumière du peintre. Minnelli ira plus loin que le livre d’Irving Stone dans l’exactitude des faits, en usant comme source première des lettres du peintre à son frère Théo. Le scénario valorise la fascination de Van Gogh pour l’évolution des éclairages publics et son désir de peindre sous les lampadaires, la nuit, avec un chapeau orné de bougies. Kirk Douglas, qui se teint les cheveux et la barbe en roux, s’est complètement « fondu » dans l’âme torturée de son personnage. On dit que la ressemblance était si frappante sur le tournage que certains vieux paysans d’Auvers-sur-Oise ayant connu Van Gogh se signaient en le croisant.

Céline Ruivo