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mercredi 1 mars 2017, 20h30

Salle Georges Franju

20h30 → 22h10 (97 min)
Séance présentée par Gian Luca Farinelli

Break-up
L'Uomo dei cinque palloni
Marco Ferreri
Italie-France / 1965 / 97 min / DCP / VOSTF

Avec Marcello Mastroianni, Catherine Spaak, Ugo Tognazzi.

Mario, propriétaire d'une usine de bonbons, est obsédé par les ballons de sa campagne publicitaire et sombre peu à peu dans la démence. Il délaisse sa fiancée, qui le quitte, excédée.

Restauré en 4K par la Fondation Cineteca di Bologna et le Museo del Cinema di Torino en collaboration avec Warner bros. Avec la contribution de Massimo Sordella et le soutien de Nuovo Imaie (Rome).


Break up est un film que peu de spectateurs ont pu voir. Bien que ce soit la première rencontre entre Mastroianni et Ferreri et l’une des interprétations les plus extraordinaires de l’acteur, il demeure l’un des films les plus mésestimés du cinéma européen d’après-guerre, jusqu’à cette restauration et la présentation à Venise en 2016, où il a obtenu le Lion d’Or de la meilleure restauration. Le tournage s’achève en décembre 1963. En janvier 1964, le film obtient le visa de censure italien, mais Carlo Ponti décide d’en bloquer la sortie et le transforme en un court métrage de vingt-cinq minutes, épisode du film à sketch Oggi, domani e dopodomani, comprenant également les épisodes de Luciano Salce et d’Eduardo De Filippo. En 1967, Ponti et Ferreri se rapprochent, le cinéaste peut tourner un nouvel épisode en couleurs et le film est à nouveau prêt. Il bénéficie d’une brève distribution en France et aux États-Unis, puis disparaît. En 1979, Ferreri donne une copie 16 mm en noir et blanc à Lab80 de Bergame, qui procède à une petite distribution indépendante. Bien que peu vu, le film a eu plusieurs titres : L’Uomo dei palloncini, L’Uomo dei cinque palloni (L’Homme aux cinq ballons) et enfin Break up, qui est probablement une invention de Ponti, après le succès de Blow up. Ponti vend le film à MGM puis les droits passent à Warner, où a été retrouvé l’interpositif (tandis que le négatif a été perdu). Un film où l’on retrouve déjà le Ferreri de l’abstraction, un auteur non idéologique, capable de construire des histoires paradoxales et de révéler les contradictions de la société de consommation.

Gian Luca Farinelli