En utilisant ce site, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse et de pertinence     Oui, j'accepte  Non, je souhaite en savoir plus

Dessin de Lotte Reiniger pour « Les Aventures du prince Ahmed » (1926)

2 juin 2016

Pionnière du cinéma d'animation, Lotte Reiniger utilise la technique du papier découpé pour réaliser des films de silhouettes de décors inspirés des ombres chinoises. En 1926, elle tourne avec son mari Carl Koch, le tout premier long métrage d'animation de l'histoire du cinéma : Les Aventures du Prince Ahmed (Die Abenteuer des Prinzen Achmed). Le film, d'une durée de 65 minutes, nécessite le découpage de 100 000 silhouettes et trois années de travail. Véritable chef-d'œuvre d'une grande précision technique, il s'inspire des contes des Mille et une nuits et relate les aventures merveilleuses d'un fils de calife dans un monde enchanté, peuplé de princesses, sorcière et autre magicien.

La réalisatrice allemande, installée à Londres depuis 1936, passera ensuite par Paris où elle rencontre Henri Langlois et Lotte Eisner. Dans les années 50, elle fait don à la Cinémathèque de 49 dessins et marionnettes animées, tous plus fabuleux les uns que les autres, pour Les Aventures du prince Ahmed, donc, mais aussi Carmen, La Belle Hélène, Harlekin, Papageno, The King's Breakfast, The Grasshopper and the Ant... Les précieux documents, parfois en très mauvais état, font l'objet d'une campagne de restauration réalisée par la Cinémathèque entre 2000 et 2010. Les œuvres bien préservées aujourd'hui forment un ensemble admirable et exceptionnel.

Le travail de Lotte Reiniger, surnommée « la maîtresse des ombres » par Jean Renoir, a fasciné de nombreux réalisateurs, comme Michel Ocelot qui lui a notamment rendu hommage avec Les Contes de la nuit et Princes et Princesses.


  • Type d'objet : Dessin d'animation
  • Support : Papier noir découpé sur calque peint ; mine de graphite
  • Auteur : Lotte Reiniger
  • Année : 1925
  • Pays : Allemagne
  • Format : 59 x 81 cm
  • Crédits : Lotte Reiniger © ADAGP, 2016