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Photographie de tournage d’« African Queen » (John Huston, 1951)

24 mai 2016

Une pause détendue pendant le tournage d’African Queen pour Humphrey Bogart, Katharine Hepburn et John Huston.

L’adaptation du roman anglais de C.S. Forester publié en 1935 est la première production de la Romulus – Horizon, société fondée au Royaume-Uni par Sam Spiegel, à laquelle Huston s’associe. L’engagement de Katharine Hepburn et d’Humphrey Bogart, d’emblée partants, a facilité son financement. Bogart, dont c’est le cinquième film avec Huston, incarne un aventurier crasseux et porté sur le gin, Hepburn une vieille fille anglaise puritaine dévouée à sa mission d’évangélisation. John Huston obtient un tournage en décors naturels et fait ses premiers pas sur le continent africain qu’il rêvait de découvrir. Plus pour pratiquer la chasse à l’éléphant que par souci de réalisme, il entraîne avec lui une équipe de trente personnes au fin fond de l’Afrique équatoriale. Une exception en 1951, d’autant que le cinéaste tient aussi à un film en couleur (son premier), qui nécessite une énorme caméra Technicolor et un éclairage imposant à transporter. Le film est tourné en extérieurs durant huit semaines au Congo belge, principalement sur la rivière Ruiki, et en Ouganda, avant d’être achevé en studio à Londres. La promiscuité forcée et la connivence des acteurs poussent Huston à remanier encore le scénario en pleine jungle pour développer les relations de ce couple improbable contraint de cohabiter sur un rafiot baptisé African Queen.

Autant dire que la réalisation de ce film d’aventures exotiques situé en 1914 n’a pas été simple, entre conditions climatiques difficiles, invasions d’animaux en tous genres et maladies auxquelles seuls Huston et Bogart ont échappé grâce à une diète exclusive de scotch. Frôlant souvent la catastrophe, le tournage hors-norme avec son lot d’incidents et d’épisodes épiques a été largement rapporté, notamment par Katharine Hepburn qui lui consacre un livre (Le Tournage d’African Queen, ou comment je suis allée en Afrique avec Bogart, Bacall et Huston et faillis perdre la raison) et Peter Viertel, dernier scénariste congédié dont l’expérience lui a inspiré le roman Chasseur blanc, cœur noir.


  • Type d'objet : Photographie de tournage
  • Support : Tirage argentique noir et blanc
  • Année : 1951
  • Format : 21 x 26 cm
  • Crédits : Droits réservés