La Cinémathèque engage d’importants travaux de rénovation de ses salles de cinéma, comprenant notamment le remplacement de l’ensemble des fauteuils et des moquettes. Ce chantier d’envergure entraîne la fermeture de toutes les salles de projection du 13 juillet au 15 septembre 2026. Les autres activités, dont l'exposition Marilyn Monroe, restent ouvertes au public jusqu'au 26 juillet, date de la fermeture estivale.
Loulou Die Büchse der Pandora
Georg Wilhelm Pabst
Allemagne / 1929 / 134 min
D'après les pièces Die Büchse der Pandora et Erdgeist de Frank Wedekind.
Avec Louise Brooks, Fritz Kortner, Franz Lederer, Carl Goetz.
Sans jamais se plier aux règles sociales qui veulent l'enfermer, Loulou traverse les différents milieux et les désirs, vivant pour la passion et le plaisir. D'après la pièce de Frank Wedekind, Pabst construit une tragédie limpide, une danse d'amour et de mort, qui révèle les hypocrisies d'une société obsédée par le contrôle des corps. Fait d'innocence et de sensualité, le jeu moderne de Louise Brooks – coupe garçonne, regard intense – magnifie un chef-d'œuvre à l'érotisme latent, où fascination et destruction avancent de concert et consacrent la naissance d'une icône éternelle du cinéma.
« Personne n'a su comme Pabst fixer la fièvre qui règne dans les coulisses un soir de première d'une grande revue, la hâte étourdissante, le va-et-vient sans but apparent, la promiscuité des corps tandis que les décors sont transportés ici et là, l'aspect du plateau comme virant de biais, quand sont montrés au milieu d'une attraction, une entrée, une sortie, l'empressement des artistes à aller s'incliner devant les applaudissements, la rivalité, la complaisance et l'humour, ce mélange ahurissant d'activité des accessoiristes et des électriciens, d'aspiration artistique, de pittoresque et de volupté facile. Éblouissement, atmosphère chaude, sensualité submergée de flots de lumières miroitant sur les rideaux de lamé, brillant sur les casques et les armures, nacrant le corps de femmes quasi nues. Tout oscille dans le vague d'un arrière-plan où Loulou apparaît comme une sorte d'idole païenne, tentante, scintillante de paillettes, de plumes, de fanfreluches et de falbalas. » (Lotte Eisner)
Générique
Réalisateur :
Georg Wilhelm Pabst
Assistants réalisateurs :
Mark Sorkin, Paul Falkenberg
Auteur de l'oeuvre originale :
Frank Wedekind d'après les pièces "Die Büchse der Pandora" et "Erdgeist"
Adaptateurs :
Ladislaus Vajda, Joseph R. Fleisler
Rédacteur des intertitres :
Marcel Tuszkay
Société de production :
Nero-Film A.G. (Berlin)
Producteur :
Seymour Nebenzahl
Directeur de production :
George C. Horsetzky
Distributeur d'origine :
Aubert-Franco Film
Directeur de la photographie :
Günther Krampf
Compositeur de la musique originale :
Willy Schmidt-Gentner
Décorateurs :
André Andrejew, Gottlieb Hesch
Costumier :
Gottlieb Hesch
Monteur :
Joseph R. Fieseler
Régisseur :
Heinz Landsmann
Interprètes :
Louise Brooks (Loulou), Fritz Kortner (Ludwig Schön), Franz Lederer (Alwa Schön), Carl Goetz (Schigolch), Alice Roberts (Grafin Geschwitz), Krafft-Raschig (Rodrigo Quast), Gustav Diessl (Jack l'éventreur), Michael vonNewlinsky (le marquis Casti-Piani), Daisy D'Ora (la fiancée du docteur Schön), Siegfried Arno (le régisseur), Hans G. Casparius, Paul Falkenberg
« Personne n'a su comme Pabst fixer la fièvre qui règne dans les coulisses un soir de première d'une grande revue, la hâte étourdissante, le va-et-vient sans but apparent, la promiscuité des corps tandis que les décors sont transportés ici et là, l'aspect du plateau comme virant de biais, quand sont montrés au milieu d'une attraction, une entrée, une sortie, l'empressement des artistes à aller s'incliner devant les applaudissements, la rivalité, la complaisance et l'humour, ce mélange ahurissant d'activité des accessoiristes et des électriciens, d'aspiration artistique, de pittoresque et de volupté facile. Éblouissement, atmosphère chaude, sensualité submergée de flots de lumières miroitant sur les rideaux de lamé, brillant sur les casques et les armures, nacrant le corps de femmes quasi nues. Tout oscille dans le vague d'un arrière-plan où Loulou apparaît comme une sorte d'idole païenne, tentante, scintillante de paillettes, de plumes, de fanfreluches et de falbalas. » (Lotte Eisner)