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La Blonde et moi

La Blonde et moi
The Girl Can't Help It

Frank Tashlin
Etats-Unis / 1956 / 97 min
D'après Garson Kanin.

Avec Tom Ewell, Jayne Mansfield, Edmond O'Brien.

Le mafieux Marty Murdock engage Tom Miller, un imprésario alcoolique, pour faire de sa petite amie Jerri Jordan une vedette de la chanson.


Jerri Jordan possède le pouvoir de détraquer l’intensité hormonale masculine et avec elle, de tordre les lois physiques du monde. En effet, le corps de Jayne Mansfield ressemble à une Marilyn Monroe regonflée et magnifiée comme une sculpture de Jeff Koons, et c’est là aussi que Frank Tashlin exprime son héritage du cartoon américain. À propos du tour de poitrine de Mansfield, Frank Tashlin dira à Peter Bogdanovich que ce fétichisme des seins reflète « l’immaturité des hommes américains (…) Nous n’aimons pas les grands pieds ou les grandes oreilles mais nous faisons d’une femme une idole parce qu’elle a des seins déformés ». Or le comique « tashlinesque », pour reprendre l’expression de Godard, a trait à un monde déformable dans une sorte d’hystérie collective, où la perte de sens est la norme. En préambule, Tom Ewell va jusqu’à transformer la nature du medium en repoussant avec ses mains les limites du cadre académique 1.37 en faveur du CinemaScope et ajoute de la couleur en un simple claquement de doigts. La déformation de l’image devient ici la nouvelle norme du cinéma. L’un des sens de « tashlinesque », selon le critique Jonathan Rosenbaum, correspond à un « modernisme vulgaire » où finalement les conditions de création du film deviennent aussi importantes que l’histoire. Ewell ajoute en introduction que « l’histoire est à propos de la musique. Non pas la musique d’il y a longtemps mais celle qui exprime la culture, le raffinement, et la grâce du temps présent ». Bien entendu, le rock’n’roll se trouve aux antipodes de cette définition, il est au premier plan en tant qu’art populaire brut mais surtout en tant qu’industrie, où finalement on porte plus d’attention au packaging : à l’image de ce cri d’alarme poussé par Jerri qui fait un succès de la chanson de Fats Murdock.
En plus d’être l’une des plus grandes comédies de Tashlin, sans Jerry Lewis, La Blonde et Moi demeure encore aujourd’hui l’un des plus beaux documents sur le rock’n’roll des années 1950 avec l’apparition de chanteurs aussi iconiques que Little Richard, Fats Domino, Gene Vincent et bien d’autres encore.

Céline Ruivo

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Générique

Réalisateur : Frank Tashlin
Assistants réalisateurs : Ad Schaumer, Bernard Wiesen
Scénaristes : Frank Tashlin, Herbert Baker
Auteur de l'oeuvre originale : Garson Kanin d'après une histoire
Dialoguiste : Rudy Makoul
Société de production : 20th Century Fox Corporation
Producteur : Frank Tashlin
Directeur de production : Gaston Glass
Distributeur d'origine : Twentieth Century Fox France
Directeur de la photographie : Leon Shamroy
Cadreur : Irving Rosenberg
Ingénieurs du son : E. Clayton Ward, Harry M. Leonard
Auteurs des chansons originales : Bobby Troup "The Girl Can't Help It", "Rock Around The Rock Pile", Armand John " A.J. " Piron "I Wish I Could Shimmy Like My Sister Kate", Tony Lavello "Ev'ry time", Mel Leven "Ev'ry time", Johnny Glenn "My Idea Of Love", "Ain't Gonna Cry No More", Robert Blackwell "Ready Teddy", John Marascalo "Ready Teddy", "She's Got It", Richard Wayne Penniman "She's Got It", Lionel Newman "Cool It Baby", Carroll Coates "Cool It Baby", Lincoln Chase "Cinnamon Sinners", Bob Russell "Spread The Word", Arthur Hamilton "Cry Me a River", Gene Vincent "Be-Bop-A-Lula", Tex Davis "Be-Bop-A-Lula", Ned Fairchild "20 Flight Rock", Claude Trenier "Rockin is Our business", Gene Gilbeaux "Rockin is Our business", Don Hill "Rockin is Our business", Buddy Trenier "Rockin is Our business", Fats Domino "Blue Monday", Paul Robi "You'll Never, Ever Know", Tony Williams, Jean Miles "You'll Never, Ever Know"
Compositeurs des chansons originales : Bobby Troup "The Girl Can't Help It", "Rock Around The Rock Pile", Armand John " A.J. " Piron "I Wish I Could Shimmy Like My Sister Kate", Tony Lavello "Ev'ry time", Mel Leven "Ev'ry time", Johnny Glenn "My Idea Of Love", "Ain't Gonna Cry No More", Robert Blackwell "Ready Teddy", John Marascalo "Ready Teddy", "She's Got It", Richard Wayne Penniman "She's Got It", Lionel Newman "Cool It Baby", Carroll Coates "Cool It Baby", Lincoln Chase "Cinnamon Sinners", Bob Russell "Spread The Word", Arthur Hamilton "Cry Me a River", Gene Vincent "Be-Bop-A-Lula", Tex Davis "Be-Bop-A-Lula", Ned Fairchild "20 Flight Rock", Claude Trenier "Rockin is Our business", Gene Gilbeaux "Rockin is Our business", Don Hill "Rockin is Our business", Buddy Trenier "Rockin is Our business", Fats Domino "Blue Monday", Paul Robi "You'll Never, Ever Know", Tony Williams "You'll Never, Ever Know", Jean Miles
Directeur artistique : Leland Fuller
Décorateurs : Walter M. Scott, Paul S. Fox
Costumiers : Charles LeMaire, Merle Williams, Marjorie Plecher
Maquilleur : Ben Nye
Coiffeur : Helen Turpin
Monteur : James B. Clark
Script : Pat Lamb
Directeur de casting : Owen McLean
Coordinateur des effets visuels : Ray Kellogg
Photographe de plateau : Gaston Longet
Interprètes : Tom Ewell (Tom Miller), Jayne Mansfield (Georgiana Jordan, dite Jerri), Edmond O'Brien (Marty Murdock, dit Fats), Henry Jones (Mousie), John Emery (Wheeler, dit Legs), Juanita Moore (Hilda), Michael Ross (un garde du corps de Wheeler), Fred Catania (un garde du corps de Wheeler), Norman Sturgis (le préposé aux tickets), Richard Collier (le laitier), Henry Kulky (le vendeur de glace), George Meader (le vieil homme), Milton Frome (Nick), Sandy White (la vendeuse de cigarettes), Pamela Ann Murray (la fille), Herb Vigran (un barman), Billy Wayne (un barman), George Givot (Lucas), Frank Scannell (Samuels), Johnny Grant (le maître de cérémonie), Gary Stewart (l'adolescent), Barbara Gould (la secrétaire), Les Clark (l'ingénieur du son), Alex Frazer (Rogers), Emerson Treacy (l'avocat), Milton Parsons (le chef d'antenne), Julie London (dans son propre rôle), Ray Anthony (dans son propre rôle), Barry Gordon (dans son propre rôle), Fats Domino (dans son propre rôle), The Platters (dans leurs propres rôles), The Treniers (dans leurs propres rôles), Eddie Fontaine (dans son propre rôle), Abbey Lincoln (dans son propre rôle), Johnny Glenn (dans son propre rôle), Nino Tempo (dans son propre rôle), Eddie Cochran (dans son propre rôle), Little Richard (dans son propre rôle), Gene Vincent and his Blue Caps (dans leurs propres rôles), Ray Anthony And His Orchestra (dans son propre rôle)