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La tête dans les étoiles

Le Space Opera désigne une sous-catégorie littéraire et cinématographique de la science-fiction, consacrée aux voyages dans l’espace, à l’exploration des planètes mais aussi la description de civilisations intergalactiques. Dès ses origines le cinéma s’est passionné pour la science-fiction, comme en témoignent Le Voyage dans la Lune de Georges Méliès d’après Jules Verne ou les films de Segundo de Chomon. Dans les années vingt, deux longs métrages vont durablement établir les bases du Space Opera cinématographique : le soviétique Aelita de Jacob Protazanov, et La Femme dans la Lune de Fritz Lang. Ces films, diamétralement opposés dans leurs esthétiques, indiquent les directions que le genre prendra successivement – parfois simultanément à l’intérieur des mêmes films – les décennies suivantes : le triomphe de l’imagination et le souci de la véracité scientifique, parfois en avance sur les progrès de la conquête spatiale.

La première voie est celle des serials américains (les aventures de Buck Rogers ou Flash Gordon), films à épisodes adaptés de bandes dessinées dont l’influence perdurera dans les années soixante (la mode des films « pop » comme Barbarella) et les années soixante-dix, avec le succès triomphal de La Guerre des étoiles de George Lucas, qui engendrera plusieurs suites et surtout de nombreuses imitations dans le monde entier. Après-guerre, le Space Opera américain se charge souvent d’une évidente propagande impérialiste, d’une confiance aveugle dans le progrès (La Conquête de l’espace, Robinson Crusoé sur Mars) et parfois d’un message humaniste et pacifiste, comme Les Survivants de l’infini. La science-fiction fut longtemps cantonnée dans les productions de séries B, à l’exception de titres aux budgets importants tels que Planète interdite et surtout 2001, l’odyssée de l’espace de Stanley Kubrick, superproduction ambitieuse qui fascinera plusieurs générations de spectateurs et de cinéastes sans connaître, par son caractère expérimental, de réelle postérité.

Dans les années quatre-vingts, la banalisation et le perfectionnement des effets spéciaux, contemporains du rajeunissement des spectateurs de cinéma transforment la science-fiction en général et le Space Opera en particulier en valeur sûre pour les studios américains, sans que les scénarios ne s’affranchissent d’une certaine naïveté inhérente au genre. A de rares occasions le Space Opera atteindra l’âge adulte. Douglas Trumbull (Silent Running), Peter Hyams (Outland), Ridley Scott (Alien, le huitième passager), James Cameron (Aliens, le retour) ou Paul Verhoeven (Starship Troopers) parviennent à combiner une certaine fascination pour la technologie et le spectacle avec des préoccupations critiques ou politiques. Le Space Opera intéressera peu les auteurs qui, à l’exception de Lang, Kubrick ou Tarkovski, signeront des incursions spatiales très marginales, voire anecdotiques malgré leur réussite, dans leur œuvre : Stanley Donen (Saturn 3), Robert Wise (Star Trek : le film), Brian De Palma (Mission to Mars).

L’absence de tradition véritable, et la liberté dans la contrainte qu’offre le Space Opera aux réalisateurs débouchent sur des films aux styles et aux aspirations très contrastés, de la parodie au film pour enfants en passant à la fable philosophique (Solaris d’Andreï Tarkovski). Le Space Opera a également permis l’acclimatation dans l’espace de nombreux genres préexistants : western (Alerte satellite 02, Outland, Les Mercenaires de l’espace, Le Guerrier de l’espace), péplum (Stargate, Dune), film d’horreur (Alien et ses plagiats), film de guerre (Aliens, Starship Troopers).

Cette programmation, effectuée essentiellement à partir des trésors de collections de la Cinémathèque française, ne prétend pas à l’exhaustivité mais permettra de (re)découvrir, à côté des classiques du genre, de nombreuses séries B ainsi que des incunables du cinéma européen, soviétique et japonais. Deux séances « Cinéma bis » profiteront de l’aubaine pour exhumer quatre films aux réussites aléatoires témoins de l’hétérogénéité radicale d’un genre qui appelle une perpétuelle réinvention.

Olivier Père

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