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Leone et la trilogie du dollar sur le web

4 octobre 2018

« Je soutiens qu'Homère est le plus grand auteur de westerns parce que ce grand individualiste a créé des personnages égocentriques, des personnages qui se fient à leur courage, à leur bravoure, pour saisir l'instant présent. »
1963. Sergio Leone réinvente le western américan. Un nouvel archétype d'anti-héros, mi-bandit mi-cow-boy, devient en trois films une icône universelle. Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus, Le Bon, la brute et le truand... Sur les traces de l'Homme sans nom à travers le web, à explorer en écoutant très fort les trompettes d'Ennio Morricone.

Clint Eastwood et Sergio Leone sur le tournage de Pour une poignée de dollars

Clint Eastwood et Sergio Leone sur le tournage de Pour une poignée de dollars


La trilogie du dollar

- Le premier western de Leone décortiqué : nouveaux codes, nouvelle esthétique... Le cinéaste italien emprunte au cinéma japonais et réinterprète Kurosawa, à lire sur le blog d'Anima et en split screen dans cette vidéo : Pour une poignée de dollars vs Le Garde du corps plan par plan.

- Sur le clap, le film s'intitule Ray el Magnifico ou Il Magnifico Straniero. Leone est en poncho, Eastwood et Gian Maria Volonte se fendent la poire : 2 minutes 30 de rushes Pour une poignée de dollars. Un petit régal.

- Avec Et pour quelques dollars de plus, Leone a recours pour la première fois au flash-back, figure narrative fondatrice du style leonien. L'utilisation du flash-back dans l'œuvre de Leone en quelques lignes sur le blog du West.

- L'impasse mexicaine ou Mexican standoff désigne une confrontation très très tendue, à l'issue inextricable, entre au moins deux adversaires de force égale. Au cinéma, c'est l'une des figures de style les plus jubilatoires. La plus célèbre : celle de Blondin, Sentenza et Tuco. Du duel à trois (ou triello) du Bon, la brute et le truand à celui de Reservoir Dogs, mash up des 44 meilleurs Mexican standoffs du cinéma. Put the gun down !

- « Dans le premier, j'étais tout seul ; dans le deuxième, nous étions deux. Ici, nous sommes trois. Si ça continue, dans le prochain, je serai accompagné de toute la cavalerie américaine. » Clint Eastwood à propos du troisième volet de la trilogie du dollar. L'acteur révélé par le maestro, n'était pourtant pas son premier choix. Leone le raconte dans cet entretien pour la BBC en 1977.

- « Pour moi, le regard c'est la chose la plus importante de la vie, parce que c'est le respect de l'âme. Il faut bien regarder la personne dans les yeux avant de s'exprimer. Alors moi qui ne fais pas beaucoup de dialogues dans mes films, j'ai besoin de beaucoup de regards. » Ceux de Clint Eastwood, Charles Bronson ou Eli Wallach exaltés par des gros plans inoubliables : How to shoot close-up shots like Sergio Leone.

Once Upon West Close Up


 Plus de Leone

- Jean-Pierre Duclos, la voix française de Sean Connery/James Bond, a aussi doublé James Coburn dans Il était une fois la révolution. On le voit dans cette archive géniale dirigé par Sergio Leone qui supervisait le doublage français.

- Encore un beau trio : Sergio Leone, Ennio Morricone et Henry Fonda dans une improbable cérémonie de remises de prix et de pistolet d'or présentée par Guy Lux en 1972.

- Sergio Leone à 19 ans en étudiant séminariste dans Le Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica, l'un de ses premiers films comme assistant, une fonction qu'il exercera pendant plus de vingt ans.

- Le jeune Patsy partagé entre son désir pour Peggy et un chou à la crème, l'une des plus belles scènes d'Il était une fois en Amérique... La recette de la charlotte russe en guise de cerise sur le gâteau !


Leone et Morricone

« Fais moi écouter toutes les musiques refusées par les autres réalisateurs. Parce que moi je les prends ! » L'histoire de leur collaboration racontée par le génial compositeur. Deux géants autour d'un piano.


Dans les cartons de la Cinémathèque

Pub de magazine pour Sodome et Gomorrhe de Robert Aldrich, coréalisé par Sergio Leone (1962).

Deux ans avant de débuter sa trilogie du dollar, Leone dirige la deuxième équipe de Sodome et Gomorrhe. Il réalise la scène de bataille contre les Élamites et le combat entre Loth et Astaroth, avant de se faire virer du tournage par Aldrich qui trouvait les pauses déjeuner de son collègue italien un peu trop longues à son goût. Aldrich raconta plus tard : « Je l'ai appelé et lui dis : "Prenez le premier avion pour Rome, vous êtes congédié." On cherchait là-bas un réalisateur pour Clint Eastwood et voilà pourquoi il est milliardaire et pourquoi je suis fauché ! »

Mat Pub Sodome et Gomorrhe