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Revue du web #9 : Ophuls, Romero, Eisenstein et du cinéma contemporain

30 novembre 2017

Portraits de femmes, portraits d'hommes, des zombies. Plus un Tsar. Aperçu d'un mois de décembre éclectique à la Cinémathèque et un peu plus sur le web.

Max et Greta

Greta Garbo

Si Truffaut parlait de « la tristesse infinie des films sans femmes », alors quoi de plus merveilleux que l'œuvre de Max Ophuls ? L'homme qui aimait filmer les femmes a fait de Danielle Darrieux sa muse. Il était pour elle « un magicien », « un charmeur ». Il y eut aussi Magda Schneider, Simone Berriau, Edwige Feuillère, Simone Simon, Joan Fontaine, Joan Bennett... Et Greta Garbo. Après huit ans d'absence, en 1949, la Divine est prête à faire son come back devant la caméra d'Ophuls avec James Mason pour partenaire. Problèmes financiers. La Duchesse de Langeais ne verra jamais le jour. Mais on peut encore entendre la voix du cinéaste qui s'apprête à travailler avec l'actrice et, surtout, apprécier ces screen tests, magiques, toutes dernières séquences filmées de Garbo. Après cet échec, l'actrice renonce définitivement au cinéma.

Rétro Max Ophuls, du 29 novembre au 31 décembre à la Cinémathèque.


L'avis du mort

La Nuit des morts-vivants

Du 13 au 30 décembre, la Cinémathèque rend hommage à George A. Romero, disparu en juillet dernier. Quelques semaines avant sa mort, le réalisateur de La Nuit des morts-vivants s'entretenait pour la websérie d'Arte Tous Zombies. Oui, les zombies sont partout. Dans les films, la pop culture et à Hambourg pour manifester contre le G20. Pas de panique, Internet nous aide à comprendre les risques et à trouver des solutions en cas d'attaque, comme se réfugier par exemple dans l'une de ces cinq maisons anti-zombies. Par ailleurs, il paraît que le fils Romero prépare un prequel de La Nuit des morts-vivants. En attendant, il est conseillé de (re)plonger dans l'œuvre du père et de commencer par là.


La curiosité

Chevalier

À bord d'un yacht, six hommes inventent un jeu : Chevalier par la réalisatrice grecque Athiná-Rachél Tsangári. Poils sur le torse : + 20 points. Séance vendredi 8 décembre dans le cycle ArteKino Festival.


La confidence

Danielle Darrieux à propos de Max Ophuls : « Quand, après sa mort, les Cahiers du Cinéma sont venus me voir pour lui rendre hommage, je leur ai dit que s'ils l'avaient aimé de son vivant, Ophuls serait peut-être toujours en vie. On l'a bousillé alors qu'il avait un talent fou. Je ne sais pas ce qu'on lui reprochait, car je n'ai jamais lu aucune critique de ma vie ! C'était un grand seigneur. Il fumait des gros cigares. Il était la joie de vivre incarnée. Il riait pour cacher ses peines... »

 


Dans les cartons de la Cinémathèque

Ivan le Terrible (Dessin d'Eisenstein)

« Combat entre le Tsar Ivan et Kourbsky », l'un des 32 dessins réalisés par Sergeï Eisenstein pour Ivan le Terrible. L'URSS des cinéastes : séance jeudi 21 décembre.


En vrac

  • Martine Carol par Dominique Besnehard. L'histoire d'une vedette tombée dans l'oubli après l'échec de Lola Montès d'Ophuls (5').

  • Parfait pour débuter la rétro sur le cinéma colombien, ce zoom d'Arte sur le court métrage et son dynamisme naissant made in Colombie (6').

  • Moins sérieux, quand les Russes peignent des affiches de films, ça donne ça.


Dans le jukebox

The Zombies – A Rose For Emily (Live at House of Blues New Orleans)