Catalogue des appareils cinématographiques de la Cinémathèque française et du CNC

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Projecteur de film 22 mm

N° Inventaire : CNC-AP-96-186

Collection : Centre national du cinéma et de l'image animée

Catégorie d'appareil : Projection lumineuse cinématographique

Nom du modèle : Cinébloc type E série I

Numéro de fabrication : n° 880 type E série 1

Lieu de fabrication : Courbevoie, France

Année de fabrication : 1926

Brevet : Ernest-Louis-Victor Rebillon et René Adam, B.F. n° 571 413, déposé le 2 octobre 1923, "Cinématographe". Addition du 30 avril ... +

Fiche détaillée

Type de l'appareil

entraînement du film 22 mm ozaphane par six griffes ; deux débiteurs dentés ; lanterne, moteur, rhéostat et lampe électriques incorporés ; manivelle ; bobines débitrices et réceptrices sur les côtés ; pied réglable

Auteurs

Adam René

Rebillon Ernest-Louis-Victor

Fabricants

usine Gallus
Courbevoie, 17 quai de Seine

Utilisateurs

Adam René

Rebillon Ernest-Louis-Victor

Distributeurs

Société d'exploitations cinématographiques
Courbevoie, 17 quai de Seine

Cinébloc
Paris, 51 avenue Georges V

Sujet du modèle

Informations non disponibles

Objectif

Siamor Faliez F. 50, Paris

Taille de l'objet

Ouvert :
Informations non disponibles

Fermé :
Longueur : 35 cm
Largeur : 21.5 cm
Hauteur : 44 cm

Diamètre :
Informations non disponibles

Taille de la boîte de transport

Informations non disponibles

Remarques

Plaque métallique : "Cinébloc 17, quai de Seine, Courbevoie (Seine). Type E, Série I, n° 880" & "Usine Gallus constructeurs Courbevoie".

"Cinématographe de projection pouvant servir d'une façon générale pour toutes les projections mais convenant particulièrement pour l'enseignement, essentiellement caractérisé en ce que tous les organes sont enfermés dans une boîte hermétiquement close, dont les deux côtés latéraux reçoivent, l'un un noyau sur lequel la pellicule à projeter est enroulée, l'autre un noyau sur lequel la pellicule projetée sera enroulée, les côtés de la boîte de l'appareil de projection constituant les flasques de maintien de la pellicule sur les deux noyaux (...)" (Rebillon et Adam, brevet d'invention n° 571 414, 2 octobre 1923).

"L'appareil a été inventé par deux instituteurs qui ne sont pas inconnus de nos lecteurs, MM. Rebillon et Adam. Sa mise au point a été faite par les soins de deux sociétés, le Cinébloc et la Société d'Exploitations Cinématographiques, qui ont leurs bureaux 51, avenue George-V à Paris, et 17 quai de Seine à Courbevoie ; la Société d'Exploitations Cinématographiques est chargée de l'exploitation commerciale du Cinébloc. L'appareil a été, dans sa conception primitive, spécialement construit pour l'enseignement scolaire. Nous avions la bonne fortune, il y a quelques mois, d'assister aux premiers essais de l'appareil qui répondait déjà pleinement au but de ses auteurs ; mais ces derniers ont voulu plus, et ils ont réalisé, dans leur modèle définitif, l'appareil d'exploitation cinématographique rurale, dont le besoin se fait sentir peut-être avec la même intensité que l'appareil scolaire. Ils y ont pleinement réussi. C'est ainsi qu'avec ce petit appareil qui ne pèse pas plus de 5 kilos, que l'on peut brancher sur une simple prise de courant ou une lampe ordinaire, on peut projeter à 20 mètres de distance, sur un écran normal de salle cinématographique, des images qui, suffisamment éclairées, couvrent une surface dépassant 4 x 4 mètres. [...] La durée des lampes spéciales qu'il utilise dépasse 109 heures. Toute une série de dispositifs brevetés permettent : a) la marche avant et la marche arrière des films projetés ; b) l'arrêt instantané sur une image déterminée et plus spécialement sur le titre ; c) la projection sans déplacement de l'appareil au plafond ou sur le sol ; l'éclairage instantané de la salle au cours d'une projection et ce, sans interrompre cette dernière. Les bobines utilisées permettant la passation de films dont la longueur correspond à 400 mètres de film normal. [...] Sans aucune modification, on peut passer instantanément de la projection fixe à la projection animée, et réciproquement. [...] Le Cinébloc utilisera des films spéciaux de 22 mm de dimension. Ces films eux-mêmes constituent une véritable révélation dans l'art cinématographique, puisqu'ils ne sont pas en celluloïd, mais bien en cellofilm, une nouvelle matière sur laquelle on travaillait silencieusement depuis de nombreuses années, et qui est maintenant tout à fait au point. [...] Il est meilleur marché que le celluloïd. Il est d'une résistance infiniment plus grande (10 kilos de plus que le celluloïd à épaisseur égale). Le cellofilm est en outre sensibilisé dans son épaisseur, il en résulte qu'il est beaucoup moins sensible que le celluloïd aux rayures et, qu'en conséquence la durée d'un film se trouve prolongée au delà de limites jusqu'alors inconnues. Le cellofilm est rigoureusement indestructible, le temps n'a aucun effet sur lui, et il ne subit pas comme le celluloïd de retrait. Enfin, le cellofilm est rigoureusement ininflammable. La Société d'Exploitations Cinématographiques a préparé pour 1927 l'édition de 120 000 mètres de négatifs de films récréatifs ou scolaires, et 25 000 projections fixes de tous genres" (Jehan de Vimbelle, Le Cinébloc, Cinéopse, n° 85, 1er septembre 1926, p. 723-724).

"Le Cinébloc, breveté en France et à l'étranger. Appareil portatif de projection cinématographique plus spécialement destiné à l'enseignement, aux exploitations rurales de moyenne et petite importance, aux familles, etc. Caractéristiques : il peut passer des films de 400 m de longueur ; à 16 m, il couvre un écran de 4 m x 3,50 m. ; sa mise au point est aussi rapide que facile ; son maniement ne nécessite aucun apprentissage ; son poids est de 5 kg ; sa robustesse est à toute épreuve ; il permet la marche avant et arrière du film ; il permet l'arrêt instantané sur une image quelconque et sur le titre ; il projette indifféremment sur un écran vertical, sur le plafond ou sur le sol ; c'est l'un des plus simples et le meilleur marché des projecteurs fixes ou lanternes magiques. Le Cinébloc utilise des films réduits de 22 mm. Ces films sont en cellofilm, matière spéciale rigoureusement ininflammable, plus solide et moins coûteuse que le celluloïd. La cinémathèque scientifique et amusante du Cinébloc est aussi abondante que variée" (G.-Michel Coissac, Le Cinématographe et l'enseignement, Paris, Larousse, Cinéopse, 1926, p. 194).

La pellicule Ozaphane, ininflammable et bon marché, est breveté en décembre 1927 par la Société industrielle d'applications photographiques, société rebaptisée Société le Film Ozaphane fin 1928. C'est une bande de cellophane d'une épaisseur de 4/100e de millimètre qui ne comporte aucune émulsion, mais qui est sensibilisée dans sa masse par un mélange de composés diazoïques et de phénol. Cette pellicule est environ 1/3 plus légère que le celluloïd, son épaisseur réduite permet de monter sur une seule bobine environ 2000 mètres d'images, soit presque un film complet. un programme de 3000 m sur celluloïd pèse plus de 20 kg, il ne pèse que 7 kg en Ozaphane. Le tirage des copies s'effectue par contact avec un négatif sur un grand tambour rotatif ceint d'une couronne de lampes à vapeur de mercure. Les images impressionnées sur la cellophane sont ensuite fixées par des gaz ammoniaqués lors d'une exposition de 24 heures dans une étuve. Le film Ozaphane est édité en plusieurs largeurs: 17,5 mm en Allemagne, 22 mm de largeur en France pour le Cinébloc, 24 mm non perforé pour le Cinélux (1931) et 35 mm non perforé (mais perforations photographiées) au début des années 1930.

Bibliographie

G. Michel Coissac, Le cinématographe d'enseignement, Paris, 1926, p. 194.

Cinéopse, n° 85, 1er septembre 1926.