Catalogue des appareils cinématographiques de la Cinémathèque française et du CNC

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Ombre peinte et ajourée

N° Inventaire : CNC-AP-18-1326

Collection : Centre national du cinéma et de l'image animée

Catégorie d'appareil : Spectacle d'ombres

Lieu de fabrication : Paris, France

Année de fabrication : 1800

Fiche détaillée

Type de l'appareil

Ombre en carton découpé, renforcé par des coutures en fil, avec parties ajourées et parties translucides peintes en couleurs au verso

Auteurs

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Fabricants

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Utilisateurs

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Distributeurs

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Sujet du modèle

Femme vue de profil gauche, aux cheveux longs détachés, portant des perles aux oreilles et au cou, ainsi q'une longue robe en drapée

Objectif

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Taille de l'objet

Ouvert :
Longueur : 0.8 cm
Largeur : 32 cm
Hauteur : 47 cm

Fermé :
Longueur : 0.8 cm
Largeur : 11.3 cm
Hauteur : 27 cm

Diamètre :
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Taille de la boîte de transport

Longueur : 1.7 cm
Largeur : 32.5 cm
Hauteur : 47 cm

Remarques

La Cinémathèque française conserve depuis longtemps dans ses collections cinq exemples d'ombres ajourées en couleurs de même facture, provenant très probablement du même fabricant. D'autres ombres, sans doute de la même provenance, sont passées en vente aux enchères durant les années 1990. Enfin, le Centre National du Cinéma a pu acquérir la collection Jac Remis en juillet 2001, et dans ce fonds se trouvait encore un nombre important d'ombres très certainement issues de la même source. Il reste donc à trouver les origines encore énigmatiques de ces ombres.

Edmé-Gilles Guyot, en 1799, donne la manière d'utiliser les ombres articulées: "Pratiquez à une cloison une ouverture d'une grandeur quelconque, par exemple, de quatre pieds de long sur deux pieds de haut, dont le côté inférieur soit élevé de cinq pieds au-dessus du plancher, et couvrez-la d'une gaze d'Italie, blanche et vernie avec la gomme copale; ayez une quantité de châssis de même grandeur que cette ouverture, sur lesquels vous tendrez de même une toile ou gaze; dessinez au trait seulement sur ces châssis ou tableaux, différents sujets de paysages ou d'architecture, analogues aux scènes que vous devez faire représenter par les petites figures ci-après. Ces tableaux doivent être ombrés par l'application de plusieurs papiers fort minces et découpés: pour imiter les clairs, il suffit d'en appliquer sur la toile un ou deux; pour les demi-teintes, on en emploie trois ou quatre, et cinq à six au moins pour les ombres: on prend la forme de ces papiers en les calquant sur le trait même du tableau, et on les y colle les uns sur les autres avec le plus de précision possible. C'est derrière, et très très près de ces châssis, qu'on fait mouvoir de petites figures d'hommes ou d'animaux, faites de cartons et découpées, dont on rend diverses parties mobiles, selon l'effet qu'on veut qu'elles produisent par le moyen de leur ombre. Pour les faire agir à volonté, on attache à ces parties mobiles de petits fils de fer qu'on dirige tous vers les pieds et en arrière de la figure, et qu'on termine en forme d'anneau, afin de pouvoir les passer dans les doigts de la main droite, pendant qu'on soutient cette même figure avec la main gauche, au moyen d'un autre fil de fer. De cette manière, on peut les faire avancer, reculer, gesticuler, sans qu'on aperçoive la manoeuvre qui les fait agir: et comme on n'aperçoit sur le tableau l'ombre de ces figures que lorsqu'elles sont derrière les parties de ces tableaux qui ne sont pas ombrées, cela procure l'avantage de les cacher et faire reparaître à propos, de les retourner pour les faire aller et venir, ou d'en substituer d'autres semblables à leur place. Toutes ces figures doivent être supposées vues de profil. Il est essentiel en les faisant agir, de faire quelque dialogue qui suive exactement leurs gestes, et on doit même imiter le bruit (lorsqu'il est convenable), c'est à dire que si l'on fait tomber une figure à bas d'une échelle, il faut imiter le bruit qu'une échelle fait en tombant, etc. Ces châssis s'éclairent par derrière, au moyen d'un fort réverbère qui doit en être éloigné de quatre à cinq pieds: on les place vis-à-vis le centre du tableau. On peut représenter par ce moyen diverses scènes amusantes, en se servant de petites figures d'hommes et d'animaux, dont les mouvements soient disposés de manière à les exécuter le plus naturellement qu'il est possible, ce qui dépend aussi de l'habitude et de l'adresse de ceux qui les font mouvoir". (Edmé Gilles Guyot, Nouvelles récréations physiques et mathématiques, Paris, A la Librairie rue S. André-des-Arcs, 1799, pp.264-267).