Catalogue des appareils cinématographiques de la Cinémathèque française et du CNC

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Machine à appliquer le pochoir

N° Inventaire : AP-94-113

Collection : La Cinémathèque française

Catégorie d'appareil : Matériel de laboratoire

Nom du modèle : Pathécolor

Lieu de fabrication : Paris, France

Année de fabrication : À partir de 1908

Brevet : Jean Méry, B.F. n° 397 629, demandé le 28 février 1908, délivré le 3 mars 1909, " Machine à colorier les bandes cinématograph... +

Fiche détaillée

Type de l'appareil

entraînement du film 35 mm en continu ; came excentrique ; roue à cliquet ; débiteur denté ; rouleau ; brosses

Auteurs

Méry Jean
Paris

Fabricants

Pierre Victor Continsouza
Paris, 9 rue des Envierges

Etablissements Pierre Victor Continsouza
Paris, 403 rue des Pyrénées

Utilisateurs

Méry Jean
Paris

Distributeurs

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Sujet du modèle

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Objectif

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Taille de l'objet

Ouvert :
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Fermé :
Longueur : 30 cm
Largeur : 21 cm
Hauteur : 36 cm

Diamètre :
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Taille de la boîte de transport

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Remarques

Le pochoir et la copie à colorier sont entraînés en continu et leur repérage est fait en longueur et en largeur. La copie est coloriée grâce à l'intermédiaire d'une bande sans fin en velours. Le dispositif d'entraînement continu du film à colorier et de son pochoir est constitué par un tambour denté permettant le réglage manuel ou automatique de l'écartement des deux dentures qui s'engagent dans les perforations des films pour produire le repérage latéral des bandes. Le dispositif qui amène la solution de colorant sur le pochoir est constitué par une brosse ronde qui tourne dans le sens de la bande sans fin. Celle-ci, imbibée de la matière colorante, se déplace d'un mouvement continu au-dessus du film à colorier et du pochoir. Sa vitesse de déplacement est inférieure à celle de la brosse de telle sorte que les poils qui ont été couchés par leur passage au-dessus du film soient redressés. L'alimentation de la brosse se fait par une seconde bande sans fin qui plonge dans un récipient à niveau constant.

"La machine actuelle consiste en un tambour d'assez grand diamètre et portant des dents à réglage latéral automatique. Ce réglage est destiné à obtenir un repérage parfait des films et des pochoirs. Le film et le pochoir cheminent dans le même sens. En sens inverse chemine un ruban de velours sans fin, imbibé de couleur par une brosse rotative alimentée en touchant un ruban métallique. Ce ruban métallique trempe lui-même dans une petite cuvette à niveau constant qui contient la solution de colorant. La vitesse de ce ruban est réglable, et c'est cette vitesse qu'on modifie pour augmenter ou diminuer l'apport du colorant sur la brosse. Le film provient d'un rouleau constitué par la totalité des exemplaires à colorier tirés bout à bout sur la même bande. Le pochoir, lui, chemine en continu ; dès qu'il est sorti du tambour, il remonte vers des débiteurs placés plus haut et constituant une réserve. Le film colorié est reçu dans une corbeille ou bien s'enroule dans une sécheuse. La machine doit fonctionner sans arrêt, aussi faut-il que l'intervalle du film ordinaire, entre les deux extrémités du pochoir désormais en circuit fermé, soit rigoureusement identifique à l'espace qui sépare chaque exemplaire de la série. Ceci est toujours réalisé puisque le pochoir a été tiré de la série de films tirés d'après le négatif monté sans fin. [...] La matière à colorer est de la gélatine, le colorant est une solution aqueuse d'une matière colorante soluble, solution dont la concentration est caractéristique de chaque teinte désirée. La coloration doit être posée uniformément. Le velours est le véhicule du colorant. Le velours s'épuisera en solution assez vite aux endroits en contact avec les grandes surfaces à teinter. Aussi est-il besoin de répartir le colorant sur toute la surface du velours. On voit souvent l'ouvrière passer son doigt sur l'envers du velours pour assurer l'uniformité de l'imbibition. [...] Reste le repérage. Pour l'application de la couleur, l'écartement est extensible. Le tambour est, en fait, deux demi-tambours portant chacun une ligne de dents. L'écartement des deux tambours est d'ailleurs réglable. De cette façon, le pochoir et le film positif se trouvent parfaitement tendus l'un sur l'autre. Le repérage latéral des images positives du film à colorier et des découpures du pochoir y correspondant ne dépendra plus de leur repérage commun par rapport aux perforations du film. Et ce point est résolu par le tirage simultané des bandes de série et des futurs pochoirs sur la même tireuse spéciale. La dimension du tambour n'est pas quelconque ; elle est calculée pour que les trois images se trouvent prises et tendues simultanément par les dents. Chaque image se trouve teintée par plusieurs régions différentes du velours et, de ce fait, la teinte gagne beaucoup en uniformité. Quelles sont donc les causes de jeu dans la machine à appliquer les couleurs ? Je vous ai dit qu'il ne fallait pas que le pochoir se soit rétréci. Si, en effet, l'écartement du pochoir devenait inférieur à celui de la bande à colorier, comme les dents tirent sur celui des films à plus faible écartement, c'est la bande à colorier qui aurait un certain jeu pendant l'application de la couleur" (Louis Didiée, "La méthode de coloris Pathécolor", Bulletin de la Société française de photographie, n° 7, juillet 1925, p. 150-160).

"Dans son brevet n° 397 629, Méry avait décrit une machine à colorier dans laquelle la couleur en solution est amenée à refus sur la surface du pochoir en contact avec le film à colorier. La couleur arrivait dans un premier compartiment par des réseaux capillaires formant grille puis elle était enlevée dans le compartiment suivant par aspiration. A l'essai ce dispositif ne donna pas le résultat escompté ; la couleur se glissait par capillarité entre le pochoir et la copie et y produisait des bavures importantes. Cependant, on peut lire dans ce brevet à la rubrique repérage, et pour la première fois je crois, un exposé des difficultés de repérer deux films de pas différents dans un défilement continu et le moyen d'y parvenir en utilisant la courbure des films. Ce procédé fut utilisé par la suite dans les tireuses rotatives et en particulier dans la Bell & Howell. C'est alors que Méry mit au point, avec les conseils d'Henri Fourel et des mécaniciens de la maison, de l'ingénieur A. et M. Julien et du mécanicien Goujon, la machine à colorier définitive décrite dans le brevet Pathé n° 402 086 déposé le 19 août 1908. Cette machine est caractérisée par deux principes importants : 1°. L'entraînement continu du pochoir et de la copie à colorier et leur repérage en longueur et en latéral. 2°. Le coloriage de la copie par l'intermédiaire d'une bande sans fin en velours rasé proposée par le chef coloriste Polard. Repérage longitudinal : il était obtenu par une extension de l'écartement des dentures au moyen d'une construction spéciale en deux pièces du tambour denté" (J. Marette, "Les procédés de coloriage mécanique des films", Bulletin de l'AFITEC, n° 7, 1950, p. 3-8).


Bibliographie

Louis Didiée, "La méthode de coloris Pathécolor", Bulletin de la Société française de photographie, n° 7, juillet 1925, p. 150-160.

J. Marette, "Les procédés de coloriage mécanique des films", Bulletin de l'AFITEC, n° 7, 1950, p. 3-8.

[Louis Didiée], Le film vierge Pathé, manuel de développement et de tirage, Paris, Pathé-Cinéma, 1926.