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Printemps tardif
Printemps tardif

dimanche 5 décembre 2021, 14h30

Salle Georges Franju

14h30 → 17h20 (168 min)
Séance suivie d'une signature par Nathalie Azoulai et Serge Toubiana de leur ouvrage (à partir de 17h30 à à la librairie).

Projection de Printemps tardif de Yasujiro Ozu, à l'occasion de la parution du livre de Nathalie Azoulai et Serge Toubiana (éditions Arléa). Une projection suivie d'une discussion animée par Frédéric Bonnaud.


Printemps tardif
Banshun [晩春]
Yasujiro Ozu
Japon / 1949 / 108 min
D'après le roman Chichi to Musume de Kazuo Hirotsu.

Avec Chishû Ryû, Setsuko Hara, Yumeji Tsukioka.

Noriko a vingt ans et vit heureuse aux côtés de son père à Kamakura. Afin de l'inciter à accepter un prétendant, son père lui fait croire qu'il va se remarier.

Printemps tardif est une excellente porte d'entrée dans l'univers d'Ozu, pour qui ne connaît pas encore son œuvre. Déclin de la famille, perte de ses valeurs, décalage des générations sont les thèmes fondamentaux sur lesquels le cinéaste se concentrera désormais, jusqu'au dernier film, Le Goût du Saké, en 1962. Un style limpide, une mise en scène dépouillée et de longs plans fixes au ras du sol. Une composition harmonieuse des décors, de la maison japonaise en particulier, toute en lignes droites et parallèles. La forme la plus simple pour mieux explorer les sentiments. Ozu décrit, avec justesse et beauté, un amour inconditionnel entre un père et sa fille, merveilleusement interprété par Chishū Ryū et Setsuko Hara, ses comédiens fétiches. C'est pur, subtil et déchirant.


60 min

Discussion précédée de la projection de Printemps tardif de Yasujiro Ozu, à l'occasion de la parution du livre de Nathalie Azoulai et Serge Toubiana, Ozu et nous (éditions Arléa).

« Dans Printemps tardif, tout est grâce : élégance du cadre, musicalité du récit, harmonie entre le dedans et le dehors. Une fois que tout est magnifiquement mis en place, Ozu s'évertue à porter un oeil clinique sur la famille et sur le mariage qui se profile (...). Ce film est un véritable oratorio de la séparation, comme Duras le dit, je crois, de la Bérénice de Racine. Une sorte d'épure qui montre la force du lien filial et les étapes par lesquelles on doit passer pour le rompre. » (Serge Toubiana, Nathalie Azoulai)

« À l'origine de ce livre, une même fascination, un ébahissement vif et plutôt récent pour une oeuvre de cinéma singulière, exotique et devenue capitale pour le cinéma mondial : les films de Yasujiro Ozu. L'idée nous est donc venue, comme une partie de ping-pong, d'en faire l'objet d'une correspondance au long cours, spontanée, désordonnée, volontairement dégagée des savoirs exhaustifs et d'une cinéphilie méthodique. L'envie de piocher dans son oeuvre disponible en France, qui néanmoins ne recouvre pas la totalité de ses films : certains titres ont disparu, d'autres restent à découvrir. »

Après la discussion, à partir de 17h30, signature par Nathalie Azoulai et Serge Toubiana de leur ouvrage à la librairie de la Cinémathèque.


Nathalie Azoulai est romancière. Elle est l'auteur de Titus n'aimait pas Bérénice, Prix Médicis 2015, et de plusieurs romans où le cinéma joue un rôle central, comme Les Spectateurs (2018) ou Clic-clac (2019), tous publiés aux éditions P.O.L. Elle est également lauréate de la Villa Kujoyama à Kyoto, et membre du jury du prix Femina.

Serge Toubiana est président d'Unifrance. Il a été critique aux Cahiers du cinéma et directeur de la Cinémathèque française. Il a publié plusieurs livres sur le cinéma, dont une biographie de François Truffaut, avec Antoine de Baecque (Gallimard, 1996). Ses derniers ouvrages : Les Fantômes du souvenir (Grasset, 2016), Les Bouées jaunes (Stock, 2018), L'Amie américaine (Stock, 2020).

Frédéric Bonnaud est directeur général de la Cinémathèque française.