Des films rares de la Cinémathèque française à voir en ligne #CultureChezNous

Le film du jeudi 4 juin

Allan Dwan, 1916
Avec Douglas Fairbanks, Sam De Grasse, Doc Cannon, Joseph Singleton, Bessie Love.

Passin' Through, un hors-la-loi qui n'a pas connu ses parents, commet ses méfaits au profit des orphelins. Après une fusillade dans un saloon, il est arrêté par un marshal qui connaît l'histoire de ses origines.

Voir le film

Jean Epstein

L'œuvre de Jean Epstein (1897-1953) offre un nuancier de puissances formelles du cinéma : vitesses, durées, formes plastiques, narratives et descriptives. L'essentiel de sa filmographie est composée de quatre périodes clés, à peine étalées sur dix années, conservée et restaurée par la Cinémathèque française.

Otar Iosseliani

Otar Iosseliani, né à Tbilissi (Géorgie) en 1934, esprit libre, tour à tour musicien, pêcheur, ouvrier métallurgiste et réalisateur. Ses films, qu'il décrit comme simples, honnêtes et têtus, « optimistes sans oublier que tout finira mal », constituent une œuvre étrangement poétique, délicatement burlesque et ironique, nourrie chez René Clair, Buster Keaton et Jacques Tati.

Raoul Ruiz

« Bon courage à celui qui veut être ruizien », prévient Melvil Poupaud. On aimerait quand même essayer. Un aperçu du jeu de l'oie cinématographique de Raoul Ruiz (1941-2011), grand ordonnateur de récits gigognes, espaces-pièges, énigmes et chausses-trapes, dans des restaurations menées par la Cinémathèque française en collaboration avec Valeria Sarmiento, François Ede et l'INA.

Jean-Claude Biette

Intrigant, somnambule, imprévu, invisible, cadre 1:1,37. Frappés d'insuccès commerciaux et victimes d'obscurs problèmes de droits, les films de Jean-Claude Biette sont pour la plupart restés, depuis le décès de l'auteur survenu en juin 2003, assignés à discrétion. Leur retour sur les écrans et dans les collections de la Cinémathèque française en 2013, suite à une providentielle campagne de restauration, marque la fin d'une nuit de dix ans.

Jacques Rozier

« Des films authentiques, il n'y en a pas beaucoup. Le discours dominant est que le cinéma est un art, moi je pense que le cinéma est de moins en moins un art. Il faut lutter pour qu'il reste un art, mais c'est surtout une industrie étant donnée la concentration actuelle, les intérêts en cours. L'utopie, c'est bien ! Ce qui vaut le coup, c'est de lutter pour une cause impossible. » (Jacques Rozier, 2003) De tous les cinéastes français de la Nouvelle Vague ou apparentés, Jacques Rozier est peut-être le plus mystérieux, le plus espiègle, et aussi le plus discret. Plus de soixante ans ont passé depuis son premier court métrage, Rentrée des classes, en 1956 : il est temps aujourd'hui de restaurer les films de ce cinéaste majeur qui, en proposant une œuvre sensible et décalée, a marqué l'histoire du cinéma français et continue d'influencer de jeunes réalisateurs. Ici, une sélection de courts métrages récemment restaurés avec le concours de leur auteur.

Albatros

Une troupe, la dernière en France à avoir travaillé en permanence dans son studio, une histoire menée avec une intense passion, à la russe, par des réalisateurs, producteurs, techniciens, décorateurs. Le studio Albatros (1919-1929) : Hollywood à Montreuil !

Avant-gardes et incunables

Tout naturel de rapprocher les films pionniers, le cinéma d'avant le cinéma et les avant-coureurs, les avant-gardes : sésame pour une histoire parallèle au cinéma dominant, à partir de titres importants sauvegardés et programmés par la Cinémathèque française.

Engagements, combats, débats

Marcel Hanoun nous avait prévenus : la création est un cri politique. Indépendance de production, coopérations inédites, prises de parole urgentes, cinéma militant. Ici, nous présentons les politiques-fictions et les œuvres exigeantes à tout point de vue, les ciné-luttes.

Henri Langlois

Selon le mot de Jean-Luc Godard, « Langlois donna la lumière ». Retour en quelques documents inédits et historiques sur le fondateur de la Cinémathèque française, programmateur-monteur-montreur, artiste, explorateur, architecte du Musée du cinéma.

‌‌ 1950

Science-fiction, vespa, polaroïd, baby-foot, cool, décolonisation, verlan, babysitter, blue-jean, pizzéria, cha-cha-cha, contraceptif, rock, Big Bang, scoop, spoutnik, bionique, scoubidou, beatnik, supérette... Bien entendu, il ne sera pas question de tout cela. Une sélection de films inattendus et anti-cartes postales des fifties.

Le plein de super

Quelques images de la France sous Giscard. Des « pas de côté » à la Gébé. Des films autarciques à petit budget, intimistes et asociaux qui parlent pourtant de la Nouvelle société, irrévérencieux et marginaux, témoins déjà à bout de souffle en post-déprime 68... Dites, vous n'avez rien contre la jeunesse ?

Il était une fois le western

Selon une géographie trompeuse, le Far West s'étend de la Camargue à la Corrèze, sur la West Coast, ou encore entre le New Jersey et Los Angeles. Quelques primitifs de l'histoire permanente et composite du western, qui n'est pas qu'un genre de l'âge d'or du cinéma hollywoodien.

Séances spéciales