Catalogue des appareils cinématographiques de la Cinémathèque française et du CNC

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 Deux grands courants ont évolué d’une façon parallèle durant la longue histoire de « l’Art trompeur » qui a fini par engendrer la cinématographie : d’une part la projection lumineuse d’images fixes ou animées, d’autre part la vision en boîte (boîtes d’optique, de perspective, ch...

 Deux grands courants ont évolué d’une façon parallèle durant la longue histoire de « l’Art trompeur » qui a fini par engendrer la cinématographie : d’une part la projection lumineuse d’images fixes ou animées, d’autre part la vision en boîte (boîtes d’optique, de perspective, chambres noires). Dans le premier cas, il s’agit d’offrir un spectacle collectif à un public, dans une salle obscure. Dans le deuxième cas, le plaisir est solitaire, quasi égoïste. On s’est plu à comparer ces deux courants au cinéma et à la télévision actuels.

Dans la boîte d’optique, très ancienne, on visionne des gravures enluminées, perforées, éclairées devant et à l’arrière, de façon à recréer un spectacle diurne et nocturne. C’est une notion déjà typiquement cinématographique : la boîte d’optique permet d’offrir, de même que la lanterne magique avec ses dissolving views, la représentation d’un temps qui s’écoule dans une durée donnée.

Mais le comble du plaisir est de visionner un mouvement recréé artificiellement. L’étude de la stroboscopie a permis dès 1833 de donner les bases techniques au cinéma. Les collections de la Cinémathèque française et du CNC comprennent les célèbres et rarissimes roues de Faraday, des thaumatropes, des anorthoscopes, des miroirs et des supports pour phénakistiscopes, des centaines de disques stroboscopiques anglais, français, hollandais, autrichiens (dont ceux de Plateau, Stampfer, Purkinje, des imprimeurs Rudolph Ackermann, S.W. Fores, James Black, Forrester et Nichol, Ingram, Thomas MacLean, Fuhri, Alphonse Giroux, Delaunois, Pellerin, etc.), des dizaines de zootropes et plus de trois cents bandes zootropiques, une quarantaine de fonds de zootrope, et toutes sortes de variantes plus ou moins raffinées : les « Kineograph » originaux de John Barnes Linnett (1868), le « Viviscope » de l’Américain William Carlton Farnum (1895), les zootropes « Tachyscope-Schnellseher » de l’Autrichien Ottomar Anschütz, dont l’un des exemplaires a appartenu à Etienne-Jules Marey, etc. Un ensemble d’appareils d’Emile Reynaud permet de retracer l’abondante et ingénieuse production de ce grand pionnier du dessin animé.

Les appareils de visionnement de films sur papier sont pléthore : folioscopes, mutoscopes, kinoras, etc., suivis par les visionneuses de films amateurs ou professionnels. La technique se complique nettement avec la télévision, dont les premiers tubes sont des œuvres d’art exceptionnelles.

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1 appareil

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Lecteur électronique de film 8,75 mm pour moniteur - AP-16-3087

Auteurs : Peter Carl Goldmark Columbia Broadcasting System Incorporated

Fabricants : Columbia Broadcasting System Incorporated Motorola

Année de fabrication : 1972

appareil lisant une cartouche de 17,7 cm de diamètre pouvant contenir 228 m de pellicule, soit 30 mn par rangées, chaque image mesurant 2,54 x 3,3 mm avec piste magnétique couchée sur les deux bords de la pellicule, l'une des deux rangées d'images porte des informations de chrominance codées ; lecteur à mouvement continu avec système Flying-Spot et photomultiplicateurs : tube cathodique à balayage envoyant les images 625 lignes à un téléviseur ; vitesse de passage par ligne : 15 750 Hz ; vitesse de champ : 50 cycles/seconde ; 220 volts, 50 Hz