Catalogue des appareils cinématographiques de la Cinémathèque française et du CNC

Accueil > Collection

 La première machine capable de projeter des images lumineuses (et parfois animées) est la lanterne magique, « qui fait voir dans l'obscurité sur une muraille blanche plusieurs spectres et monstres si affreux, que celui qui n'en sait pas le secret croit que cela se fait par magie...

 La première machine capable de projeter des images lumineuses (et parfois animées) est la lanterne magique, « qui fait voir dans l'obscurité sur une muraille blanche plusieurs spectres et monstres si affreux, que celui qui n'en sait pas le secret croit que cela se fait par magie » (Furetière, 1690). Elle apparaît d'abord, semble-t-il, à La Haye (Pays-Bas), chez le célèbre astronome et mathématicien hollandais Christiaan Huygens. La Cinémathèque française conserve une belle collection de lanternes magiques, de même qu’une immense collection de plaques de verre (http://www.laternamagica.fr).

La chronophotographie d’Etienne-Jules Marey, projetée dès 1892 grâce au Phonoscope de Georges Demenÿ, devient vraiment un spectacle en 1895 grâce au Cinématographe de Louis Lumière qui a conçu un appareil à triple fonction (caméra, projecteur, tireuse). Les projecteurs qui suivent reposent sur plusieurs systèmes d’entraînement de la pellicule (tous utilisés depuis longtemps, notamment dans l’horlogerie) : griffes, croix de Malte, échappement, came battante, roue à rochet… L’industrie se met en place : Pathé (grâce à Continsouza) et Gaumont livrent de remarquables projecteurs destinés d’abord aux forains, puis aux premiers exploitants de salles. Aux Etats-Unis, Power conçoit d’excellentes machines ; Ernemann et Zeiss Ikon en Allemagne atteignent la perfection à la fin des années 1920 et au début des années 1930.

Le cinéma sonore entraîne une profonde modification des techniques. Les premiers projecteurs de type Vitaphone fonctionnent avec des disques (comme le « chronomégaphone » Gaumont de 1912) mais les systèmes Photophone, Movietone ou Gaumont-Petersen-Poulsen permettent déjà de lire les pistes optiques inscrites directement sur pellicule. La pellicule large 70 mm du Todd-AO, qui remporte durant les années 1950 un grand succès, donne naissance aux énormes « DP 70 », de véritables Rolls Royce de la projection.

Le grand public a très vite adoré « le cinéma chez soi ». Grâce notamment au Pathé-Baby ou au Kodascope, les familles filment et projettent les scènes de leur vie quotidienne. De nombreux projecteurs sont conservés, utilisant des formats divers (8 mm, super 8, 9,5 mm, 16 mm, 17,5 mm, 28 mm…), en noir et blanc ou en couleurs, en muet ou en sonore.

Si les premiers projecteurs numériques sont encore équipés de lourds objectifs pour le Scope, les suivants prennent l’apparence de grandes boîtes pleines de circuits électroniques : c’en est fini de la pellicule et des rouages mécaniques.    

 

Lire la suite Refermer

7 appareils

Trier par : Date d'ajout | Date de fabrication | Nom

Projecteur de film 35 mm - CNC-AP-14-1152

Auteurs : Gaston Massiot

Fabricants : Honoré Radiguet Gaston Massiot

Année de fabrication : 1920

entraînement du film 35 mm par croix de Malte à bain d'huile ; trois débiteurs dentés ; fenêtre et objectif à crémaillère réglables en hauteur ; cadre-presseur à ressort ; volet coupe-feu ; tube optique à crémaillère pour vues sur verre ; obturateur deux pales en métal ; manivelle

Projecteur de film 35 mm - CNC-AP-96-326

Fabricants : Radiguet, Honoré et Massiot Gaston Honoré Radiguet Gaston Massiot

Année de fabrication : 1920

entraînement du film 35 mm par croix de Malte à bain d'huile ; trois débiteurs dentés ; fenêtre et objectif à crémaillère réglables en hauteur ; bras récepteur ; axe d'entraînement ; obturateur trois pales ; lanterne en métal avec cuve à eau ; lanterne avec verres de contrôle ; table en fonte et bois à quatre pieds

Projecteur de film 35 mm et plaques de verre - CNC-AP-96-69

Fabricants : Honoré Radiguet Gaston Massiot

Année de fabrication : 1920

entraînement du film 35 mm par croix de Malte à bain d'huile ; trois débiteurs dentés ; fenêtre et objectif à crémaillère réglables en hauteur ; bras supérieur et inférieur avec deux carters ; axe d'entraînement ; lanterne en métal avec condensateur, porte avec verre de contrôle ; deuxième lanterne en métal pour la projection de plaques de verre avec porte et verre de contrôle ; tube optique à crémaillère pour vues sur verre ; obturateur deux pales ; les deux lanternes sont montées sur une planche en bois soutenue, de même que le projecteur de film, par une table en fonte à quatre pieds

Projecteur de film 35 mm - AP-97-1972

Auteurs : Ambroise François Parnaland

Fabricants : Honoré Radiguet Gaston Massiot

Année de fabrication : À partir de 1905

entraînement du film 35 mm par deux cliquets dits chiens montés à ressorts ; cadre porte-chiens mû par bielle reliée à l'obturateur deux pales

Projecteur de film 35 mm - AP-97-1973

Auteurs : Ambroise François Parnaland

Fabricants : Honoré Radiguet Gaston Massiot

Année de fabrication : 1903

entraînement du film 35 mm par deux cliquets dits chiens montés à ressorts ; cadre porte-chiens mû par bielle reliée à l'obturateur une pale

Projecteur de film 35 mm - AP-95-1369

Auteurs : Ambroise François Parnaland

Fabricants : Honoré Radiguet Gaston Massiot

Année de fabrication : 1903

entraînement du film 35 mm par deux cliquets dits chiens montés à ressorts ; volant à bielle relié au cadre porte-chiens ; échelle de projection ; fenêtre réglable en hauteur ; lanterne incorporée ; base en bois

Lanterne de projection - AP-94-12

Fabricants : Honoré Radiguet Gaston Massiot

Année de fabrication : 1900

corps en métal peint ; cheminée ; porte sur le côté ; lampe à arc