Catalogue des appareils cinématographiques de la Cinémathèque française et du CNC

Accueil > Collection

Le mouvement humain, animal, des objets, des fluides, de l’air, de l’eau, etc., a fasciné depuis toujours l’être humain qui a rêvé de le fixer, de l’enregistrer. Les premiers appareils de la méthode graphique y parviennent mais c’est la « photographie animée », apparue à la fin d...

Le mouvement humain, animal, des objets, des fluides, de l’air, de l’eau, etc., a fasciné depuis toujours l’être humain qui a rêvé de le fixer, de l’enregistrer. Les premiers appareils de la méthode graphique y parviennent mais c’est la « photographie animée », apparue à la fin du XIXe siècle, qui va permettre d’assouvir réellement ce vieux fantasme : piéger l’image auparavant fugitive de la « camera obscura ».

Le physiologiste Etienne-Jules Marey, avec ses premières caméras à plaques de verre puis à pellicule, avec ses quelque 600 films tournés à partir de 1889, est le premier « réalisateur » du siècle. Le Cinématographe Lumière, en 1895, un appareil à triple fonction – caméra, projecteur, tireuse – offre la possibilité de filmer les scènes de la vie quotidienne. Le prestidigitateur Georges Méliès, avec sa propre caméra, fusionne la magie et le cinéma : les « effets spéciaux » ou « films à trucs » bouleversent le spectacle cinématographique. Des industriels du monde entier commercialisent ensuite d’excellents appareils : Gaumont, Pathé et Continsouza, Debrie, Eclair, Ernemann, Bell & Howell, Mitchell, etc. Au départ, les mécanismes d’entraînement de la pellicule étaient nombreux (griffes, chiens, came battante, rouleau semi-évidé, roue à rochet, etc.), puis c’est le mécanisme à griffes préconisé par Louis Lumière qui finit par s’imposer. La pellicule se standardise et on abandonne les formats obsolètes (58 mm Gaumont, 68 mm Biograph…).

L’arrivée des « Talkies » en 1927 modifie les caméras, certaines permettent l’inscription du son sur la même pellicule qui porte les images, d’autres sont enfermées dans de lourds caissons insonorisés (le « blimp »). Le cinéma en couleurs, en relief, engendre aussi de profondes modifications. Pour obtenir des ralentis, on enregistre des images à haute fréquence (de 200 images/seconde à plus d’un million), ce qui donne naissance à des caméras à prisme rotatif et à pellicule fixe. On a toujours rêvé aussi de cinéma large et total. Durant les années 1950, le 70 mm (déjà esquissé au début des années 1930) modifie le cadre des images, de même que le CinemaScope et ses dérivés.

Le cinéma d’amateur, dès l’émergence du cinématographe, a conquis les foules : des milliers de caméras différentes, utilisant des formats divers (8 mm, super 8 mm, 9,5 mm, 16 mm, 28 mm), permettent aux familles de fixer de bons souvenirs, mais aussi à d’apprentis réalisateurs d’apprendre leur métier.

A partir de 1970, un ingénieur de Grenoble, Jean-Pierre Beauviala, révolutionne les techniques en créant d’excellentes caméras ergonomiques et silencieuses, équipées de time code. Un fabricant américain, Panavision, loue de somptueuses caméras de studio. Des fabricants allemands, Arnold et Richter (Arriflex), remportent un large succès avec leurs différents modèles d’appareils. Le numérique interrompt la course à l’amélioration des caméras argentiques : une nouvelle ère commence.

Lire la suite Refermer

4 appareils

Trier par : Date d'ajout | Date de fabrication | Nom

Caméra de télévision noir et blanc - AP-17-3130

Fabricants : Angénieux, Etablissements Pierre Thomson-CSF

Année de fabrication : 1976

caméra noir et blanc monobloc de forme cylindrique à tube Vidicon de 1" ; générateur de synchronisation et alimentation incorporés ; diaphragme et obturateur automatiques ; contrôle automatique de sensibilité lumineuse ; zoom Angénieux F. 17--68 mm 1:2.2

Caméra de télévision couleurs - AP-15-3043

Fabricants : Angénieux, Etablissements Pierre Thomson Video Equipment

Année de fabrication : 1991

caméra 1250 lignes progressif : 1250 / 1 / 1 ; fréquence ligne 62,5 kHz ; fréquence image 50 Hz ; format 16/9 ; séparateur trichrome RVB ; bande vidéo analogique de 60 MHz ; tubes format 1 pouce ; corps de TTV 1525 avec monture objectif 1 pouce ; objectif Angénieux type 15 x 12 HD F 12 - 180 mm f. 1.5 à microprocesseurs

Caméra de télévision noir et blanc - AP-15-3009

Fabricants : Angénieux, Etablissements Pierre Thomson-CSF

Année de fabrication : 1969

caméra noir et blanc à tube analyseur vidicon TH 9806 PA normes 625 lignes 50 trames ou 525 lignes 60 trames ; bloc d'analyse BA 1000 ; contrôle de voie à transistors au silicium et circuits intégrés ; objectif zoom Angénieux à focale variable ; commandes jumelées de mise au point et focale ; diaphragme télécommandé ; viseur électronique VE 1000 amovible de 17 cm à fond plat ; sensibilité réglable automatiquement ou manuellement ; bloc d'analyse amovible sous forme de tiroir enfichable ; voyant antenne sur le capot ; interphone et prises de jack pour micro-casques

Caméra film super 8 mm - CNC-AP-97-690

Fabricants : Angénieux, Etablissements Pierre Pathé - Movie - Sonics

Année de fabrication : 1972

entraînement du film double super 8 mm par griffes ; emplacement intérieur pour magasins 30 mètres débiteur et récepteur à chargement automatique ; moteur électrique à pile ; tourelle à deux objectifs (absents) ; compteur de pieds/mètres ; compteur d'images ; viseur reflex ; cellule photo-électrique ; variateur de vitesse 8/18/25/32/48/64/80 images/seconde ; marche arrière à toutes les vitesses ; obturateur variable ; poignée avec logement de batterie