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À l'occasion de chaque programme, la Cinémathèque invite une personnalité à programmer quelques séances pour parler des « films de sa vie ».

À chaque séance, projection d'un film, suivie d'une intervention de l'invité et d'un dialogue avec les spectateurs.

Parlons cinéma avec Nicolas Boukhrief

Contes cruels de ma jeunesse

Offrir sur grand écran des films qui ont marqué notre vie... Il est toujours heureux de se voir proposer une carte blanche, surtout devant un public aussi curieux que celui de la Cinémathèque. Mais c'est aussi bien sûr un casse-tête. Comment choisir, parmi tant et tant de films, ceux que l'on voudrait donner à voir, à découvrir, réévaluer, visiter, ressentir ? Les quatre titres proposés ici sont les premiers qui me sont venus spontanément à l'esprit, une fois éliminés ceux qui paraissaient trop évidents. Ne me demandez pas pourquoi... Ou plutôt si, quand nous les aurons vus ou revus ensemble. Je constate pour l'instant qu'ils sont tous issus peu ou prou des années 70, années de ma découverte de la cinéphilie, années à nulles autres pareilles où, du Japon aux États-Unis, en passant par l'Europe, la terre entière, ou du moins la terre qui tournait, considérait avant tout le cinéma comme un art. Et les metteurs en scène comme des visionnaires. Sans leur demander de se plier coûte que coûte aux lois du marché ou de se censurer pour complaire à une quelconque idéologie. Du cinéma le plus arty au cinéma le plus bis... Voici, donc, quatre contes abstraits, poignants, dérangeants ou choquants, qui prouvent que la poésie ne se décrète pas ni ne s'encadre. Quatre visions de cinéastes d'une grande et belle liberté... et dont l'inspiration reste toujours à mes yeux totalement mystérieuse.

Nicolas Boukhrief

Cinéaste, scénariste et producteur, Nicolas Boukhrief a réalisé neuf longs métrages à ce jour : Va mourire (1995), Le Plaisir (et ses petits tracas) (1998), Le Convoyeur (2003), Cortex (2008), Gardiens de l'ordre (2009), Made in France (2015), La Confession (2016), Un ciel radieux (2017) et Trois jours et une vie (2019). Il est l'un des fondateurs de la revue Starfix durant les années 80. Il a coécrit le scénario d'Assassin(s) de Mathieu Kassovitz (1997). Pendant deux ans, Nicolas Boukhrief a animé Mon ciné-club sur Canal +, une émission filmée comme un journal de bord vidéo, la nuit dans Paris. Avec Lydia Boukhrief, il est l'auteur de 100 grands films pour les petits : de Max Linder à La Tortue rouge (éditions Gründ/Arte), dans lequel se croisent grands classiques, raretés et découvertes, « avec comme idée de travailler essentiellement sur une initiation à la poésie et à l'esthétique de l'image. Au mouvement et au geste. Et ce, un peu partout à travers le monde et l'histoire du cinéma », comme il le confiait lors de la sortie du livre en 2019.

Dans les salles

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Nicolas Boukhrief

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