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À l'occasion de chaque programme, la Cinémathèque invite une personnalité à programmer quelques séances pour parler des « films de sa vie ».

À chaque séance, projection d'un film, suivie d'une intervention de l'invité et d'un dialogue avec les spectateurs.

Parlons cinéma avec Bertrand Belin

Diverticules

« Si la chanson, le roman ainsi que ce qui s'inscrit dans le champ flou des sens donnés au mot poème retiennent mon attention depuis si longtemps, c'est que s'y trouve une substance dont se repaît l'esprit aux abois, accablé par le seul réel qui ne fait pas ce qu'on lui dit de faire et dont le décryptage relève de la chimère. Parmi les lieux d'exploration de l'homme par lui-même, le cinéma est celui qui me plonge le mieux dans une alternative au présent de ma vie. Mon esprit adhère au cinéma totalement. C'est un effort pour moi de le considérer comme un département des arts humains actuels et non comme un diverticule respirable, un "plus" de monde. Et c'est précisément sous cet angle que j'essaie depuis toujours d'en comprendre les mécanismes. Car je me pique de vouloir moi-même raconter des histoires ».
Bertrand Belin

Compositeur, parolier, chanteur et guitariste, Bertrand Belin a sorti six disques à ce jour : Bertrand Belin (2005), La Perdue (2007), Hypernuit (2010), Parcs (2013), Cap Waller (2015), Persona (2019). Il est l'auteur de quatre romans, parus chez P.O.L : Requin (2015), Littoral (2016), Grands carnivores (2019), et Vrac (2020). Il a signé la musique du long métrage de Dominique Choisy, Ma vie avec James Dean (2017), dans lequel il tient un rôle. Il compose et joue dans le dernier film en date des frères Larrieu, Tralala (2021). Bertrand Belin a un art inouï des mots, de leur sonorité et de leur rythme, il les fait jouer entre eux et danser le temps de mélodies imprévisibles et entêtantes. Poète en prose, il oscille entre drôleries, célébration d'être là et inquiétudes qui lui viennent du sombre temps présent. En 2011, il confiait à Libération voir toujours le monde comme « une grosse pierre dévalant la montagne » et chercher « où trouver de l'énergie pour ne pas être rattrapé par le désenchantement général ». Par exemple, en lisant, en écrivant. Et en allant au cinéma ? Oui, mais alors tous les jours.

Dans les salles

Films, rencontres, conférences, spectacles

Partenaires et remerciements

Remerciements aux auteurs et distributeurs.