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Parlons cinéma

La Cinémathèque invite une personnalité à programmer quelques séances pour parler des « films de sa vie ».
À chaque séance, projection d'un film, suivie d'une prise de parole et d'un dialogue avec les spectateurs.

Un rendez-vous régulier, une programmation spécifique, pour découvrir ou revoir autrement des images que l'on croyait connaître, pour écouter chaque fois une parole singulière et échanger des idées.

Dans les salles

Films, rencontres, conférences, spectacles

Parlons cinéma avec Nicolas Pariser

Le vent souffle où il veut

Jeune cinéphile, je cherchais à percer le mystère de la mise en scène. Je voulais savoir ce que c'était, et je savais que cela n'avait rien à voir avec la question « comment fait-on un film ? » J'ai commencé par compter les plans, puis à ne faire attention qu'au cadre, puis à observer uniquement la durée des plans. Je lisais les textes de Rivette et de Michel Mourlet, qui cherchaient à définir un en soi de la mise en scène. C'était souvent excitant, superbement écrit, mais disons pour être honnête que je n'étais pas très avancé.

Quelques décennies plus tard, j'établis une liste de films pour la Cinémathèque de manière vraiment instinctive, et je m'aperçois que tous les films choisis sont des films d'acteurs : trois d'entre eux sont effectivement mis en scène par des comédiens (Guitry, Allen, Beatty), un quatrième par un honnête faiseur mais habité, ou plutôt hanté, par la plus grande de nos stars. Capitulation ? Retournage de veste ? Suis-je arrivé à la conclusion que la mise en scène est une chose définitivement introuvable ? Que je préfère, comme le grand public des années 50 ou 60, considérer qu'un film est un de Funès, un Gabin, un Bardot ?

Je ne le crois pas. J'aimerais peut-être simplement m'attarder sur un aspect du cinéma qui constitue son injustice fondamentale mais aussi sa vertu la plus démocratique : on peut se préparer toute sa vie à réaliser un film et ne pas en être capable et, du jour au lendemain, sans y avoir réfléchi, faire le plus beau des films, à l'image d'Ida Lupino obligée de remplacer au pied levé un vieux réalisateur malade et qui se révèle, sans que pratiquement personne ne s'en aperçoive sur le coup (ce qui est un autre problème passionnant), l'égale de Lang ou Mizoguchi.

Il y a peut-être, à mes yeux, dans l'apparente absence de mise en scène des films des comédiens-cinéastes, un idéal secret de mise en scène. Tout cela est peut-être un peu théorique mais ces quatre projections nous aideront sans doute à y voir plus clair.

Nicolas Pariser

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