En utilisant ce site, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse et de pertinence     Oui, j'accepte  Non, je souhaite en savoir plus
Le Temps d'aimer et le temps de mourir
Le Temps d'aimer et le temps de mourir

jeudi 2 mars 2017, 16h00

La Filmothèque du Quartier latin Hors les murs

16h00 → 18h15 (133 min)
Séance présentée par Jean-Pierre Verscheure

Le Temps d'aimer et le temps de mourir
A Time to Love and a Time to Die
Douglas Sirk
Etats-Unis / 1957 / 133 min / DCP / VOSTF
D'après Erich Maria Remarque.

Avec John Gavin, Liselotte Pulver, Jock Mahoney.

De retour du front russe pour une permission, le soldat allemand Ernst Graeber découvre sa ville ravagée, sa maison détruite, et ses parents sont portés disparus. Il retrouve Elisabeth, une amie d'enfance, dont le père manque aussi à l'appel.

Restauration 2K par Universal en 2015, au format 2.35 : 1 et son mono. Le transfert a été effectué en 2009 à partir d'un contretype 35 mm.


En 1957, Douglas Sirk retourne en Allemagne, sa terre natale, pour tourner un mélodrame produit par les studios Universal, en CinemaScope et en couleurs sur les ravages de la guerre. Il s’agit aussi d’une quête personnelle : « C’est presqu’en fantôme qu’il vient filmer le souvenir d’une Allemagne année zéro, déterrer des ruines effacées par Adenauer et le « miracle économique » et réveiller ses morts, son mort : son fils unique abattu sur le front russe à la fin du conflit » (Bernard Benoliel, Cahiers du cinéma, mai 1999). Inspiré du roman d’Erich Maria Remarque – qui joue dans le film le professeur d’Histoire –, le scénario entremêle l’histoire d’amour du jeune permissionnaire et son amie, et les images violentes de la ville ravagée. Leur idylle, irrémédiablement attirée par une force plus grande, celle des déflagrations et des maisons éventrées, est interrompue par le bruit assourdissant des sirènes qui rappelle l’état de guerre dans lequel le pays a sombré. Grande et petite histoire se confondent. Les personnages se déplacent sans cesse, fuyant un lieu pour un autre, poursuivant leur course dans une ville de décombres, animés d’un désir de vivre plus fort que la mort qui pourtant règne partout.

Florence Fourn