En utilisant ce site, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse et de pertinence     Oui, j'accepte  Non, je souhaite en savoir plus
Des jeunes femmes disparaissent
Des jeunes femmes disparaissent

jeudi 2 mars 2017, 18h45

Salle Georges Franju

18h45 → 20h25 (99 min)
Séance présentée par Jean-Claude Brisseau

Deux films restaurés de Jean-Claude Brisseau


Jean-Claude Brisseau
France / 1976 / 19 min / DCP

Deux jeunes femmes en crise préparent la séparation de l'une d'entre elles avec son compagnon, sans savoir qu'elles sont épiées par deux tueurs en série.

Restaurés en 2K par les Archives audiovisuelles de Monaco et la Cinémathèque française à partir des copies Super 8 avec pistes sonores magnétiques, confiées par le cinéaste et conservées à la Cinémathèque française.


Entre 1973 et 2014, Jean-Claude Brisseau a réalisé trois versions du court métrage Des Jeunes femmes disparaissent. Tourné au départ en 8 mm noir et blanc, il réalise une seconde version de son film en 1976, en Super 8 couleur sonore. En 2014, il en tourne le remake en relief.

Jean-François Rauger


Jean-Claude Brisseau
France / 1975 / 80 min / DCP

Avec Lisa Hérédia, Jean-Claude Brisseau.

Révoltée contre son milieu familial, une jeune fille, qui se croit mal aimée par les siens, préfère le suicide à une vie qu'elle ne se sent pas capable d'assumer.

Films restaurés en 2K par les Archives audiovisuelles de Monaco et la Cinémathèque française à partir des copies Super 8 avec pistes sonores magnétiques, confiées par le cinéaste et conservées à la Cinémathèque française.


C’est le premier long métrage réalisé par Jean-Claude Brisseau. C’était en 1975 et le film fut tourné en Super 8. C’est dire à quel point faire du cinéma a été, très tôt, pour l’auteur de Noce blanche plus qu’une simple obsession, un impératif, une évidence pure. Ici, la sobriété extrême des moyens non seulement n’empêche pas le cinéaste de tenter d’atteindre les hauteurs les plus élevées de la métaphysique mais y contribue sans le moindre paradoxe. La pauvreté est, en effet, le pur vecteur d’une sorte de grâce tout autant que d’une mélancolie extrême, fatale. Le titre du film renvoie au parcours de son personnage principal, une lycéenne, incarnée par la douce Lisa Heredia, aspirée à la fois par la révolte, le désir et la mort. La lente et subtile imprégnation du surnaturel y est l’expression la plus littérale de cette inversion nietzschéenne : « Quand tu regardes l’abime, l’abime regarde en toi », affirmation à laquelle Brisseau retire toute valeur simplement métaphorique pour la prendre au pied de la lettre. Chef-d’œuvre.

Jean-François Rauger