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L'Invasion des profanateurs de sépultures
L'Invasion des profanateurs de sépultures

dimanche 5 mars 2017, 16h00

Cinéma Christine 21 Hors les murs

16h00 → 17h20 (80 min)

L'Invasion des profanateurs de sépultures
Invasion of the Body Snatchers
Don Siegel
Etats-Unis / 1955 / 80 min / DCP / VOSTF

D'après Jack Finney.

Avec Kevin McCarthy, Dana Wynter, King Donovan, Carolyn Jones.

Dans une petite ville de Californie, le médecin local constate le comportement étrange des habitants, paraissant soudain dénués d'émotions. Peu à peu, il comprend qu'une invasion extraterrestre est en cours.

Numérisation réalisée par Technicolor pour UIP.


Chaque génération, semble-t-il, possède son propre remake de cette adaptation du roman-feuilleton de Jack Finney, dont les thèmes ont suffisamment fait écho pour supporter une reconstitution en 1978, 1993 et en 2007 (sans compter les diverses imitations au fil des années). Exceptionnellement pour un film de science-fiction, il dérive sur le terrain du film noir dans le traitement et dans l’approche. Lorsque les habitants d’une petite ville de Californie commencent à s’inquiéter que leurs proches aient subtilement « changé », ils doivent faire face à l’inconcevable… Ils n’ont pas simplement changé, ils ont été remplacés par des clones extraterrestres qui ont poussé dans des cosses. Ce thème de la perte d’identité apparaît fréquemment dans les années 1950 et il n’est pas limité à la science-fiction, mais s’aligne sur une dépendance grandissante typique de la guerre froide vis-à-vis de la psychiatrie et de la peur de l’apocalypse. L’approche pragmatique de Don Siegel intensifie le suspense. Kevin McCarthy, un ami cher qui a travaillé avec moi sur plusieurs projets, a toujours été perplexe à l’idée qu’il était destiné, malgré une extraordinaire carrière d’acteur allant de Tchekhov à Vonnegut, à ce que le meilleur souvenir que l’on garde de lui soit celui des dix-neuf jours qu’il a passés en 1955 à courir dans tous les sens au studio d’Allied Artists pour combattre les extraterrestres.

Joe Dante, Novembre 2016