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Saison 2017-2018 de la Cinémathèque française


Les expositions

Goscinny et le cinéma, Astérix, Lucky Luke et Cie

Goscinny et le cinéma, Astérix, Lucky Luke et Cie

Exposition - Du 4 octobre 2017 au 4 mars 2018

À l’occasion du quarantième anniversaire de la disparition de René Goscinny, la Cinémathèque française et La Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême, en partenariat avec l’Institut René Goscinny, ont souhaité lui rendre hommage en concevant une grande exposition consacrée aux influences du cinéma sur son travail, ainsi qu’à sa propre œuvre cinématographique. Cette exposition explorera les rapports constants et ô combien féconds entre un scénariste de génie et l’objet de sa rêverie préférée : le cinéma. Elle montrera aussi comment le cinéma et ses genres les plus populaires (burlesque, péplum, western…) ont été parodiés et magnifiés par un créateur dont l’originalité se nourrissait de son immense culture cinématographique

40 ans après la mort de leur démiurge, les personnages de Goscinny continuent de nourrir la culture populaire internationale. Astérix et Obélix, Lucky Luke ou Le Petit Nicolas sont devenus des personnages de cinéma à part entière. Et Goscinny mérite plus que jamais le surnom affectueux que lui avait donné son ami Gotlib : « Walt Goscinny ».

Exposition Chris Marker

Exposition Chris Marker

Exposition - Du 2 mai 29 juillet 2018

L'exposition Chris Marker est un voyage original et inédit. Un voyage dans le temps, qui accompagne depuis la Seconde Guerre Mondiale et la Résistance, jusqu’à sa mort en 2012, un parcours exceptionnel. Un voyage dans l’espace, à la surface de la planète, aux côtés d’un infatigable globe-trotter, curieux du monde et de ses habitants. Un voyage dans les moyens d’expression qu’il aura inlassablement exploré, le cinéma bien sûr mais aussi l’écriture, la musique, le graphisme, la photo, les arts visuels, la vidéo, la série télévisée, les arts informatiques.

Un voyage à la découverte d’un homme qui avait choisi de disparaître derrière ses travaux, refusant d’apparaître en public autrement que sous les traits du chat facétieux. Un homme dont le chemin aura croisé ceux de Cocteau, d’Artaud et de Malraux, de Bazin et de Maspero, de Resnais, Varda et Godard, de Signoret, Montand et Semprun, de Tarkovski et de Kurosawa, et dont les films auront inspiré d’innombrables artistes, réalisateurs de film, plasticiens ou écrivains

Le mystère Clouzot

Le mystère Clouzot

Galerie des donateurs - Du 8 novembre 2017 au 29 juillet 2018

À l’occasion du 40ème anniversaire du décès d’Henri-Georges Clouzot, l’exposition évoque, grâce à une riche muséographie issue de nos collections, l’itinéraire de ce « chercheur d’absolu » qui fut un des grands noms du cinéma français. Conçue par Noël Herpe, elle met en évidence un Clouzot souvent inattendu grâce à un parcours en cinq sections : « Réfléchir l’art » (L’Enfer, La Prisonnière, Clouzot photographe), « Filmer le geste » (Picasso et Karajan), « Diriger les images » (de L’Assassin habite au 21 au Salaire de la peur), « Diriger les acteurs » (Louis Jouvet, Pierre Fresnay, Suzy Delair, Brigitte Bardot…), « Diriger les spectateurs » (Clouzot se met en scène).

Dossier de presse

Dossier de presse

C'est Jean Vigo qui ouvrira la saison de La Cinémathèque, avec la restauration définitive de L'Atalante et une version inédite de Zéro de conduite. Cette ouverture Vigo rend hommage à un cinéaste devenu essentiel mais c'est aussi une façon de se souvenir que l'histoire de L'Atalante – film maudit devenu objet d'un culte mondial – est étroitement liée, via le sauvetage et la diffusion opérés par Henri Langlois, à celle de La Cinémathèque française. De Jacques Tourneur à la rentrée, à Samuel Fuller pour commencer 2018, de Claire Denis et Roman Polanski, à Louis Malle et Fassbinder, de Milos Forman à Luchino Visconti ou Chantal Akerman, la programmation...

Lire la suite de l'éditorial de Frédéric Bonnaud, et télécharger le dossier de presse


Cinéma - Automne 2017

Jacques Tourneur

Jacques Tourneur

Du 30 août au 1er octobre

Jacques Tourneur (1904-1977) est considéré comme l’un des maîtres du fantastique avec des œuvres comme La Féline, Vaudou, L’Homme-léopard ou Rendez-vous avec la peur. Cinéaste des mondes invisibles, il a mis son art subtil de la suggestion au service de récits angoissants mais aussi de remarquables et oppressants films noirs (La Griffe du passé, Nightfall), de colorées bandes d’aventures (La Flèche et le Flambeau, La Flibustière des Antilles) et de westerns particulièrement originaux (Canyon Passage, Wichita).

En partenariat avec le Festival de Locarno

Milos Forman

Milos Forman

Du 31 août au 17 septembre 2017

Il a d’abord incarné la renaissance d’un cinéma tchèque : Concours, L’As de pique, Les Amours d’une blonde, Au feu, les pompiers sont d’emblée remarqués pour leur drôlerie parfois bouffonne, leur élégance triste et leur désir souterrain d’un changement de mentalités et d’époque. Milos Forman est à Paris quand les chars du pacte de Varsovie mettent brutalement fin au printemps de Prague. Sans espoir de retour, le cinéaste s’exile aux États-Unis ; après Taking Off ‒ première de ses trois collaborations avec Jean-Claude Carrière ‒, il connaît une période de vache maigre avant de mettre en scène Vol au-dessus d’un nid de coucou : 5 Oscar. Il s’ensuit Hair et, plus tard, Amadeus : 8 Oscar. Les films de Forman sont fidèles à eux-mêmes, mettant chaque fois en jeu l’indépendance farouche, parfois jusqu’à la folie, d’un personnage insoumis, réfractaire à toute forme d’oppression. Milos Forman ou les drôles de chemin de la liberté.

Jean Vigo

Jean Vigo

Les 2 et 3 septembre

Au cours d’un week-end, on pourra voir ou revoir l’ensemble de l’œuvre brève, intense et essentielle de Jean Vigo (1905-1934), en particulier L’Atalante, chef-d’œuvre du cinéma français, dans une version restaurée par Gaumont et La Cinémathèque française, enfin conforme aux vœux du cinéaste, ainsi qu’un montage commenté des rushes du film et une nouvelle version de Zéro de conduite.

En partenariat avec Gaumont

Hong-Kong, 20 ans / 20 films

Hong-Kong, 20 ans / 20 films

Du 20 septembre au 8 octobre

À l’occasion du 20ème anniversaire de la rétrocession de Hong-Kong à la Chine, un panorama en vingt films. Vingt films pour vingt cinéastes qui ont incarné, chacun à leur manière, les défis lancés au cinéma populaire comme aux films d’auteur par le changement de structures politiques et cinématographiques survenu à Hong-Kong depuis 1997. 

Co-présenté avec Create Hong Kong

Goscinny et le cinéma

Goscinny et le cinéma

Du 4 octobre 2017 au 4 mars 2018

Une série de programmes a été conçue afin d’accompagner l’exposition Goscinny et le cinéma. On pourra voir et revoir un certain nombre d’adaptations, en dessin animé ou en tournage réels, des bandes dessinées scénarisées par René Goscinny. En écho à un célèbre album des aventures d’Astérix et Obélix (Astérix et Cléopâtre, 1965), on s’amusera ensuite à montrer différentes versions de la vie de Cléopâtre à travers l’histoire du cinéma, de Cecil B. DeMille à Joseph L. Mankiewicz en passant par Vittorio Cottafavi. Enfin, seront projetés plusieurs classiques du western qui, chacun, ont inspiré un album de Lucky Luke ou sont cités le temps d’une planche.

Claire Denis

Claire Denis

Du 25 septembre au 15 octobre 2017

Claire Denis débute comme réalisatrice avec Chocolat. Suivront onze autres films, dont le dernier à ce jour, Un beau soleil intérieur, coécrit avec Christine Angot, dont la Cinémathèque fait l’avant-première en ouverture de cette rétrospective. En trente ans de cinéma, Claire Denis a filmé des territoires à la fois étrangers et familiers, le déplacement de corps gracieux et hypnotiques, la puissance des désirs naissants, autant de lieux et d’états révélés par un formalisme inspiré. Elle a noué des liens indéfectibles avec des acteurs (Alex Descas, Grégoire Colin, entre d’autres), des musiciens (Stuart Staples des Tindersticks) ou une directrice de la photo (Agnès Godard).

En présence de Claire Denis

Howard Shore

Howard Shore

Du 9 au 15 octobre 2017

Né au Canada, il fait ses études musicales à Boston. Il commence à travailler pour la télévision et compose notamment la musique de l’émission Saturday Night Live. À partir de Chromosome 3 en 1979, il écrira la musique des films de David Cronenberg (quinze compositions à ce jour). Sa musique, parfois atonale, est souvent mise au service d’ambiances angoissantes dans des films signés Jonathan Demme (Le Silence des agneaux) ou David Fincher (Seven, The Game). Il a aussi signé les musiques de films de Martin Scorsese, Barbet Schroeder, Arnaud Desplechin. Il remporte deux Oscars pour la musique de deux volets de la saga Le Seigneur des anneaux.

En présence de Howard Shore

Luchino Visconti

Luchino Visconti

Du 11 octobre au 5 novembre 2017

Figure aristocratique du cinéma italien, Luchino Visconti (1906-1976) a été l’un des initiateurs du néoréalisme avec Ossessione (Les Amants diaboliques), acclimatation aux brumeuses plaines du Pô d’un roman noir de James Cain. La Terre tremble continuera cette veine attentive à la réalité sociale des plus démunis jusqu’à Rocco et ses frères (1960), âpre fresque familiale illuminée par le trajet d’une figure d’ange à laquelle Alain Delon offre son visage. Avec Senso (1954), puis Le Guépard (1963), notamment, il analyse le destin de l’Italie, conjuguant une mélancolie patricienne avec la conscience du rôle des forces sociales qui font l’Histoire. Idem dans Les Damnés, méditation marxiste sur la nature du nazisme, en 1969. L’œuvre de Visconti, raffinée et triviale à la fois, s’est imposée comme une splendide méditation sur le passage du temps et l’inévitable corruption de toute chose (Mort à Venise, Ludwig, Violence et Passion).

L’URSS des cinéastes (1917- 1945)

L’URSS des cinéastes (1917- 1945)

Du 18 octobre au 31 décembre 2017

Le centenaire de la révolution d’Octobre donne l’occasion d’une traversée de l’histoire du cinéma soviétique. Comment se sont affirmés des réalisateurs réussissant à faire la preuve d’un talent singulier à l’intérieur des structures d’un système contraignant ; comment ils ont réussi parfois à contourner la censure pour saisir certains aspects de la réalité quotidienne en souvenir d’une révolution qui devait bouleverser tous les aspects de l’existence. Cette première partie couvrira une période qui va de 1917 à 1945.

La programmation des films a été confiée à l’historien du cinéma Bernard Eisenschitz.

Roman Polanski

Roman Polanski

Du 30 octobre au 3 décembre 2017

La sortie de D’après une histoire vraie, son nouveau film présenté à la Cinémathèque en avant-première, offre l’occasion de revoir toute l’œuvre de Roman Polanski. Remarqué pour ses courts métrages produits par la célèbre école de cinéma de Lodz et ses premiers longs métrages, Polanski, derrière l’apparente hétérogénéité de sa filmographie, a su imposer ses obsessions au sein des systèmes de production les plus divers. Vision inquiète de la réalité quotidienne parfois paradoxalement confrontée aux règles du divertissement, son art décrit l’envahissement d’une réalité dépourvue de sens par un monde purement psychique. En inventant un art de l’absurde et de l’angoisse (Répulsion, Rosemary’s Baby, Le Locataire), de la bouffonnerie (Cul-de-sac, Le Bal des vampires), du dépassement des genres (Chinatown, Tess), du fantasme (Frantic) et de sa réalisation dérisoire (Lunes de fiel), il est parvenu à subvertir toutes les catégories du cinéma populaire et ses mythologies. Assurément, l’un des grands réalisateurs expressionnistes de notre époque.

En présence de Roman Polanski

Henri-Georges Clouzot

Henri-Georges Clouzot

Du 8 au 22 novembre 2017

Un grand nom du cinéma français classique. Henri-Georges Clouzot (1907-1977) fait ses débuts de réalisateur sous l’Occupation (L’Assassin habite au 21, Le Corbeau). Après guerre, des films comme Le Salaire de la peur, Les Diaboliques ou Les Espions témoignent d’un goût pour le suspense ainsi que d’une vision du monde sombre et pessimiste. Le cinéma comme descente aux enfers, jusqu’à le connaître lui-même en laissant inachevé à un stade avancé son projet avec Romy Schneider et Serge Reggiani (L’Enfer). Passionné d’art, collectionneur lui-même, Clouzot a voulu ouvrir son œuvre cinématographique aux expériences plastiques de son temps (Le Mystère Picasso, La Prisonnière).

American Fringe 2

American Fringe 2

Mi-novembre 2017

Deuxième édition du festival « American Fringe » consacré à la découverte d’une dizaine de titres représentatifs du cinéma américain underground ou indépendant contemporain. Au cours d'un week-end, une dizaine de programmes de travaux récents seront projetés, parfois en présence des réalisateurs.

En présence de Richard Peña et es réalisateurs invités

Jean Rouch

Jean Rouch

Du 22 au 27 novembre 2017

On célèbre cette année le centenaire de la naissance de Jean Rouch (1917-2004), génial cinéaste anthropologue. L’œuvre est monumentale, composée de titres devenus des classiques aussi bien que de curiosités, peuplée d’objets rares et parfois inachevés. Une œuvre dont l’impossibilité d’en faire le tour constitue l’une des dimensions poétiques. Pour participer aux multiples initiatives qui se déroulent à l’occasion du centenaire de l’auteur de Moi, un Noir, la Cinémathèque présente une sélection de programmes – dont certains titres ont fait l’objet d’une restauration – composés d’inédits et de raretés regroupés par thèmes.

En partenariat avec la Fondation Jean Rouch et Les Archives françaises du film du CNC.

Et toujours...

Et toujours...

Parlons cinéma : avec Laure Marsac, qui programmera quelques séances pour parler des « films de sa vie ».

Aujourd'hui le cinéma, rencontres et projections consacrées à la jeune création cinématographique contemporaine.

Notre offre Jeune Public, des films pour les plus jeunes spectateurs, des ateliers, des stages, des rencontres...

Le ciné-club de Jean Douchet, projection d’un film, suivie d’une analyse « à chaud » et d’une discussion.

Le cinéma Bis, doubles programmes de films de série B ou Z, bizarres, fantastiques, d'horreur ou érotiques.

L'Autre Ciné-club, une quarantaine de jeunes gens entre 15 et 20 ans qui partagent leur passion du cinéma.

Le cinéma d'avant-garde, classiques reconnus ou méconnus de l'histoire des avant-gardes cinématographiques.


Cinéma - Hiver 2017

Le cinéma colombien hier, aujourd’hui et demain

Le cinéma colombien hier, aujourd’hui et demain

Du 29 novembre au 10 décembre 2017

Couronné en 2013 d’une caméra d’or pour La Terre et l’Ombre (Cesar Acevedo), nommé à l’Oscar en 2016 avec L’Étreinte du serpent (Ciro Guerra), le cinéma colombien se porte bien depuis une quinzaine d’années, porté notamment par une politique gouvernementale volontariste. La Cinémathèque française présentera dix films de dix jeunes cinéastes colombiens auxquels elle a demandé de choisir dix films de l’histoire du cinéma colombien (Victor Gaviria, Luis Ospina, etc.) et dix courts métrages de la génération à venir.

Dans le cadre de l’Année France-Colombie 2017
En présence de cinéastes

Samuel Fuller

Samuel Fuller

Du 3 janvier au 25 février 2018

Un des grands maîtres du cinéma hollywoodien d’après-guerre. L’œuvre de Samuel Fuller (1912-1997), enrichie de ses propres expériences biographiques (journalisme, participation aux combats de la Deuxième Guerre mondiale), fait exploser toutes les catégories existantes, qu’elles relèvent du western (I Shot Jesse James, Le Jugement des flèches), du film de guerre (J’ai vécu l’enfer de Corée, Les Maraudeurs attaquent, Au-delà de la gloire) ou du film noir (Le Port de la drogue, Les Bas-fonds new-yorkais), en se mettant aussi au service d’histoires paradoxales (Shock Corridor, Naked Kiss) gorgées de violence et d’émotion.

À l’occasion de la rétrospective, un ouvrage collectif : Samuel Fuller – Le choc et la caresse, paraîtra aux éditions Yellow Now.

Max Ophuls

Max Ophuls

Du 30 novembre au 31 décembre 2017

Né en Allemagne, venu du théâtre, Max Ophuls (1902-1957) débute au cinéma à l’aube du parlant. Il signe plusieurs mélodrames stylés en Allemagne (Libelei) et en France dans les années 1930 (La Tendre Ennemie, Sans lendemain, De Mayerling à Sarajevo), puis s’exile à Hollywood. Là, il réalise des films tout aussi personnels (Lettre d’une inconnue, Pris au piège, Les Désemparés), qui tranchent par leur secrète inspiration « Mitteleuropa » avec la tradition hollywoodienne. À son retour en France, il signe d’authentiques chefs-d’œuvres comme La Ronde, Le Plaisir, Madame de… ou Lola Montès, son dernier film ainsi que son premier en couleurs. Au-delà de la diversité des genres abordés, il a imposé un style raffiné d’une élégance folle, un génie de l’arabesque formelle au service de sensibles portraits de femmes.

Jean-Claude Brisseau

Jean-Claude Brisseau

Janvier 2018

Un des cinéastes français les plus singuliers d’aujourd’hui. À l’occasion de la sortie en salles de son nouveau film, dont la Cinémathèque fera l’avant-première, on reverra ou l’on découvrira l’œuvre mélodramatique et engagée, romantique et érotique, philosophique et sensuelle de Jean-Claude Brisseau. Dès ses premiers films, il montre son intérêt à la fois pour la peinture du monde social (La Vie comme ça, De bruit et de fureur évoquent l’univers des banlieues) et pour une dimension métaphysique et fantastique de l’existence (Céline). L’érotisme et la nature du plaisir féminin sont au cœur des films des dernières années (Choses secrètes, Les Anges exterminateurs, À l’aventure).

En présence de Jean-Claude Brisseau

Festival de Gérardmer à Paris

Festival de Gérardmer à Paris

Février 2018

La Cinémathèque reprend la sélection des films en compétition au Festival du film fantastique de Gérardmer (janvier 2018). Un rendez-vous pour retrouver tous les ans les mythes, obsessions et codes du fantastique et de l’épouvante cinématographiques contemporains. Une plongée dans l’imaginaire le plus débridé et le plus terrifiant du moment.

En partenariat avec le Public Système Cinéma.

Chantal Akerman

Chantal Akerman

Mars 2018

Disparue en 2015, Chantal Akerman est une héritière à la fois de la Nouvelle Vague et du cinéma underground américain. Son œuvre explore avec élégance les notions de frontière (la trilogie D’Est, Sud et De l’autre côté) et de transmission (Les Rendez-vous d’Anna, No Home Movie). Son entrée fracassante dans le monde du cinéma se fait avec Saute ma ville, un bijou où elle se met en scène à l’âge de dix-huit ans dans son appartement bruxellois. Ses films vont de l’essai expérimental (Hotel Monterey, News from Home), aux récits de la solitude (Je, tu, il, elle et Jeanne Dielman, 23 quai du commerce, 1080 Bruxelles), passant par des comédies à l’humour triste (Un divan à New York, Toute une nuit, Golden Eighties) – sans oublier les somptueuses adaptations de classiques littéraires (Proust pour La Captive et Conrad pour La Folie Almayer).

En partenariat avec le Centre Wallonie Bruxelles

Vittorio Storaro

Vittorio Storaro

Mars 2018

Un des maîtres de la lumière. De Dario Argento (L’Oiseau au plumage de cristal) à Francis Ford Coppola (Apocalypse Now, Coup de cœur, Tucker…) en passant par Bernardo Bertolucci (Le Dernier Tango à Paris, 1900, Little Buddha…) ou récemment Woody Allen (Café Society), Vittorio Storaro s’est imposé comme l’un des plus grands chefs opérateurs de son époque. Son style s’est subtilement adapté aux mises en scène sophistiquées et aux ambiances opératiques des œuvres dont il a signé la photographie, témoignant d’un raffinement constant.

En partenariat avec l’AFC

En présence de Vittorio Storaro

Le cinéma lituanien

Le cinéma lituanien

Composée d'une quinzaine de films réalisés depuis les années 1960 à nos jours, cette programmation permet de découvrir des auteurs singuliers, parfois renommés (Šarūnas Bartas, Arūnas Matelis, Audrius Stonys, Jonas Mekas), et des œuvres essentielles marquées par des thématiques fortes liées au passé soviétique traumatique du pays (déliquescence, clandestinité, errance). Courts, long métrages de fiction et documentaires dessinent un portrait en creux d'un pays qui questionne son identité, mêlant poésie, puissance sensitive et exigence formelle.

La rétrospective s'ouvrira avec l'avant-première de Frost de Šarūnas Bartas en sa présence, et s'achèvera par une rencontre avec Jonas Mekas.

Festival Arte Kino

Festival Arte Kino

Reprise du premier festival de cinéma 100% européen et numérique inauguré par ARTE en 2016.

Le Festival permet aux internautes de 44 pays européens de visionner une sélection d'une dizaine ongs métrages récents en quatre versions sous-titrées (français, allemand, anglais, espagnol). ARTE Kino Festival est une manifestation innovante destinée aux cinéphiles et aux spectateurs de toute l'Europe, désireux de découvrir une sélection de productions européennes parmi les plus originales et stimulantes de l'année.


Cinéma - Printemps 2018

Louis Malle

Louis Malle

Auteur d’une trentaine de films, Louis Malle (1932-1995) se fait d’abord connaître à vingt-quatre ans, en coréalisant avec Jacques-Yves Cousteau Le Monde du silence, Palme d’or à Cannes en 1956. Contemporain de la Nouvelle Vague mais indépendant et solitaire, il entame une première partie de carrière française (Ascenseur pour l’échafaud, célèbre pour la déambulation de Jeanne Moreau sur une improvisation de Miles Davis ; Les Amants, sulfureux pour l’époque ; Zazie dans le métro, ludique adaptation en couleurs d’après Raymond Queneau ; Le Feu follet, esthétique sobre et film culte avec Maurice Ronet ; Lacombe Lucien sur un scénario de Patrick Modiano). À la suite de la polémique suscitée par ce dernier film, il part aux États-Unis à la fin des années 1970 (La Petite, Atlantic City, Alamo Bay), puis revient en France où il triomphe notamment avec Au revoir les enfants (César 1988) et Milou en Mai. Son œuvre vagabonde revendiquant curiosité et éclectisme est une école buissonnière qui mêle fictions et documentaires, en particulier L’Inde fantôme (1969).

Édition 1969 de la Quinzaine des réalisateurs

Édition 1969 de la Quinzaine des réalisateurs

À l’occasion de la 50ème édition de la Quinzaine des Réalisateurs, la Cinémathèque française rend hommage à cette section parallèle du festival de Cannes, créée à l’initiative de la Société des réalisateurs de films (SRF) en 1969. Une grande partie du meilleur du jeune cinéma du monde entier des années 1960 et 1970 fut montrée dans ce cadre, révélant de nombreux futurs grands auteurs internationaux. À son commencement, La Quinzaine des Réalisateurs fut aussi la vitrine du bouillonnement idéologique et esthétique de son temps : d’où la tentative de remontrer la sélection des films projetés lors de la première édition de la Quinzaine de 1969. Comme le fac-similé d’une époque en pleine effervescence.

Tod Browning

Tod Browning

Cinéaste de génie, Tod Browning (1880-1962) fut peut être l’une des plus grandes anomalies du système hollywoodien. Après avoir été assistant, notamment de D. W. Griffith, il signe son premier long métrage en 1917. Sa rencontre avec le comédien Lon Chaney est déterminante. Il lui confie des rôles où celui-ci invente des personnages monstrueux et difformes grâce à un corps d’une plasticité spectaculaire et à son art du maquillage (L’Oiseau noir, L’Inconnu). C’est un maître du bizarre, explorateur de la dimension terrifiante d’un certain carnavalesque qui trouve un aboutissement dans son chef-d’œuvre, Freaks-La monstrueuse parade. Browning est un artiste décidément à part dans l’histoire du cinéma.

Chris Marker

Chris Marker

Pour accompagner l'exposition Chris Marker, un programme original et surprenant de films et de vidéos, des rencontres et des débats. Marker est l'un des créateurs les plus complets de son temps, que son ami Alain Resnais comparait volontiers à Léonard de Vinci. Romancier, essayiste, critique, éditeur, cinéaste, photographe, vidéaste, dessinateur, artiste multimedia, musicien même, il y a peu de domaines où il n'ait excellé. Il fut aussi un cinéaste militant, dévoué à la cause des peuples. Il est l'auteur d'un film devenu une œuvre-culte, La Jetée, son seul film de fiction et le premier récit composé de photographies. Discret à l'excès, farouchement indépendant, Chris Marker a arpenté son temps pour en déchiffrer autant de signes qu'il a été permis à un être humain d'embrasser.

La Dutch Sex New Wave des années 70

La Dutch Sex New Wave des années 70

Une sélection de films représentatifs d’un large mouvement contemporain du début des années 1970 qui abordait le sexe avec une franchise et une désinhibition représentatives d’une époque de Libération sexuelle dont le cinéma néerlandais est caractéristique. On reverra les premiers films de Paul Verhoeven (Business is Business, Turkish délices) tout en découvrant l’œuvre décomplexée de Wim Verstappen (Blue Movie) ou de Pim de la Parra (Franck en Eva).

En partenariat avec l’Ambassade des Pays-Bas.

Rainer Werner Fassbinder

Rainer Werner Fassbinder

Un des artistes les plus essentiels de la modernité européenne. Venu du théâtre, Rainer Werner Fassbinder (1945-1982) est l’auteur d’une imposante œuvre cinématographique et télévisuelle interrompue par sa mort prématurée. Ce fut l’une des figures les plus importantes du nouveau cinéma allemand. Son œuvre, nourrie de nombreuses influences cinéphiliques, se caractérise par une dénonciation violente et distanciée de la société allemande (Tous les autres s’appellent Ali, Le Droit du plus fort), un refus du naturalisme témoignant d’un sens aigu et véhément des rapports de classes et du refoulé de l’Allemagne de son histoire contemporaine (Une femme allemande, Le Secret de Veronika Voss). À l’occasion de la rétrospective, sera projeté son feuilleton télévisé inédit : Huit heures ne font pas un jour.

En partenariat avec Carlotta Films

Toute la mémoire du monde

Toute la mémoire du monde

Festival international du film restauré, 6ème édition - Du 7 au 11 mars 2018

À travers un programme cinéphile et éclectique, cette manifestation rend hommage au travail des archives, des ayant-droit, des studios et des laboratoires pour sauver les œuvres  du passé. La programmation se composera à nouveau de plusieurs sections thématiques et donnera lieu à un intense programme de rencontres, d’ateliers et de ciné-concerts. Dans le cadre du festival, de nombreuses projections seront accueillies par des cinémas parisiens ainsi qu’en région.

En partenariat avec le Fonds Culturel Franco-Américain (DGA - MPA - SACEM - WGAW), Kodak, Hiventy, l’AFCAE et l’ADRC


Cinéma - Eté 2018

William Wyler

William Wyler

Le prototype du cinéaste hollywoodien classique et prestigieux. Après des débuts pour Universal où il tourne des westerns muets en deux bobines, William Wyler (1902-1981) devient un spécialiste des fictions psychologiques et des films à « grands sujets », parfois remarqués pour leur style visuel et leurs idées de mise en scène. Ses portraits de femmes sont acérés et subtils (La Vipère et L’Insoumise avec Bette Davis, L’Héritière avec Olivia de Havilland). Avec Les Plus Belles Années de notre vie en 1946, il signe une œuvre majeure, portrait fidèle et sombre de l’ambiance aux États-Unis dans l’immédiat après-guerre. Il reste fidèle aux productions de prestige (Ben-Hur en 1959) et aux thèmes « à problèmes » (La Rumeur) tout en osant au terme de sa carrière une approche originale pour représenter une pathologie (L’Obsédé, 1965).

Robert Bresson

Robert Bresson

Un des cinéastes les plus solitaires et les plus singuliers du cinéma français. Venu de la peinture, une voie artistique qu’il décide d’abandonner, Robert Bresson (1901-1999) réalise son premier long métrage en 1943, Les Anges du péché. À partir de 1951 et de son Journal d’un curé de campagne, d’après Bernanos, il abandonne le recours aux acteurs professionnels et privilégie la notion de « modèles » pour atteindre une certaine neutralité de jeu. La recherche d’une forme à la fois sèche et souveraine, immanente et transcendante, s’accomplit ou se trouve sur le chemin de son accomplissement avec Un condamné à mort s’est échappé en 1956, Pickpocket en 1959, Procès de Jeanne d’Arc en 1962. Cette quête ascétique, ce souci de dédramatiser le récit, a produit une œuvre radicale, fulgurante (Au hasard Balthazar), hantée, jusqu’aux derniers films (Le Diable probablement, L’Argent), par la question du mal et de la rédemption.

En partenariat avec le Festival international de La Rochelle.

Sergio Corbucci

Sergio Corbucci

Sergio Corbucci (1927-1990) est l’un des inventeurs du western italien qu’il enrichit d’idées baroques (Django en 1966, Le Grand Silence en 1968) quand il n’en fait pas le vecteur d’un discours politique anti impérialiste (sa série « révolutionnaire » : Le Mercenaire, Companeros !). Corbucci a pourtant débuté dès les années 1950, servant jusqu’au années 1960 les genres à la mode comme la comédie (Les Deux Maréchaux) ou le péplum (Romulus et Remus, Le Fils de Spartacus). Corbucci fut l’un des piliers d’un grand cinéma populaire italien aujourd’hui disparu.

Reprise de la Semaine de la critique

Reprise de la Semaine de la critique

La Cinémathèque reprend la sélection (courts et longs métrages) de la Semaine de la critique du festival de Cannes qui explore et révèle la jeune création cinématographique du monde entier. Créée en 1962 par le Syndicat français de la critique de cinéma, la Semaine de la critique s’est fixé pour mission première de découvrir et de promouvoir les jeunes talents du cinéma et de la critique. Ont ainsi été découverts à la Semaine Bernardo Bertolucci, Ken Loach, Wong Kar-wai, Miranda July, Jacques Audiard, Rebecca Zlotowski, Alejandro González Iñárritu, Arnaud Desplechin ou encore Jeff Nichols, parmi beaucoup d’autres.

Joël Séria

Joël Séria

Personnalité un peu excentrique du cinéma français, Joël Séria est l’auteur d’une œuvre anarchisante, joyeuse (à l’exception du sombre Mais ne nous délivrez pas du mal, 1971), paillarde même et non exempte d’un roboratif mauvais goût. Si Marie-Poupée (1976) est la peinture d’une inquiétante déviation sexuelle, Charlie et ses deux nénettes (1973), Les Galettes de Pont-Aven (1975) ou Comme la lune (1977) sont autant de portraits de personnages particulièrement truculents.

En présence de Joël Séria


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