Koji Wakamatsu

En sa présence (24 novembre- 2 janvier)

La Cinémathèque présentera une quarantaine de titres, soit la rétrospective la plus importante jamais consacrée au cinéaste. Koji Wakamatsu est l’enfant terrible du jeune cinéma japonais des années 1960 et 1970. Un érotisme sophistiqué et cru en même temps se confond avec une critique radicale de l’aliénation. Mais l’audace politique est servie par une virtuosité formelle qui participe d’un travail intense de déconstruction. Dans les années 1970, son engagement politique anti impérialiste se durcit et il participe à la réalisation de films militants.

Autour de la rétrospective :
Leçon de cinéma "Wakamatsu par Wakamatsu"


Serguei M. Eisenstein

(1-19 décembre)

Un des géants de l’histoire du cinéma mondial. Eisenstein aura été à la fois un théoricien et un praticien qui a révolutionné l’art et le langage cinématographique. Il a en effet consacré son immense talent formel et visionnaire à représenter le bouleversement que fut la Révolution d’Octobre et plus largement l’histoire de la Russie. Il a utilisé les modes de perception du spectateur comme un champ d’expériences inédits dans des chefs d’oeuvre comme Le Cuirassé Potemkine (1925), Octobre (1927), Alexandre Nevsky (1937) ou Ivan le Terrible (1945).


Edwar Yang

(8-26 décembre)

Disparu en 2007, Edward Yang peut être considéré comme l’un des chefs de file de la nouvelle vague taïwanaise qui apparaît au début des années 1980 avec des cinéastes comme Hou Hsiao-hsien ou Tsai Ming Liang. Auteur de huit longs métrages, Edward yang a su conjuguer un style raffiné avec une approche précise de la réalité urbaine taïwanaise. Il a su également conjuguer la nostalgie de souvenirs personnels à une mise en scène dont l’apparente simplicité cache une véritable complexité formelle et témoigne d’une intelligence unique.

Alfred Hitchcock

Né en 1899, Alfred Hitchcock a été considéré, d’abord en Grande-Bretagne, puis à Hollywood, comme le maitre du suspens. Cette étiquette, forgée par un demi-siècle de films d’espionnage, de drames criminels, de comédie noires ou de thrillers angoissant est insuffisante à décrire son génie.  Reconnu comme un grand artiste du cinéma par la critique française dès les années 1950, Hitchcock fait, en effet, partie de ces réalisateurs qui ont su concilier, avec une virtuosité rare, métaphysique et divertissement.

Jacques Baratier

Un inclassable du cinéma français. L’oeuvre de Baratier témoigne d’une diversité autant que d’une ambition singulière. La Poupée en 1962 est l’adaptation d’un scénario de Jacques Audiberti. L’Or du duc, en 1965 est une comédie originale. La  Ville-Bidon porte un regard implacable sur les  bidonvilles parisiens d’alors. La carrière de Jacques Baratier ne s’est inscrite dans aucune mode du  cinéma français mais a suivi, au contraire, un chemin parfois inattendu mais toujours libre.