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Accueil critique des films de Andrzej Wajda

L'Homme de fer / Czlowiek z zelaza

 

L’Aurore

« L’Homme de fer est avant toute chose un hymne à la gloire de la volonté et du courage humain (…). Un film d’une force exceptionnelle parce qu’il vous laisse fier d’appartenir à la race des hommes. »

Claude Baignères, 19/08/1981

 

Le Canard enchaîné

« L’Homme de fer, un coup de foudre entre le présent qui fait et la caméra de Wajda. C’est aussi ça le miracle polonais. »

André Rollin, 26/08/1981

 

La Croix

« Depuis Kanal ou Cendres et diamants, Wajda s’est affirmé comme le cinéaste de la mémoire nationale polonaise. L’Homme de fer, c’est l’enracinement le plus profond de ce peuple. Maîtrisant totalement une œuvre où la fiction se mêle étroitement aux événements les plus récents, s’imprégnant de leur substance, Wajda donne à ses compatriotes le gage que plus jamais ne pourra être comme avant. Quel que soit l’avenir de la Pologne, ce film aura sa part dans son évolution politique et l’on peut même espérer que la force aussi bien artistique que morale de ce message sera telle qu’il ne pourra jamais être renié. »

J.-P. Hauttecoeur, 20/08/1981

 

Les Echos

« Cinématographiquement, ce film tourné très vite, à chaud, et dans l’enthousiasme (…) n’est certes pas sans défauts. Il ne sait pas toujours s'évader de la gangue brouillonne de l’actualité, il manque parfois de recul et de concision. Mais on ne le juge pas (…) selon les critères traditionnels. Il empoigne, et passionne. Il nous fait vire avec l’Histoire. »

Annie Coppermann, 19/08/1981

 

L’Express

« L’Homme de fer est un carnet d’esquisses griffonnées à la hâte : dans ses faiblesses − construction floue, longueurs − comme dans sa force − la violence du témoignage − le film résume, par éclats, la vision à la fois théâtrale et fiévreuse de Wajda, cinéaste lyrique. »

François Forestier, 27/08/1981

 

France Soir

"Il y a surtout l’extraordinaire virtuosité avec laquelle Wajda a su faire entrer sa fiction dans une actualité mouvante et incertaine. Sur ce point le film est exemplaire et riche d’enseignements pour l’avenir. On ne peut s’y tromper : on trouve en plus du talent de tous un élan d’une sincérité total vers un idéal social auquel tout un peuple croit malgré les menaces intérieures et extérieures. L’Homme de fer est l’une des œuvres qui font la nécessité et la grandeur du cinéma. »

Robert Chazal, 18/08/1981

 

L’Humanité

« L’Homme de fer est, de toute évidence, un film réalisé avec l’emportement d’un jeune cinéaste, hâtivement, nerveusement, tranchant dans la chair vive, et cela encore est loin d’être un défaut. Même si l’approche de la vérité est parfois délicate et douloureuse. »

François Maurain, 21/08/1981

 

L’Humanité Dimanche

« Si l’immense qualité de L’Homme de fer réside dans cette tentative courageuse, audacieuse même, d’approcher par le récit mi-documenté mi-fictionnel une réalité politique contemporaine et problématique au possible, son défaut majeur est de n’avoir pas su marquer les frontières entre l’un et l’autre. D’avoir sans cesse confondu les différentes instances de la représentation et du réel, pour aboutir à une œuvre qui ne délivre finalement aucun sens politique clair ni n’enrichit le débat en cours. »

Gérard Vaugeois, 28/08/1981

 

Libération

« Le projet patriotique de Wajda exige bien sûr une forme cinématographique simple et traditionnelle. L’Homme de fer est un film compliqué mais pas complexe. Il faut un cinéaste un peu académique et Wajda est justement ce cinéaste. Il a une approche vieillote du cinéma, un cinéma de l’idée-à-faire-passer, du rendu, du léché illustratif, un cinéma sans mystère, un cinéma qui est resté émerveillé devant Citizen Kane et qui n’a rien connu des aventures terrifiantes du cinéma moderne. »

Serge Daney, 19/08/1981

 

Le Matin

« L’originalité de L’Homme de fer, ce qui fait sa véritable qualité artistique (…), c’est précisément la réconciliation qu’il opère entre les exigences du cinéma qui entend rendre compte de l’événement avec le maximum de promptitude et puiser son matériau au cœur même de l’actualité la plus vive et celles du cinéma émotionnel qui se nourrit d’effets contrôlés ; qui nécessite une organisation impérieuse du temps et de l’espace, qui exige, en un mot, les contraintes d’une mise en scène (…). L’Homme de fer est bien un chef-d’œuvre, tant pis s’il est superflu de le redire. Non pas malgré ses imperfections, mais peut-être à cause d’elles. »

Michel Pérez, 19/08/1981

 

Le Monde

« L’Homme de fer n’est pas seulement un film événementiel. Porté par l’histoire, certes, il est aussi l’œuvre d’un grand cinéaste, qui a recomposé, sur plus de dix années aboutissant à l’été 1980, tout un paysage social, politique et psychologique selon le point de vue de ceux qui ont traversé, vécu, ces années. La forme narrative de L’Homme de fer est la même que celle de L’Homme de marbre (…). La fiction romanesque, avec ses plongées dans le passé, s’intègre à l’événement contemporain par une mise en scène digne des plus beaux, des plus importants films de Wajda. »

Jacques Siclier, 18/08/1981

 

Les Nouvelles littéraires

« Un film en état d’urgence qui ne pouvait être tout à fait à la hauteur de l’événement, car trop proche de lui (…). C’est bien cette osmose entre le réel et la fiction qui donne tout son poids à L’Homme de fer. Sur l’écran, chacun ou presque joue son propre rôle (…). Plus que jamais au diapason de son pays, Wajda, cinéaste-institution (…), apparaît bel et bien aujourd’hui comme la conscience officieuse de tout son peuple. Situation exceptionnelle d’un créateur dont l’œuvre devient comme le miroir des mutations en cours dans son pays. »

Michel Boujut, 20/08/1981

 

Le Nouvel Observateur

« D’abord un film d’urgence, un film qui s’avance sur l’arête étroite du présent, un film périlleux, Wajda progresse avec un balancier entre les mains (…). L’Homme de fer passionne surtout comme témoignage et comme symptôme : il nous parle de la Pologne d’aujourd’hui, d’une actualité qui nous brûle, d’une confiance qui serre la gorge, il est lui-même cette actualité et cette confiance. Enfin, qu’il soit signé Andrzej Wajda ne laisse pas non plus indifférent. »

Frédéric Vitoux, 22/08/1981

 

La Nouvelle République du Centre-Ouest

« Le témoignage [que l’œuvre] apporte, le message qu’elle lance au monde constituent, tout simplement, un excellent spectacle. Suite de L’Homme de marbre, le nouveau Wajda s’impose par sa clarté et par une intensité dramatique d’autant plus remarquable qu’elle explose dans la banalité du quotidien. »

Bernard Hamel, 28/08/1981

 

Le Point

« Réussite exceptionnelle, L’Homme de fer est une œuvre d’art surgie tout droit du fracas de l’actualité. Dans l’histoire du cinéma, on ne voit guère que L’Espoir d’André Malraux à lui comparer. Encore L’Espoir-film restera-t-il une entreprise inachevée. Il est significatif que l’un des projets de Wajda soit, justement, de porter à l’écran L’Espoir-roman, après avoir tourné une vie de Danton (…). En dépit de sa pente documentaire, L’Homme de fer est le contraire d’un film de circonstance. »

Pierre Billard, 17/08/1981

 

La Quinzaine littéraire

« L’Homme de fer est le roman d’une proximité impossible, l’empire frustrant du document, du ouï-dire, de la seconde main. Winkiel et Maciek passent et repassent sur l’écran pour masquer et démasquer le réel. Le sujet, ici, c’est l’embrayeur, le témoin. L’Homme de fer, c’est l’anti-Citizen Kane. »

Louis Seguin, 16/09/1981

 

Le Quotidien de Paris

« On est frappé par une atmosphère de piété, piété filiale, nationale, politique autant que religieuse. Certaines scènes, pourtant hâtives, marqueront, comme l’annonce de la mort du père. Pour nous, L’Homme de fer n’est pas un chef-d’œuvre, mais pour la Pologne, c’est quelque chose d’important. »

M. P., 21/08/1981

 

Révolution

« L’Homme de fer est un film important qu’il faut courir voir. Il est l’exemple unique d’un grand film de fiction en prise directe sur la réalité de son époque (…). Il représente une date pour des quantités de raisons. Il est la marque, pour citer Wajda, de l’espoir que nous prenons le chemin qui sera celui de l’acceptation du système social dans lequel nous vivons. Mais il ne peut être reçu inconditionnellement. Ce n’est pas trahir ni la politique ni le cinéma que de ne pas masquer ses faiblesses. »

Jean Roy, 28/08/1981

 

Télérama

« Cet aspect documentaire, important surtout pour l’étranger, n’est pas le seul intérêt de L’Homme de fer. Il y a plus : une réflexion sur l’Histoire. Et ce qui est absolument nouveau : une réflexion sur l’Histoire en train de se faire. Wajda n’a pas voulu réaliser un simple reportage sur les événements de Gdansk. Ce qu’il entend nous conter, c’est la prise de conscience du peuple polonais à travers quelques personnes qui en incarnent les différentes tendances. »

Claude-Marie Trémois, 19/08/1981

 

La Vie Ouvrière

« L’Homme de fer n’est pas un film historique dans la mesure où il n’est pas à même de prendre le recul nécessaire. Il ne nous montre, comme l’a dit Wajda, que la partie émergée de l’iceberg. Mais c’est un moment d’histoire courageusement porté sur tous les écrans du pays par ceux qui l’ont vécu et continuent de le vivre dans une Pologne en crise. La situation présente confère naturellement à L’Homme de fer, partout en Occident, un impact considérable. Elle lui vaut, de toutes parts, des applaudissements enthousiastes et bruyants dont je ne garantis pas toujours la sincérité. Jamais la classe ouvrière polonaise n’a eu autant d’amis. »

Serge Zeyons, 09/09/1981

Programmation et calendrier

Jeudi 9 Septembre 2010

14h30LA PROIE NUE
CORNEL WILDE
HL
17h00Cycle Ernst Lubitsch
LES FILLES DE KOHLHIESELS / DOKTOR SATANSOHM
GF
19h30Cycle Catherine Breillat
SEX IS COMEDY
CATHERINE BREILLAT
GF
20h00Cycle Ernst Lubitsch
LA POUPEE
ERNST LUBITSCH
Accompagnement musical par Neil Brand
HL
20h30CHANTAGE
HENRI DEBAIN
JE
21h30Cycle Catherine Breillat
BREVE TRAVERSEE
CATHERINE BREILLAT
GF

Vendredi 10 Septembre 2010

14h30SALOME
CARMELO BENE
HL
17h30Cycle Catherine Breillat
ZANZIBAR
CHRISTINE PASCAL
GF
19h00Cycle Ernst Lubitsch
LE LIEUTENANT SOURIANT
ERNST LUBITSCH
HL
19h30Lech Kowalski
LECH KOWALSKI, D.O.A.
LECH KOWALSKI
GF
20h30LE CRIME DE LORD ARTHUR SAVILLE
RENE HERVIL
JE
21h00Cycle Ernst Lubitsch
PARADIS DEFENDU
ERNST LUBITSCH
HL
21h30Lech Kowalski
LECH KOWALSKI, BREAKDANCE, GRINGO
LECH KOWALSKI
GF
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Septembre - novembre 2010