
L’Aurore
« Le Bois de bouleaux est un film secret, plein de tendresse et de violence contenues, qu’on regardera comme on lit un poème, où la mort même serait lumineuse ».
G.T., 02/02/1978
Le Canard Enchaîné
« Méditation morose d’une part, exubérance maladive de l’autre : on imagine à quelles outrances pouvait mener ce contraste. Mais Andrzej Wajda n’exagère ni les caractères ni les affrontements. Il procède par touches simples et fortes. On retrouve dans son film la sobre puissance d’œuvres antérieures comme Cendres et Diamants et La Terre promise (…). En bref, le talent multiple de l’auteur et de ses interprètes y montre plus que le bout de l’orée ».
Jean-Paul Grousset, 08/02/1978
La Croix
« C’est une double méditation sur la vie et la mort que propose le cinéaste (…). Par instants, il arrive à Wajda d’insister un peu trop sur les symboles évidents (…), ou de rechercher, fleurs de rhétorique, des parallèles surabondamment éloquents avec l’œuvre (...). Mais ce sont là vétilles, en regard de la leçon de sagesse – vie et mort également inéluctables – que propose Le Bois de bouleaux à tout homme enclin à la révolte et au désespoir. De très grands acteurs, prodigieusement accordés à la trame murmurée du récit, hantent le film ».
Jean Rochereau, 16/02/1978
Les Echos
« A la fois chargé de symboles, pour les hommes la mort donne la vie, comme l’hiver prépare le printemps, et truffé de très jolies scènes d’un réalisme à la fois simple et lyrique. C’est parfois un peu long, mais toujours très beau, et remarquablement joué (…). Une sorte d’hymne grave à la vie ».
Annie Coppermann, 03/02/1978
Le Figaro
« Que le récit, serti dans la forêt polonaise de années trente, trahisse une évidente imprécision d’écriture et que la mise en scène, de son côté, ne soit pas exempte d’incohérences ni d’approximations, n’enlève rien, ou presque rien, à la beauté allégorique d’une expression cinématographique enracinée dans les frémissements du sol, dans l’ardeur des regards et dans la conscience implicite d’une identité nationale aigue ».
Michel Marmin, 01/02/1978
France Soir
« Le Bois de bouleaux est un petit chef d’œuvre, signé par l’un des plus grands réalisateurs polonais. C’est une méditation poétique sur la vie et la mort dans un cadre d’une admirable beauté ».
Robert Chazal, 09/10/1978
France Catholique
« Le Bois de bouleaux, loin de toute mièvrerie et de toute complaisance, est une extraordinaire réflexion – il faudrait dire peinture – sur la mort et l’amour (…). Il n’y a pas dans tout le film l’ombre d’un quelconque didactisme. Les paroles, les caractères, les comportements ont la pureté et la dureté du diamant (…). Sobriété, ici, ne veut pas dire pauvreté. La mise en scène de Wajda est d’une telle richesse, d’une telle originalité, quelle nous rappelle malgré tout le profond romantisme de Wajda, son suprême raffinement, son dandysme qui échappe toutefois à la morbidité (…). Toutes ces immenses qualités font pardonner le premier quart d’heure, truffé d’étonnantes faiblesses techniques : ombres de caméra, mauvais cadrages corrigés par des recadrages, fausses transitions… un quart d’heure seulement. Après vient le feu du génie ».
Pierre Dalby, 03/02/1978
France Nouvelle
« Le Bois de bouleaux n’est si beau dans ses images de forêt que par son infinie tendresse pour les gestes, les sentiments humains. Un rai de soleil y a autant d’importance qu’un dernier souffle. Ce film palpite d’une agonie, d’un dernier geste de vie, il palpite de vie, de confiance en eux, en nous ».
Albert Cervoni, 13/02/1978
L’Humanité Dimanche
« Le plus grand des cinéastes polonais nous offre une vision à la fois picturale et poétique, sentimentale et philosophique, des rapports entre la vie et la mort (...). Des films comme ça sont rares. Pas un seul instant l’ennui n’envahit l’écran malgré la rigueur du sujet. Quant à la beauté formelle, les références à une certaine peinture de Malczewski et leurs rapports avec l’image du film, voilà qui trouble, émeut. L’art, oui. Et pas gratuit... »
Samuel Lachize, 10/02/1978
Libération
« L’esthétisme du film, qui se nourrit de la tradition polonaise, trouve ainsi sa justification (...). Film-détour donc, parenthèse significative qui rassemble en fait les images éparses d’un autre propos, parallèle, latent mais insistant dans toutes les œuvres de Wajda. Ses fulgurances, plus ou moins secrètes, épèlent les symboles de ce qui s’institue comme l’autre mythologie polonaise, celle qui justement s’affirme quand les grincements du rouet de l’Histoire s’estompent ».
Lech Michal Rawicki, 11/02/1978
Lutte Ouvrière
« Tout le film est très beau, bien que très simple, sans effets spectaculaires ni paysages particulièrement magnifiques ».
Jean Hainaut, 11/02/1978
Le Matin
« Il faut prendre ce film pour ce qu’il est, à savoir une expérience télévisuelle intéressante, l’illustration consciencieuse d’un texte au symbolisme psychologique quelque peu daté ».
Michel Perez, 03/02/1978
La Marseillaise
« Un beau film sombre que ce film. Il est plein de détails aigus qui nous invitent à vivre avec la plus grande attention, la plus grande tension de tous les sens : cette goutte d’eau qui résonne infiniment dans une cuve, comme une symphonie minuscule de hasard, par exemple. Un film dans la lignée des grands Bergman, ou de Providence d’Alain Resnais, mais avec sa force spécifique, sa symbolique propre ».
Claude Mastre, 23/06/1978
Le Midi Libre
« Le bois de bouleaux et la maison forestière comme Wajda sait les exploiter donnent à ce film un charme envoûtant. La beauté du lieu impose aux passions, ou plutôt à leur expression, sa sérénité. Elle les oblige au silence, à ce silence qui n’est point vacuité, mais bruissement intime des âmes dans la profondeur de leur sous-bois. Wajda excelle à nous faire entendre ce silence-là ».
Jacques André, 20/04/1978
Le Monde
« Ce film prodigieusement beau (...) est animé d’une violence contenue, fait apparaître d’une manière émotionnelle les sentiments intérieurs des deux frères (...). En méditant sur la mort, Wajda a exprimé la même foi en la vie que dans ses œuvres historiques. Son chuchotement ressemble à ses cris ».
Jacques Siclier, 06/02/1978
Le Nouvel Observateur
« Ce poème, Wajda l’a filmé en poète. Il détruit toute tentation réaliste par le traitement qu’il fait subir à la couleur ».
Jean-Louis Bory, 13/02/1978
Ouest-France
« Il y a dans ce film de très belles séquences (...). Et toujours et surtout ce glas du « jamais plus » dans un corps dans lequel la vie et la sexualité chantent, vibrent, s’exaspèrent. Oui, rien n’est plus vivant que ce très proche cadavre (...). Alors notre mémoire oublie les nombreuses maladresses, les exagérations et garde seulement le souvenir d’un hymne à la vie ».
L.-Françoise Hervieu, 25/03/1978
Politique Hebdo
« Que l’on ne s’y méprenne pas, l’éternité du thème ou ses implications philosophiques n’alourdissent à aucun moment l’évidence vertigineuse de cette fable (...). La mise en scène du Bois de bouleaux procède d’un baroque où ce que les surréalistes appelaient le hasard objectif fait souvent mouche. C’est une fiction qui vise l’effet prémonitoire (...). Faute d’en expliquer le mystère, le poète traverse une forêt de symboles à qui il prête la cohérence d’une incomparable symphonie. Andrzej Wajda est d’abord un musicien ».
Jean Duflot, 13/02/1978
Le Provençal
« Un très beau film, d’un romantisme à la polonaise de l’auteur de Cendres et Diamants et de Kanal, Andrzej Wajda, l’un des cinéastes de talent d’aujourd’hui. L’amour, la mort, l’angoisse, la sensualité et la beauté de la nature sont les thèmes essentiels de ce film à quelques personnages. Un poème en images où les symboles se faufilent à travers les bouleaux argentés d’un bois qui cerne la maison d’un garde forestier (...). Parabole ? Peut-être. En tous cas poème en prose qu’il faut voir ».
Riou Rouvet, 09/07/1978
Le Quotidien de Paris
« Aucun autre film d’Andrzej Wajda n’aura été à ce point habité par un romantisme fiévreux, à mille lieues de toute allusion politique : tiré d’un roman des années 30, Le Bois de bouleaux est d’un esthétisme échevelé, qui rappelle la mythologie de l’âme slave dans toute sa splendeur (...). Imaginerait-on l’un de nos cinéastes tenter pareille aventure ? (...) En attendant, il ne faut pas manquer l’admirable Bois de bouleaux, ne serait-ce que parce qu’un tel film n’est plus concevable chez nous, qu’il s’agisse du grand ou du petit écran ».
Henry Chapier, 03/02/1978
Le Quotidien du Médecin
« Le talent du réalisateur est le même, qu’il s’agisse d'une réflexion historique ou d’une réflexion intime sur la mort et la vie ».
Renée Carton, 13/02/1978
La Réforme
« C’est un poème intimiste, lyrique et symbolique tout à la fois (...). Cela ne va d’ailleurs pas sans une certaine lenteur et exige des spectateurs occidentaux que nous sommes, habitués à des récits haletants et superficiels, une volonté de se laisser prendre par un charme subtil qui tarde un peu à se manifester. Mais la fin du film est superbe, et singulièrement les moments allégoriques ».
Michel Bony, 18/02/1978
Rouge
« Par des images splendides, empreintes d’un profond lyrisme, Wajda tire de cette nouvelle morbide une envolée symbolique : tout conflit ne trouve sa résolution que dans la mort, lorsque les morts on rejoint les morts, et les vivants les vivants ».
Michel Laszlo, 04/02/1978
Sud Ouest
« Ce grand film épicurien déroule ses fastes dans une étude symphonique de blanc et de bleu pâle, de noir et de vert argenté (...). Entre Bergman et Renoir, Wajda a su trouver son propre chemin. Il faut absolument le suivre ».
J.-L. Demangeat, 28/04/1978
Télérama
« Dans ses mises en scène, où chaque thème évoque toujours son inverse (paix-guerre, beauté-laideur, réalisme-onirisme...), Wajda clame, une fois encore, le plus beau message qui soit : que l’amour régénère la nature humaine ».
Jean-Luc Douin, 08/02/1978
Vendredi 30 Juillet 2010
| 14h30 | Cycle Tournages LES RAPACES ERICH VON STROHEIM | HL |
| 17h00 | Riccardo Freda SEPT EPEES POUR LE ROI RICCARDO FREDA | HL |
| 19h00 | Akira Kurosawa LE CHÂTEAU DE L'ARAIGNEE AKIRA KUROSAWA | HL |
| 19h30 | Riccardo Freda LE SPECTRE DU PROFESSEUR HICHCOCK RICCARDO FREDA | GF |
| 20h30 | SIRENE KAREL STKELY | JE |
| 21h15 | Akira Kurosawa RASHOMON AKIRA KUROSAWA | HL |
| 21h30 | Riccardo Freda L'OR DES CESARS RICCARDO FREDA, SABATINO CIUFFINI | GF |
Samedi 31 Juillet 2010
| 14h30 | Cycle Tournages SYLVIA SCARLETT GEORGE CUKOR | GF |
| 15h00 | Akira Kurosawa SANJURO AKIRA KUROSAWA | HL |
| 17h00 | Riccardo Freda LA CHARGE DES COSAQUES RICCARDO FREDA | GF |
| 19h00 | Riccardo Freda ROGER LA HONTE RICCARDO FREDA | HL |
| 19h30 | Akira Kurosawa LA SOURCE (BERGMAN) - LA SOURCE INGMAR BERGMAN | GF |
| 20h30 | JARDIN DE PIERRE PARVIZ KIMIAVI | JE |
| 21h00 | Akira Kurosawa LA FORTERESSE CACHEE AKIRA KUROSAWA | HL |
| 21h30 | Riccardo Freda TOUTE LA VILLE CHANTE RICCARDO FREDA | GF |