
Arts
Sur L’Amour à vingt ans.
« Premier mérite de ce film : il illustre parfaitement ce qu’on peut entendre par ton nouveau au cinéma. Souplesse et liberté de la caméra se mêlant à la foule des rues, importance de la bande sonore, recherche du dialogue vrai, excellente utilisation de l’espace cinémascopique, cadrages habiles − quatre sketches relèvent du cinéma moderne, d’un cinéma jeune, libre, parfois désinvolte. »
Sur Varsovie.
« Sans hésitation possible, ma préférence va au film de Wajda. Réussite technique éclatante : j’ai rarement vu les gros plans, le cadrage et le cinémascope conjointement utilisés avec autant de sensibilité pour traduire les rapports entre les personnages (…). Les quelques vingt minutes de Wajda sont vingt minutes de très grand cinéma. Elles écrasent, dans notre souvenir, les quatre autres sketches. »
Jean-Louis Bory, 27/06/1962
Le Canard Enchaîné
Sur L’Amour à vingt ans.
« Oublions vite la séquence allemande (…) ainsi que l’histoire italienne (…). Trois bons sketches sur cinq [François Truffaut, Shintaro Ishihara, Andrzej Wajda], la moyenne est honorable. »
Sur Varsovie.
« Illustré par Andrzej Wajda, le scénario polonais a pour cadre le zoo de Varsovie (…). Ce pourrait être risible. C’est gentiment parodique, tendrement grave, parfois poignant. »
Jean-Paul Grousset, 27/06/1962
Combat
Sur L’Amour à vingt ans.
« Tout est dit avec une prodigieuse éloquence, éloquence romantique, d’une sensibilité étrange et qui jamais ne cède pourtant à la redondance. On ne pouvait être à la fois plus cruel et plus tendre. C’est du cinéma presque instinctif, et l’instinct est ici admissible dans sa violence et sa fragilité. Il faut aller voir L’Amour à vingt ans pour Truffaut et Wajda. »
Sur Varsovie.
« Plus grave, plus profond, plus secret, et plus subtil aussi, est le sujet traité par Wajda. »
Pierre Marcabru, 27/06/1962
La Croix
Sur L’Amour à vingt ans.
« L’idée de L’Amour à vingt ans portait beaucoup d’espoirs. Ceux, précisément, de la jeunesse, de la pureté − même candide, − de l’enthousiasme. Et l’on gage que Pierre Roustang [le producteur], qui avait eu cette idée-là, songeait à quelque fleur bleue ! Hélas ! c’est de fleurs noires et vénéneuses (à une exception près) qu’il s’agit. Pourquoi ce gauchissement d’un thème où la fraîcheur était de mise ? »
Sur Varsovie.
« Certains portent aux nues l’histoire venue de Varsovie. Et filmée par Wajda, qui fit Kanal. Je suis incapable d’un tel éloge. A mes yeux, quiconque met en cause les droits sur nous des héros ne peut être admiré. Et je doute, au surplus, qu’une seule jeune fille, même polonaise (…) réagisse de manière aussi confondante. Le fossé qui sépare les générations, il se peut que cela existe. Je ne l’ai, pour ma part, jamais ressenti. Et regrette donc à ne pouvoir apprécier un thème qui me demeure totalement étranger. »
Jean Rochereau, 03/07/1962
L’Express
Sur L’Amour à vingt ans.
« Il faut parler de ce film aujourd’hui pour deux raisons : l’une est que, si le voyez qui passe ici ou là, vous ne perdrez pas votre temps en assistant au premier [Truffaut] et au cinquième [Wajda] des épisodes qui le composent. Quarante minutes sur cent, ce n’est pas négligeable. »
Sur Varsovie.
« Le dernier épisode, réalisé par Andrzej Wajda, met en scène un groupe d’étudiants polonais auquel le hasard adjoint, pour une heure, un croulant. Un qui a fait la guerre, un qui a été partisan. C’est savoureux, cruel, gai et glacé comme la jeunesse. »
Françoise Giroud, 12/07/1962
Le Figaro
Sur L’Amour à vingt ans.
« Encore un sujet imposé ! Toujours cette mode abusive des films à sketches, sous prétexte d’un ou deux succès commerciaux obtenus d’après la même formule (…). Deux sketches acceptables sur cinq [Truffaut, Marcel Ophuls], faible bilan. Mais tel est l’habituel destin de ces œuvres disparates où l’arbitraire tient une trop large part. »
Sur Varsovie.
« L’histoire polonaise de M. Wajda est ambiguë, presque gênante. Une certaine demoiselle exige un fiancé courageux puis l’accepte lâche. La philosophie des rapports entre le romantisme et l’héroïsme supporte mal ces excès contraires. Grâces soient rendues néanmoins au charme exquis de l’interprète : Barbara Lass. »
Louis Chauvet, 25/06/1962
Le Figaro Littéraire
Sur L’Amour à vingt ans.
« Le chapitre de Wajda comme celui de Truffaut bénéficient d’un élément qui donne une dimension et une profondeur de surcroît à leurs sketches : ce sont les comédiens de Cendres et diamants et des Quatre cents coups, Zbigniew Cybulski et Jean-Pierre Léaud qui interprètent dans L’Amour à vingt ans leur même personnage, avec trois ans de plus (…). Les tentatives encore modestes de François Truffaut et d’Andrzej Wajda nous confirment dans l’idée que le retour des personnages, fameuse et si féconde idée balzacienne, a de l’avenir au cinéma. »
Sur Varsovie.
Ici encore, le témoignage vaut par la précision, l’exactitude, l’honnêteté, la rigueur. Mais il s’y ajoute ceci, dont nous apercevons rétrospectivement que le sketch de François Truffaut ne manquait certes pas, mais il ne réunissait pas aussi magistralement : une mise en forme transcendant le document et le muant en œuvre d’art sans rien lui faire perdre de son authenticité. »
Claude Mauriac, 23/06/1962
France Soir
Sur L’Amour à vingt ans.
« Il y a dans dans ce film de quoi passionner autant les sociologues que les amateurs de cinéma (…). Un film important, dans lequel on aura raison de voir un document qui doit faire date et auquel on n’a pas fini de se référer. »
Sur Varsovie.
« J’aime infiniment (…) l’interprétation de Barbara Lass dans le remarquable sketch polonais de Wajda. »
Robert Chazal, 30/05/1962
France Catholique
Sur L’Amour à vingt ans.
« Si l’on excepte le sketch italien [Renzo Rossellini] qui est une nullité quasi complète, la prise de vue est généralement excellente, la technique originale. On regrettera d’autant plus les imperfections du fond que la forme est pleine, souvent, de séduction. »
Sur Varsovie.
« Peut-être pour prouver trop bien à l’Occident que la jeunesse de Varsovie n’est pas du tout si conformisée et si soviétisée que l’on pense, Wajda s’est cru obligé à un sketch bien gênant (…). Il se peut, après tout, que les jeunes Polonaises soient fofolles à ce point, mais imaginer qu’un pareil fossé puisse exister − dans la capitale de la Pologne − entre une fille de vingt ans et un homme de trente ou trente-cinq ans (…) relève, à coup sûr, d’une fantaisie trop bien concertée. »
André Besseges, 05/07/1962
France Observateur
Sur L’Amour à vingt ans.
« L’Amour à vingt ans, quelle que soit son étiquette, sombre en définitive dans les roublardises habituelles à ce genre de pots-pourris : les seuls films à sketches qui survivent dans les mémoires sont ceux qu’on peut attribuer à un auteur unique (…). Les films qu’on le veuille ou non sont affaire de contenu. »
Sur Varsovie.
« Sans doute commente-t-il aussi à sa manière le conflit d’âge qui l’oppose à la nouvelle vague, à laquelle comme son héros, il se mêle par hasard et à ses dépens. L’aventure, en effet, lui est peu favorable : son sketch, assez mal bâti, chavire dans l’ivresse, et donne au film une chute artificielle qui embarrasse. »
Robert Benayoun, 28/06/1962
L’Humanité
Sur L’Amour à vingt ans.
« Un film amer, triste (…). Tout cela donne un ensemble homogène, mais il est à craindre que la jeunesse ne s’y reconnaisse pas, car la plupart de ses problèmes, les vrais, y sont escamotés. C’est cependant un film réalisé en dehors de toute vulgarité, facilité et insouciante. »
Sur Varsovie.
« Zbigniev Cybulski, le héros de Cendres et diamants, ne manque pas d’humour dans la composition du personnage tragique, douloureux, qu’il incarne ici, aux côtés de Barbara Lass, étudiante sensible aux exploits d’un brave homme, mais davantage portée vers les garçons de son âge… même lâches et inconscients… »
Samuel Lachize, 27/06/1962
Les Lettres françaises
Sur L’Amour à vingt ans.
« Enfin un film à sketches réussi. Sans doute par ce qu’il s’agit de cinq courts métrages d’auteurs, et non pas (comme pour Les Sept péchés capitaux ou La Française et l’amour) d’une commande téléguidée par un producteur soucieux de gagner beaucoup d’argent (…). Un film à ne pas manquer, en ne se dissimulant pourtant pas ses inégalités. »
Sur Varsovie.
« Le film d’Andrzej Wajda est plus évidemment élaboré. Il est peut-être l’œuvre la plus parfaite de cet excellent auteur (…). Wajda a sans doute mis un peu de lui-même dans son héros, puisque la guerre l’obsède et lui a fourni jusqu’ici le sujet de tous ses films (…). Sa nouvelle dépasse de loin une autocritique. Elle est pleine de chaleur humaine, de vérité, d’intérêt. »
Georges Sadoul, 04/05/1962
Libération
Sur L’Amour à vingt ans.
« Si je fais des réserves sur cette grisaille compromettante de la vie des adultes qui ne m’apparaît − du moins dans la majorité des cas − ni grise, ni compromettante (à moins que Truffaut n’ait voulu parler des nuages qui s’amoncellent sur nos têtes venant de tous les horizons… et des compromis dont nous vivons) la mélancolie désespérée des cinq sketches qui composent le film est en effet une évidence. »
Sur Varsovie.
« Le sketch du Polonais Andrzej Wajda (Kanal, Cendres et diamants) est le plus intelligent et en tout cas le plus émouvant. »
Jeander, 25/06/1962
La Libre Belgique
Sur L’Amour à vingt ans.
« L’échec (…) de L’Amour à vingt ans s’explique − au-delà des contingences − par l’absence de maturité ou de talent de ses auteurs. Il est significatif, en tout cas, que, sur les cinq épisodes que le film réunit (…), les deux seuls qui échappent à la médiocrité sont dus à des artistes au talent éprouvé : François Truffaut, dont le sketch français ouvre le film, et Andrzej Wajda qui clôture celui-ci, avec l’épisode polonais. »
Sur Varsovie.
« L’épisode d’Andrzej Wajda nous a légèrement déçu : d’abord parce qu’il est totalement étranger au sujet annoncé et qu’il développe un cas d’espèce. Ensuite, il s’appuie, exagérément à notre gré, sur l’anecdote (…). Le pathétique que le film poursuit obéit à des procédés trop visibles : tragique de situation et, pour une part, de fabrication. »
[S.N.], 20/07/1962
Le Monde
Sur L’Amour à vingt ans.
« L’Amour à vingt ans, malgré son titre printanier, n’est pas un film rose. C’est un film qui va de la mélancolie juvénile (le sketch de Truffaut) ou désespoir tragique (le sketch d’Ishihara) en passant par une prise de conscience lucide du fossé qui sépare deux générations pourtant proches l’une de l’autre (le sketch de Wajda). Cette gravité, cette tristesse latente, attachées à la passion, donnent son unité interne au film. »
Sur Varsovie.
« La plus accomplie cinématographiquement, celle qui nous laisse le souvenir le plus profond et le plus amer, et la plus significative également, est la polonaise. Avec ce sketch de vingt minutes, Wajda, l’auteur de Kanal et de Cendres et diamants, a peut-être réalisé son chef-d’œuvre. »
Jean de Baroncelli, 25/06/1962
Le Nouveau Candide
Sur L’Amour à vingt ans.
« Tout cela ne pèserait cependant pas très lourd, et le film, bâillant largement comme une huître au soleil, serait une franche déception, si l’on ne découvrait au milieu, perle brillante, gracieuse, finement irisée, le sketch de François Truffaut (…). La petite comédie qu’il vient de signer, chronique de notre temps, gaie, amère, pudique, d’une misogynie sans méchanceté, est incontestablement ce que le cinéma français a produit de meilleur cette année. »
Sur Varsovie.
« Le sketch polonais, cruel, sombre, ultra-romantique, dans Varsovie enneigée et misérable, est d’une facture beaucoup plus personnelle, et l’on y retrouve avec plaisir les qualités qui font d’Andrzej Wajda le plus intéressant des jeunes metteurs en scène de l’Est ».
René Cortade, 27/06/1962
Les Nouvelles littéraires
Sur L’Amour à vingt ans.
« Voilà des auteurs qui ont quelques chose à dire et qui trouvent tout naturellement les moyens pour le dire. Peut-être une technique plus simple ajouterait-elle encore à l’émotion. Mais on ne saurait demander à des garçons qui ont l’âge de leurs personnages de renoncer à ce formalisme qui triomphe d’un bout à l’autre de L’Amour à vingt ans. »
Sur Varsovie.
« La richesse, l’ampleur du thème traité par les cinéastes polonais Wajda, Zulawski et Stawinski risque de nous rendre injustes pour les auteurs des quatre autres sketches réunit dans cette production internationale. Cette histoire polonaise est la seule qui s’élève très largement au-dessus de l’anecdote individuelle ; dans sa brièveté elle constitue un document social aussi important que l’est, par exemple, Cendres et diamants. »
Georges Charensol, 28/06/1962
Paris Presse
Sur L’Amour à vingt ans.
« C’est dans cette gravité, ce sérieux, que L’Amour à vingt ans a trouvé son unité de ton. Ces cinq sketches réalisés par de jeunes metteurs en scène, joués par de jeunes comédiens et tournés en des lieux aussi divers que Paris et Tokyo, Rome et Varsovie, ont au moins en commun cette sincérité, cette volonté d’aveu et, en même temps, cette pudeur, ce refus de la pirouette et de la gaudriole. »
Sur Varsovie.
« On voudrait s’empêcher de recourir au procédé arbitraire du classement pour juger un film à sketches, mais alors comment faire pour dire que (…) l’épisode polonais de Wajda est le plus beau et le plus poignant ? »
Claude Veillot, 27/06/1962
Le Parisien
Sur L’Amour à vingt ans.
« Face à ces envois qui consacrent la défaite de l’ancien axe Rome-Berlin-Tokyo, nous avons fort heureusement, deux excellents sketches venus de Pologne et l’autre de France. »
Sur Varsovie.
« Le sketch polonais est signé Andrzej Wajda. Il est très inégal, mais comporte de merveilleux moments. »
André Lafargue, 02/07/1962
Vendredi 10 Septembre 2010
| 14h30 | SALOME CARMELO BENE | HL |
| 17h30 | Cycle Catherine Breillat ZANZIBAR CHRISTINE PASCAL | GF |
| 19h00 | Cycle Ernst Lubitsch LE LIEUTENANT SOURIANT ERNST LUBITSCH | HL |
| 19h30 | Lech Kowalski LECH KOWALSKI, D.O.A. LECH KOWALSKI | GF |
| 20h30 | LE CRIME DE LORD ARTHUR SAVILLE RENE HERVIL | JE |
| 21h00 | Cycle Ernst Lubitsch PARADIS DEFENDU ERNST LUBITSCH | HL |
| 21h30 | Lech Kowalski LECH KOWALSKI, BREAKDANCE, GRINGO LECH KOWALSKI | GF |
Samedi 11 Septembre 2010
| 14h00 | Cycle Catherine Breillat PARFAIT AMOUR ! CATHERINE BREILLAT | HL |
| 14h00 | Cycle Catherine Breillat BILLET COUPLE PROJECTION "PARFAIT AMOUR" ET LECON DE CINEMA "BREILLAT PAR BREILLAT" | HL |
| 15h00 | Cycle Ernst Lubitsch LA DAME AU MANTEAU D'HERMINE ERNST LUBITSCH, OTTO PREMINGER | GF |
| 17h00 | Cycle Catherine Breillat BREILLAT PAR BREILLAT | HL |
| 18h30 | Cycle Catherine Breillat Les RDV de la Librairie : Catherine Breillat |
| 19h00 | Cycle Ernst Lubitsch ILLUSIONS PERDUES ERNST LUBITSCH | HL |
| 19h30 | Cycle Catherine Breillat BARBE BLEUE CATHERINE BREILLAT | GF |
| 20h30 | LES COEURS CAPTIFS MICHAEL RADFORD | JE |
| 21h00 | Cycle Ernst Lubitsch LA DUBARRY ERNST LUBITSCH | HL |
| 21h30 | Cycle Catherine Breillat UNE VIEILLE MAITRESSE CATHERINE BREILLAT | GF |