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Accueil critique des films de FEDERICO FELLINI

La Citta delle donne / La Cité des femmes

 

Avant-Garde

« Sur La Cité des femmes on a dit et on s'apprête à dire beaucoup de mal. Alors, c'est une peu difficile d'en parler, de peur d'être irrémédiablement versé dans une catégorie ou une autre, les défenseurs de l'idéologie contre l'art, les partisans de l'art à tout prix prêts à donner n'importe quelle incartade » (…). Tour à tour Madone, mère, épouse (Fellini disait éternelle victime et emmerdeuse), amie, symbole : nuit, étoile, lumière, montgolfière enfin qui l'emportera pour l'enfermer encore une fois dans l'obscurité de ses incompréhensions, la femme de Fellini traverse le film, tisse un fil d'Ariane sans arriver à se cristalliser. Toutes ces images de la femme (…) n'aboutissent pas à un discours sur les femmes. On a envie de dire en sortant : « beaucoup de bruit pour rien » même si ce bruit a pris la forme d'un bestiaire fantastique par lequel on veut bien se laisser transporter ».
[S.N.], 22/11/1980

 

 

Le  Canard Enchaîné
« Fresque délirante. Monde d’illusions et de désillusions. Orage marqué par des éclairs de nostalgie et de tendresse. Cauchemar entrecoupé de beaux rêves. C’est à la fois tout cela, le film de Federico Fellini. C’est aussi un constat de la vanité donjuanesque et de la monotonie conjugale. C’est encore un réquisitoire contre la femme-objet (…). On n’en sort peut-être pas féministe mais on peut en sortir, si on ne l’était déjà, felliniste. Parole d’homme ».

Jean-Paul Grousset, 12/11/1980

 

 

La Croix

« Rien de nouveau depuis Huit et demi ! Ce sentiment traduit une déception certaine (…). Film misogyne, film felliniste ? La question se poserait, peut-être, si La Cité des femmes excitait la passion « pour ou contre ». Mais c’est l’indifférence qui prédomine ».

Jean Rochereau, 21/05/1980

 

 

La Croix

« La Cité des femmes se prête à toutes les appréciations. Féministe ? Antiféministe ? Beau ou laid ? Drôle ou non ? Comme toujours, les sarabandes felliniennes échappent à l’analyse (…). Une fois de plus, Fellini dérange ou séduit. Pour le simple plaisir de laisser libre cours à son imagination et à son délire (…). Un film colossal, étincelant, plein de trouvailles qui transforme la laideur en beauté et qui corrige constamment la vulgarité grâce à des clins d’œil ou à une dramatisation excessive. S’il prône une morale, elle se fonde sur l’humour, la simplicité, l’importance de l’affectivité ».

Jeanine Baron, 26/04/1980

 

 

Les Echos

« Il y a ici de visages, des images, des inventions superbes et que seul Fellini est capable de nous offrir. Moins inspiré, sans doute : on a l’impression, au bout de quinze œuvres souvent magistrales, fulgurantes, que le maître, ici, se pastiche, se répète, bavarde, et qu’il a un peu perdu le fil d’Ariane qui, ailleurs, le menait magiquement – et nous avec lui – à travers les tortueux dédales de ses fantasmagories de visionnaire. Cela dit, même s’il coule avec d’irritants voire d’ennuyeux à-coups, quel torrent, encore ! Or le cinéma d’aujourd’hui n’en est pas si gorgé que l’on puisse, ici, faire la trop fine bouche sans remords… »

Annie Coppermann, 05/11/1980

 

 

L’Express

« Féministe, La Cité des femmes, ou antiféministe ? Allons, docteur Kraft-Ebing, dites-nous ! Les bacchanales de l’inconscient, les gynécées de l’imaginaire, la matriarchie utopique, tout y est : n’espérez pas déchiffrer un quelconque message fellinien. Les femmes ? Fellini n’est ni pour, ni contre. Bien au contraire ».

François Forestier, 01/11/1980

 

 

Le Figaro

« Moi, j’ai bien ri, en tous cas, à cette vision des femmes et tout ce qu’elle sous-entend. De quoi se réjouir si nous ne sommes pas féministes. De quoi nous amuser aussi, si nous le sommes un brin. De quoi rire des hommes surtout et de tous leurs fantasmes. Se régaler de tenir une telle place dans leur vie ».

Hélène de Turckheim, 21/03/1980

 

 

Le Figaro

« Federico Fellini est peut-être le seul cinéaste au monde dont l’art ne se réfère à aucune règle commune, que ce soit pour la respecter ou pour la violer, mais à sa seule imagination créatrice, aux seuls caprices de son inspiration (…). Je dirai enfin que la question ne se pose même pas de savoir si La Cité des femmes est ou n’et pas le meilleur film de Fellini, il est en tous cas beaucoup trop tôt pour en débattre. Ce dont je suis sûr en revanche, c’est que les féministes et les misogynes y trouveront également matière à colère et à délectation. Ce qui prouve à quel point le cinéaste se moque des unes comme des autres. Il faudra décidément revoir le film avant de se risquer à la moindre exégèse et de faire le tri dans cette prodigieuse avalanche d’images ».

[S.N.], 20/05/1980

 

 

Le Figaro

« Film brillant et profond. Comme toutes les paraboles transparentes dans leurs grandes lignes, ce film sur notre époque a aussi ses zones d’ombre, ses images chargées de symboles qui nous rappellent que tout comportement humain fondamental procède aussi de la houle des profondeurs. Film enfin servi par des acteurs dont les visages comme toujours chez Fellini racontent tout d’eux-mêmes du premier coup, mais savent en même temps maintenir l’ambigüité d’un jeu à la fois réaliste et symbolique ».

Gérard Montassier, 05/11/1980

 

 

Le Figaro Magazine

« Aussi longue que soit sa vie, un artiste peut chanter l’amour. En revanche, passé un âge certain, la sagesse devrait le retenir de parler de sexe. Le regret, en effet, que nous avons d’une époque pour nous révolue nous donne rarement de judicieux conseils ; encore moins une exacte vision de la réalité amoureuse – de la nôtre en particulier (…). Que Fellini cesse de pleurer sur ce qu’il aurait voulu être. Quant à nous, pensant à ce qu’il a pu être, ne songeons plus qu’à ce qu’il sera encore ».

François Chalais, 31/10/1980

 

 

F. Magazine

« J’ai surtout vu un défilé parfois brillant, souvent longuet ou pesant, de tous les rêves et cauchemars que la notion de femme a éveillés dans l’inconscient collectif masculin. Bien sûr, quand il s’agit de l’inconscient de Fellini, ses dons de magicien et la richesse de son délire poétique transfigurent souvent le paysage. Mais dans le cas présent, ils parviennent mal à camoufler le vide idéologique et l’impression de déjà-vu... dans les précédents films de l’auteur. C’est un film vieux et c’est un film de vieux ».

Benoîte Groult, 01/12/1980

 

 

France Soir

« Fellini a fait avec La Cité des femmes un film mystérieux et onirique (…). Mais l’attraction la plus fastueuse de La Cité des femmes, c’est encore Fellini lui-même qui se met tout entier dans chaque objet, chaque personnage étant à la fois la jeune pucelle et la vieille maquerelle. Sous prétexte qu’il les montre telles qu’il les rêve et les cauchemarde, grandes, avec des poitrines hyper développées, agressives ou maternelles, on dit que Fellini n’aime pas les femmes. Or elles sont sa raison de vivre et sa raison de filmer. Sans elles, ses films s’écrouleraient comme des châteaux de cartes ».

Monique Pantel, 17/05/1980

 

 

France Soir

« On en vient à se dire que Fellini n’est jamais aussi grand que lorsqu’il se cite. C’est à la fois flatteur et un peu inquiétant pour l’avenir d’une inspiration repliée sur elle-même ».

Robert Chazal, 20/05/1080

 

 

France Soir

« Tout en descendant vers La Cité des femmes, nous aurons ainsi l’occasion, à chaque virage, de retrouver nos émotions de La Dolce Vita, de Huit et demi, d’Amarcord. Car c’est l’enfant, l’adolescent ou l’adulte de ces chefs d’œuvre que ce nouveau film nous invite à retrouver dans cette cité délirante où le rêve devient cauchemar ».

Robert Chazal, 05/11/1980

 

 

L’Humanité Dimanche

« Fellini renvoie tout le monde dos-à-dos grâce à un rêve-cauchemar-délire. Et quel spectacle il nous offre là : douloureux et pathétique, drôle et quelque peu sournois. Je l’ai dit : entrez dans ce labyrinthe et laissez-vous errer… »

Samuel Lachize, 07/11/1980

 

 

L’Humanité

« La Cité des femmes est une œuvre profondément fellinienne inscrite dans un univers à la fois culturel et personnel très précisément délimité, formant une sorte de rempart à toutes les attaques ponctuelles que l’on peut diriger contre elle. Il convient d’avoir cela présent à l’esprit en allant voir le film, si l’on veut conserver la marge de disponibilité nécessaire au plaisir ».

François Maurin, 22/05/1980

 

 

Le Journal du Dimanche

« C’est un bavardage masturbatoire, confus, contradictoire, libérateur, visionnaire, balbutiant, intimidé, exalté, angoissé. C’est une fable après dîner d’un homme un peu ivre, le rêve d’un homme qui ne peut connaître la femme parce qu’il erre en elle comme le Petit Chaperon rouge dans le bois. Par certains côtés, ce film est la somme de tous ceux que j’ai faits, par d’autres il est une chose placentaire, vaguement indécente, pleine d’humeurs, d’obscurités, à laquelle il serait erroné de vouloir donner absolument une forme, des contours. C’est aussi un hommage au cinéma vu comme femme, initiation sexuelle, image rêvée, impalpable. Au cinéma, on est comme dans un ventre maternel, en arrêt et recueilli, plongé dans le noir, en attendant que la vie arrive de l’écran. Il faudrait aller au cinéma avec l’innocence du fœtus ».

Fellini, propos recueillis par Lietta Tronabuoni, traduits par Patrice de Nussac, 02/11/1980

 

 

Libération

« Non qu’il faille voir dans La Cité des femmes la moindre intention d’auto-analyse ou de bilan filmographique. Ce n’est que la forme spiraloïde du récit qui inspire aux détracteurs du cinéaste  tous ces diagnostics d’essoufflement, de ressassement, de perte d’inspiration. Ses admirateurs s’extasient, au contraire, sur la magie du Maître, si habile à faire partager ses caprices érotiques de Caligula vieillissant… Car c’est l’ultime talent de Fellini : réussir à être le principal acteur de films où il n’apparaît jamais en personne ».

Gilbert Rochu, 05/11/1980

 

 

Le Matin

« Fellini se contente de nous entretenir des angoisses qui ont traversé toute son œuvre en se laissant aller à un semblant d’imagination. C’est uns espèce de divagation lasse, tantôt envoûtante, tantôt frénétique et souvent bien morne (…). On dira peut-être que La Cité des femmes est une chienlit antiféministe. Ce n’est pas de ce la qu’il s’agit. Il faut plutôt parler de fantasmagorie anti machiste. Car dans tout cela, il n’est finalement question que de l’homme ».

Michel Pérez, 20/05/1980

 

 

Le Matin

« C’est peut-être la première fois que Fellini fait passer sous nos yeux son bateau à fantasmes et que nous restons sur la rive ».

Michel Pérez, 05/11/1980

 

 

Minute

« Tout a long du film, on retrouve les thèmes et observations chers à Fellini. Les rêves de l’enfance marqués par les fesses cyclopéennes de la Saraghina, les fantasmes érotiques de l’adolescence, la gourmandise sexuelle de l’âge adulte, l’obsession des fêtes foraines, du cirque et de la mascarade. Passant de la truculence rabelaisienne à l’image la plus raffinée. Impudique sans jamais être vulgaire. C’est que, à l’écran plus qu’ailleurs, l’atmosphère, la laideur, al beauté, tout n’est que question d’éclairage et que, entre autres dons, Fellini a le génie de la lumière ».

[S.N.], 12/11/1980

 

 

Le Monde

« Pourquoi nos réticences ? Parce que Fellini, qui a toujours été un impénitent bavard, cède ici à la logorrhée. S’enivrant de ses propres trouvailles, trop gâté peut-être par l’argent et les moyens mis à sa disposition, il enfouit des trésors sous un amoncellement d’images qui finissent par étouffer le récit (…). Avoir rendez-vous avec Fellini est toujours un évènement. Le rendez-vous de cette année n’a pas entièrement comblé nos espérances. Mais ne nous plaignons pas : avec tous ses défauts, La Cité des femmes reste un sacré morceau de cinéma ».

Jean de Baroncelli, 21/05/1980

 

 

Le Monde

« La Cité des femmes n’est plus un film de fantasmes. C’est un film onirique, dont la mise en scène suit la logique du rêve, où l’inconscient se révèle (…). Sans morceau de bravoure, mais avec, de séquence en séquence, d’admirables idées de mise en scène, l’auteur de La Cité des femmes se livre à celles qu’il a si souvent utilisées, en leur demandant de le remettre au monde ».

Jacques Siclier, 08/11/1980

 

 

Les Nouvelles Littéraires

« C’est seulement un film (déjà) dépassé par l’évolution des mœurs, à trop vouloir coller au présent d’avant-hier. Un film ridé avant d’avoir vieilli. Il n’empêche que demain, si ça se trouve, Federico l’Imprévisible nous servira al dente un petit film fauché en 16 mm qui sera un grand éblouissement. C’est en tous cas tout le mal qu’on lui souhaite ! »

Michel Boujut, 06/11/1980

 

 

Les Nouvelles Littéraires

« La Cité des femmes est un film nocturne, où se rejoignent l’obscurité du ventre maternel et celle du spectacle, nuit trouée d’étoiles, de feux d’artifices, de paillettes. Nuit mystérieuse, envoûtante, où se font et se défont les fables, les mythes qui nous hantent, nous ravissent, nous bercent et nous effraient. Alors, antiféministe, La Cité des femmes ? Ni pro, ni anti. Un poème magique et dérisoire, émouvant et burlesque, d’un indécrottable rêveur fasciné par la femme insaisissable et multiforme, doublé d’un petit enfant qui cherche son pouce en s’endormant, vaguement inquiet de la nuit qui l’entoure, et le protège pourtant si bien. La nuit de l’inconscient. La nuit de l’inconscience ».

Alain Rémond, 06/11/1980

 

 

Le Nouvel Observateur

« La Cité des femmes n’est pas un accident, un échec abasourdissant au milieu de l’œuvre d’un génie. Comme nos maladies, il était programmé dans la vie antérieure et les films précédents de son auteur ».

Michel Mardore, 01/10/1980

 

 

Le Nouvel Observateur

« La Cité des femmes, ce n’est déjà plus seulement un film, c’est l’artiste, Fellini, devenu soi-même art, devenu soi-même cinéma. Alors, il n’y a plus de voies et manières. L’énergumène Cinémafellini n’a qu’à respirer et songer, sa grâce vivifiante engendre un univers de formes, de paroles, de mouvements. Cet univers est là, il vit ».

Michel Cournot, 10/11/1980

 

 

La Nouvelle République du Centre-Ouest

« Mettons que La Cité des femmes ne figurera pas parmi les chefs d’œuvre de Fellini, dans la mesure surtout où l’ouvrage apparaît non point comme la représentation d’une pensée en évolution, un nouvel avatar visuel de son univers fantastique, mais comme une sorte de parodie rageuse, désespérée, de ses visions, de ses obsessions, de son style (…). Impression désagréable. Est-elle ou non justifiée, il n’importe. Car rien n’existe vraiment à l’écran que ce que le public ressent devant les images. Et le reste – bonnes intentions, génie créateur, considérations philosophiques – n’et jamais que littérature ».

Bernard Hamel, 14/11/1980

 

 

Le Parisien

« La Cité des femmes est une œuvre délibérément onirique, dans laquelle Fellini laisse aller son imagination et libère ses fantasmes, jusqu’au délire. Cela nous vaut une suite d’images somptueuses ou cauchemardesques, présentées dans un désordre savant, avec cette science de la magie et du merveilleux qui caractérise l’univers cinématographique fellinien ».

André Lafargue, 08/11/1980

 

 

Le Point

« Pour tous ceux qui l’adopteront, La Cité des femmes est l’ouverture d’une sorte de vanne. On s’y plonge, comme Fellini lui-même (ou son alter ego Mastroianni), avec un sentiment à la fois exaltant et excédé de perdition ».

Robert Benayoun, 03/11/1980

 

Le Quotidien de Paris

« Que d’argent, que de temps dépensés, pour ne pas dire perdus (deux ans, trente-huit millions de francs) et combien de souris pour accoucher de cette montagne de prétention et d’ennui ? Tant de délai et tout ce cinéma pour nous faire les voyeurs d’une impuissance exhibitionniste, pour nous faire assister au petit lever, au petit coucher d’un roi tout nu penché de son propre aveu non pas sur son nombril mais sur son zizi (…). Il est particulièrement affligeant, attristant de voir Marcello Mastroianni, dont la carrière est depuis si longtemps, si intimement liée à celle de Fellini, se faire ici, dans un remake, l’interprète vieillissant et désabusé des fantasmes jadis maîtrisés, dont il était le superbe porte-parole il y a vingt ans. Si, en 1960, à l’époque de La Dolce Vita, le grand Federico ne valait que « huit et demi », aujourd’hui il est presque tombé à zéro ».

Dominique Jamet, 20/05/1980

 

Le Quotidien de Paris

« L’homme se regarde vieillir à travers ses obsessions et la levée de boucliers de la société féminine. Fellini a presque atteint l’âge des sages. Le monde ne l’effraie plus autant, et si l’on compare ce dernier film avec Huit et demi, on sent le chemin parcouru, la distance de l’homme qui s’éloigne des enfers qui ont tourmenté sa jeunesse ».

[S.N.], 05/11/1980

 

 

La Tribune de Genève

« On ressort de La Cité des femmes à la fois heureux, parce que conforté dans la haute idée qu’on se fait de son auteur, et un peu déçu. Le feu d’artifice n’a pas été aussi lumineux, varié et rapide qu’on le rêvait. On espérait davantage des décors – finalement assez réduits – et de leur utilisation (…). Mais ces réserves, pour fâcheuses qu’elles paraissent, importent finalement assez peu. A demi réussie, La Cité des femmes constitue malgré tout l’une des attractions majeures de l’année ».

Etienne Dumont, 12/04/1980

 

 

Télérama

« Il faut revoir La Cité des femmes comme on ré-écoute une symphonie. La deuxième vision se révèle plus riche que la première et ainsi de suite. Certes, la profusion, la redondance contrôlée, l’excès de zèle et le grouillement des images et des thèmes provoquent une griserie qui conduit soit à la jubilation esthétique, soit au rejet pur et simple. Mais plus on explore ce film, plus on s’y perd… et plus on s’y retrouve. Bien entendu, il faut aimer les plongeons, le vertige, l’égarement et les délices de l’hallucination. Il faut accepter de considérer les délires du cinéaste pour ce qu’ils sont : des divagations très personnelles, des rêveries, des souvenirs obsessionnels. Quand nos propres fantasmes rencontrent ceux de Fellini, le choc est fécond. Sinon, eh bien, on peut toujours regarder, écouter et essayer de comprendre les confidences d’un artiste qui s’exprime par paraboles ; on peut vibrer à ses propos en en respectant le mystère et la bella confuzione ; on peut admirer ses projections mentales sans partager son goût pour la démesure ».

Gilbert Salachas, 05/11/1980

 

 

Télérama

« Dans la série « Même les grands auteurs peuvent rater un film », voici aujourd’hui Federico Fellini et sa Cité des femmes (…). Pour Fellini, rien ne semble avoir changé depuis vingt ans. En toute logique, dès lors, La Cité des femmes, dont le titre devrait plutôt être Federico des Esprits, dégage une forte odeur de naphtaline. Vitelloni dépassés (par la-même touchants, c’est vrai, si ce n’est pitoyables), les marionnettes felliniennes se livrent devant nous, durant plus de deux heures, à une verbeuse guéguerre des sexes qui provoque l’indifférence, bientôt l’ennui ».

Pierre Murat, 05/11/1980

Programmation et calendrier

Vendredi 3 Septembre 2010

14h30QUAND LES TAMBOURS S'ARRÊTERONT
HUGO FREGONESE
HL
17h00Cycle Ernst Lubitsch
JE NE VOUDRAIS PAS ETRE UN HOMME / LA JOYEUSE PRISON
ERNST LUBITSCH
HL
19h00Cycle Ernst Lubitsch
MONTE-CARLO
ERNST LUBITSCH
HL
20h00CINEMA BIS: EXPLOITATION COREENNEGF
20h30L'AVOCAT
GASTON RAVEL
JE
21h00Cycle Ernst Lubitsch
PARADE D'AMOUR
ERNST LUBITSCH
HL

Samedi 4 Septembre 2010

14h30Cycle Ernst Lubitsch
UNE HEURE PRES DE TOI
ERNST LUBITSCH, GEORGE CUKOR
HL
17h00Cycle Ernst Lubitsch
LES YEUX DE LA MOMIE MA
ERNST LUBITSCH
HL
19h00Cycle Ernst Lubitsch
LECTURE: AMITIE - LA DERNIERE RETOUCHE D'ERNST LUBITSCH
GF
19h00Cycle Ernst Lubitsch
BILLET COUPLE LECTURE "AMITIE..." ET PROJECTION "HAUTE PEGRE"
GF
19h15Cycle Catherine Breillat
ROMANCE X
CATHERINE BREILLAT
HL
20h30ARSENAL
ALEXANDRE DOVJENKO
JE
21h15Cycle Ernst Lubitsch
HAUTE PEGRE
ERNST LUBITSCH
HL
21h30Cycle Catherine Breillat
UNE VIEILLE MAITRESSE
CATHERINE BREILLAT
GF
Votre programmation personnelle
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Septembre - novembre 2010