
L’Aurore
"Je persiste à croire que nul n’est mieux qualifié qu’un tel homme pour parler de la vieillesse et Tristana, c’est précisément et avant tout un admirable film sur le vieil âge, celui de la décrépitude qui faisait soupirer de dégoût Orson Welles-Arkadin dans Dossiers secrets".
[S.N.], 06/05/1970
Le Canard Enchaîné
"S’il n’était pas signé Luis Buñuel, on pourrait même ne pas le voir, mais le vieux Luis, se souvenant de sa jeunesse, truffe de quelques images fortes, cette histoire mélodramatique se passant en Espagne".
Michel Duran, 06/05/1970
Combat
"Cette difficulté qu’on met à déchiffrer le film fait partie de monde de Luis Buñuel, où le fantastique et le réel se chevauchent, l’humour et le surréel se côtoient. Dès lors, les moments apparemment peu spectaculaires du film, et l’inconséquence de certains mouvements de l’héroïne ont leur véritable raison d’être : il n’y a jamais chez Buñuel de plan, de geste, ou de parole qui ne soient mûrement réfléchis. Tristana, film aussi méconnu aujourd’hui que bien d’autres œuvres de Luis Buñuel, sera dans vingt ans un classique".
Henry Chapier, 06/05/1970
L’Education
"Tristana, dont le thème et les résonances sont très chargés de sensualité, est un film dont les images sont extrêmement discrètes, et probablement d’autant plus redoutables. Le mélodrame se résout ainsi en un sombre poème, dont les signes renvoient au mystère du mal, de la souffrance, et du déchirement des âmes".
Etienne Fuzellier, 28/05/1970
L’Express
"La mécanique de Tristana est implacable comme l’aggravation d’une maladie mortelle ; son pouvoir est insidieux et secret comme une drogue".
François Nourissier, 04/05/1970
Le Figaro
"Si vous aimez Tolède, si vous avez du goût pour les peintures de caractères et les études de mœurs, si vous n’êtes pas allergique au mélodrame espagnol que Lorca lui-même honore, ne l’oublions pas, Tristana ne vous laissera sûrement pas indifférent".
Louis Chauvet, 06/05/1970
Le Figaro Littéraire
"La puissance de Buñuel surmonte le handicap. Nous sommes peu à peu intoxiqués malgré le contrepoison qui nous avait été administré. Le cinéma déjà est une drogue ; celui de Buñuel, une espèce particulièrement virulente d’hallucinogène. Nous sommes pris, possédés, fascinés".
Claude Mauriac, 11/05/1970
France Soir
"Des attaques contre la société, contre l’armée, la religion, il y en a beaucoup. Mais Tristana semble être surtout une sombre méditation sur la maladie, la vieillesse et la mort. Presque un testament".
Robert Chazal, 02/05/1970
France Catholique
"La qualité de l’interprétation de Catherine Deneuve et de Fernando Rey, la sûreté des prises de vues, le ton, mélodramatique jusqu’au bout, finissent par donner pouvoir de suggestion à ce film. On crierait presque au chef d’œuvre s’il s’agissait d’un débutant dont on n’approuverait d’ailleurs pas l’esprit…. Mais d’un Buñuel, et, paraît-il, de la dernière œuvre de Buñuel, on s’étonne un peu".
André Bessèges, 22/05/1970
L’Humanité
"Tout cela, Buñuel le montre dans un style parfaitement rigoureux, sans une image de trop, maniant les symboles avec une retenue exemplaire, profitant au maximum des décors admirables qu’il a choisis. Catherine Deneuve est excellente, mais toute la distribution, composée par ailleurs de comédiens espagnols, mérite des éloges. A voir sans faute".
François Maurin, 02/05/1970
L’Humanité Dimanche
"Tristana n’est peut-être pas son chef d’œuvre, mais, comme chaque film de Buñuel, on n’arrive pas à s’en rassasier. Ici, tous les mythes, tous les objets, les décors, les personnages que porte en lui l’auteur de L’Age d’or reviennent comme un leitmotiv".
Samuel Lachize, 04/05/1970
Les Lettres Françaises
"De la confrontation de ces personnages, qui ne représentent plus que des idées perverties, va naître ce songe lointain et oppressant qui se nomme Tristana et qui, sans atteindre aux fulgurances splendides de Belle de Jour, n’en demeure pas moins, évident et souterrain, l’un des plus beaux films de Buñuel, se situant dans la génération de Viridiana tout comme dans celle d’Archibald de la Cruz".
V. Renaud, 1/05/1970
Le Monde
"La plus virulente dénonciation d’un certain ordre bourgeois chrétien que nous ayons vue depuis longtemps à l’écran. Mais avec une douceur infinie, une tendresse pour les personnages et un respect du monde réel que seul un John Ford ou un Renoir ont su parfois nous faire partager".
Louis Marcorelles, 03/05/1970
Le Nouvel Observateur
"Une fois de plus, ce diable de Buñuel a réussi ce qu’il y a de plus difficile à réussir en art : le juste équilibre dans le mélange des tons. Tristana mêle, avec une subtilité qui sait offrir l’aspect du naturel, la satire griffue d’une bourgeoisie agonisante, hypocrite ou inconsciente (…) et le tragique abrupt d’une histoire assez abominable".
Jean-Louis Bory, 18/05/1970
Télérama
"Tristana est tout le contraire d’un film tranquillisant. C’est un poème noir et beau, de ceux que l’on oublie facilemen".
Gilbert Salachas, 17/05/1970
Valeurs Actuelles
"Chez tout autre que Buñuel on prendrait tout intérêt à ces sarcasmes froids, ces férocités en demi-teintes. Mais de lui on attend une explosion qui ne se produit pas. D’où notre relative déception".
J.L., 18/05/1970
Vendredi 30 Juillet 2010
| 14h30 | Cycle Tournages LES RAPACES ERICH VON STROHEIM | HL |
| 17h00 | Riccardo Freda SEPT EPEES POUR LE ROI RICCARDO FREDA | HL |
| 19h00 | Akira Kurosawa LE CHÂTEAU DE L'ARAIGNEE AKIRA KUROSAWA | HL |
| 19h30 | Riccardo Freda LE SPECTRE DU PROFESSEUR HICHCOCK RICCARDO FREDA | GF |
| 20h30 | SIRENE KAREL STKELY | JE |
| 21h15 | Akira Kurosawa RASHOMON AKIRA KUROSAWA | HL |
| 21h30 | Riccardo Freda L'OR DES CESARS RICCARDO FREDA, SABATINO CIUFFINI | GF |
Samedi 31 Juillet 2010
| 14h30 | Cycle Tournages SYLVIA SCARLETT GEORGE CUKOR | GF |
| 15h00 | Akira Kurosawa SANJURO AKIRA KUROSAWA | HL |
| 17h00 | Riccardo Freda LA CHARGE DES COSAQUES RICCARDO FREDA | GF |
| 19h00 | Riccardo Freda ROGER LA HONTE RICCARDO FREDA | HL |
| 19h30 | Akira Kurosawa LA SOURCE (BERGMAN) - LA SOURCE INGMAR BERGMAN | GF |
| 20h30 | JARDIN DE PIERRE PARVIZ KIMIAVI | JE |
| 21h00 | Akira Kurosawa LA FORTERESSE CACHEE AKIRA KUROSAWA | HL |
| 21h30 | Riccardo Freda TOUTE LA VILLE CHANTE RICCARDO FREDA | GF |