Charles Wheatstone, physicien anglais, conçoit un appareil qui permet d’observer en relief des dessins puis des photographies, le stéréoscope.
William Friese-Greene met au point la première caméra stéréoscopique à film.
Louis Lumière réalise un remake anaglyphique de L’Arrivée du train en gare.
Le principe de l’image polarisée permet la grande vogue des films 3D pendant les années 50.
L’Homme au masque de cire d’André de Toth, avec Vincent Price. Classique du cinéma d’épouvante, le film marque les premiers pas de la Warner dans l’univers du cinéma en relief. Parmi les scènes justifiant la 3D, une séquence de french cancan au cours de laquelle le bateleur tape sur des balles avec ses raquettes de ping-pong ou s’adresse directement à la caméra. Borgne, De Toth n’a jamais pu profiter lui-même de son film en relief. Vincent Price, lui, est devenu avec ce film une star de l’épouvante, notamment pour les films de Roger Corman dans les années 60. Le succès du film entraîne la réalisation d’autres films en 3D, fantastiques ou westerns.
Le Météore de la nuit (1953) d’après un scénario de Ray Bradbury, classique du cinéma de science-fiction, réalisé par Jack Arnold.
L’Etrange créature du lac noir (1954), un des plus célèbres films de monstres, réalisé par Jack Arnold, dans lequel une expédition scientifique se retrouve confrontée à un monstre préhistorique, mi-poisson, mi-humain. À l’époque, le film bénéficia d’une imposante campagne publicitaire, vantant les mérites du « premier film en relief avec des séquences sous-marines ». Le passage de la version en relief du film à la télé (dans le cadre de l’émission La dernière séance) en octobre 1982 (avec lunettes équipées de filtres bleu et rouge distribuées avec un magazine de télévision), a marqué toute une génération de cinéphiles.
Fort Ti (1953) de William Castle ; Bataille sans merci (1954) de Raoul Walsh ; etc.
Le Crime était presque parfait d’Alfred Hitchcock. Pour ce film célèbre, originellement tourné en 3D, en relief stéréoscopique, Alfred Hitchcock use d’effets qui sont restés célèbres : le gros plan de Tony (Ray Milland) tournant le cadran du téléphone, la main de Margot (Grace Kelly) cherchant à attraper une paire de ciseaux qu'elle finit par planter dans le dos de son meurtrier, la clé tendue par l'inspecteur (John Williams) à la toute fin du film. Mais de manière constante dans le film, la 3D permet de jouer avec la profondeur de champ, de mettre en avant plusieurs objets domestiques au premier plan, et d'avoir l'impression d'être physiquement présent dans les décors intérieurs, lieux principaux de l'action. Dans les années 50-60, alors qu'une soixantaine de films en relief ont été produits par les majors, l'équipement complexe requis pour les projections en salles a eu raison
une première fois de la 3D.
Le perfectionnement du procédé de Stéréovision (superposition et diffusion de deux images par le biais d'une focale anamorphique, permettant la stabilité de l'image et du son) va entraîner le renouveau du cinéma en relief et une vogue de films d'horreur en 3D : Parasite (1981), Charles Band ; Vendredi 13 : Meurtres en trois dimensions (1982), Steve Miner ; Amityville 3D (1983), Richard Fleischer ; Les Dents de la mer 3 (1983), Joe Alves.
La révolution Imax 3D Création du format Imax pour Image Maximum : format de pellicule créé par l'Imax Corporation au Canada et de sa déclinaison en 3D : l'Imax 3D qui s'accompagne de nouvelles technologies de visionnement. Les premiers films en Imax 3D seront Transitions,
un court-métrage canadien de Tony Lanzelo et Colin Low, pour l'Exposition universelle de Vancouver (1986) et plus tard, en 1995, Les Ailes du courage réalisé par Jean-Jacques Annaud (le film est alors projeté par deux projecteurs à la cadence de 14 images par seconde sur un écran plat de 140 m2).
En plein développement des technologies numériques, le procédé Real D Cinema, créé en 2003, n'utilise qu'un seul projecteur pour diffuser des films 3D stéréoscopique. Une salle de cinéma peut désormais, une fois équipée, projeter directement des films en relief. Les lunettes spéciales sont toujours nécessaires pour voir les films, mais elles ont évolué, sont désormais plus « confortables ». Sorti en décembre 2004, conçu en images
numériques 3D, Le Pôle Express de Robert Zemeckis a entraîné derrière lui la réalisation de nombreux films en 3D : Voyage au centre de la terre 3D (2008), Eric Brevig ; Meurtres à la St-Valentin 3D (2009), Patrick Lussier ; Destination finale 4, David R.Ellis. Un nouveau marché s'offre aussi à des films
plus anciens, remis au goût du jour de la 3D, comme L'Étrange Noël de Mr Jack de Henry Selick, produit par Tim Burton.
Sortie d'Avatar de James Cameron, contenant un mélange d‘images réelles et de synthèse, réalisé avec la caméra numérique Fusion 3D, un film que certains annoncent déjà révolutionnaire.
Mercredi 10 Février 2010
| 14h30 | LE GARCON AUX CHEVEUX VERTS JOSEPH LOSEY | HL |
| 17h00 | Jim Carrey LES DESASTREUSES AVENTURES DES ORPHELINS BAUDELAIRE BRAD SIBERLING | HL |
| 19h15 | Andrzej Wajda CENDRES ET DIAMANT ANDRZEJ WAJDA | HL |
| 19h30 | L'ACROBATE JEAN-DANIEL POLLET | GF |
| 20h30 | LE GRAND ELAN CHRISTIAN-JAQUE | JE |
| 21h15 | Andrzej Wajda GENERATION (UNE FILLE A PARLE) ANDRZEJ WAJDA | HL |
| 21h30 | Jim Carrey YES MAN PEYTON REED | GF |
Jeudi 11 Février 2010
| 14h30 | Andrzej Wajda PAYSAGE APRES LA BATAILLE ANDRZEJ WAJDA | HL |
| 17h00 | ESPIONS SUR LA TAMISE (LE MINISTERE DE LA PEUR) FRITZ LANG | HL |
| 19h00 | Andrzej Wajda LE BOIS DE BOULEAUX ANDRZEJ WAJDA | HL |
| 19h30 | Jim Carrey LA DERNIERE CIBLE BUDDY VAN HORN | GF |
| 20h30 | PROGRAMME 139: LES BONNES MANIERES | JE |
| 21h00 | Andrzej Wajda LES DEMOISELLES DE WILKO ANDRZEJ WAJDA | HL |
| 21h30 | Jim Carrey MENTEUR, MENTEUR TOM SHADYAC | GF |