La 317ème Section (1965)

de Pierre Schoendoerffer

d'après son roman.
(France-Espagne/1965/100') Avec Bruno Cremer, Jacques Perrin, Pierre Fabre.

Le film a été restauré en 2010 par StudioCanal et la Cinémathèque française avec le soutien du Fonds Culturel Franco Américain - DGA MPAA SACEM WGAW. Une restauration supervisée par Pierre Schoendoerffer et Raoul Coutard

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« Je voulais que la caméra soit un soldat invisible. »

Pierre Schoendoerffer

Ce film de Pierre Schoendoerffer, sans aucun doute le plus beau film de guerre du cinéma français, est une fiction documentée. L'histoire qu'il raconte est vraie, vécue dans le moindre détail. Tout y sonne juste, fruit d'une observation et d'une expérience sur le terrain même par ceux qui ont fait ce film : Pierre Schoendoerffer et Raoul Coutard, son directeur de la photographie. Ce film magnifique en noir et blanc, plus le gris des uniformes trempés et des feuillages touffus du Cambodge (là où il fût tourné), pudique et rigoureux, porte les traces de leur expérience militaire durant les affrontements de Mai 1954, c'est-à-dire les derniers jours de la chute de Diên Biên Phu, décisive défaite militaire française.

La Cinémathèque française et StudioCanal, avec le soutien du Fonds Culturel Franco Américain, sont heureux d'avoir restauré ce film qui obtint en 1965 le prix du Scénario au Festival de Cannes.

Serge Toubiana, Directeur général de la Cinémathèque française

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La restauration du film

La 317ème Section a été tourné au Cambodge entre août et septembre 1964 dans des conditions particulièrement difficiles : les équipements de tournage sont limités (deux caméras Caméflex, un magnétophone Nagra et un groupe électrogène pour recharger les batteries) et l'équipe technique réduite, six techniciens dont Raoul Coutard, directeur de la photographie. L'apport de Raoul Coutard à ce film est essentiel, selon les mots du réalisateur : « J'ai été aidé au-delà de toute mesure par le plus grand chef opérateur français, Raoul Coutard, qui a accepté de tourner dans des conditions terribles pour obtenir une photographie juste. » C'est donc naturellement que les choix décisifs de la restauration de l'image ont été confiés à Raoul Coutard.

Quant au son, le réalisateur confiait alors à Télérama (18 avril 1965) : « Tout le film a dû être postsynchronisé. Mais j'ai passé le double de temps normal pour un film de ce genre à enregistrer les acteurs et à monter les bruits que j'avais pris au Cambodge. Quand Bruno Crémer s'écrie à un moment : « Bande de c... », il faut que le spectateur reçoive cela comme un coup de poing. Les mots, les voix, cela aussi fait partie de la guerre ». Nous sommes donc repartis de bandes magnétiques originales, dont la restauration a été supervisée par Pierre Schoendoerffer.

La Cinémathèque française et StudioCanal ont confié les travaux photochimiques et numériques à L.T.C., le laboratoire d'origine.

La 317ème Section est à nouveau visible dans toute sa splendeur.

Télécharger la plaquette de présentation de "La 317ème Section" restaurée (PDF 1531 Ko).