L’automate d’Hugo Cabret au musée de la Cinémathèque


La Cinémathèque française a travaillé en étroite collaboration avec l’équipe de Martin Scorsese pour le film Hugo Cabret, réalisé en 3D aux studios de Shepperton. En effet, la Cinémathèque française possède l’une des collections les plus riches au monde sur l’œuvre de Georges Méliès : films, dessins, appareils, photographies, manuscrits, costumes… Le film de Scorsese puise largement dans les fonds mis à disposition par la Cinémathèque. On voit dans le film des dessins issus des collections, de même que des copies d’appareils cinématographiques anciens (dont la première caméra de Méliès).

En remerciement pour l’aide scientifique apportée, Martin Scorsese a donné à la Cinémathèque française le magnifique automate du film, fabriqué par le « property master » (chef accessoiriste) David Balfour. Ce superbe objet est actuellement exposé dans le Musée de la Cinémathèque française.

Huit exemplaires différents de l’automate ont été fabriqués pour le film. Il fallait en effet que le jeune acteur puisse porter dans ses bras, sans trop de peine, un exemplaire allégé de ses mécanismes ; un autre exemplaire devait être jeté sur la voie ferrée de la gare Montparnasse, etc. Le modèle donné à la Cinémathèque française est celui qu’Hugo Cabret et son père contemplent ensemble au tout début du film : il n’a pas encore été restauré par l’horloger. Cet exemplaire, habillé, est pourvu de son mécanisme. La tête à elle seule est un vrai chef-d’œuvre de sculpture.

Mécanisme de l’automate

La réalisation de ces différents automates est signée David Balfour, qui a brillamment donné sa propre interprétation des dessins de Brian Selznick. C’est également David Balfour qui a reconstitué, pour Scorsese, les copies d’appareils cinématographiques de Méliès conservés à la Cinémathèque.

Deux statues d’Hugo Cabret ont été également données à la Cinémathèque française, provenant de la scène du cimetière. Elles sont l’œuvre de l’un des plus grands décorateurs actuels, Dante Ferretti.

Dessin de Brian Selznick pour Hugo Cabret

Enfin, Brian Selznick, le romancier d’Hugo Cabret, a offert à la Cinémathèque française plusieurs dessins originaux issus de son ouvrage, dessins relatifs à l’œuvre de Georges Méliès.

A noter que la Cinémathèque vient de restaurer deux films de Georges Méliès en couleurs : Automaboulisme et autorité (1899) et Robinson Crusoé (1902), invisibles jusqu’à présent.

Les collections de la Cinémathèque française

L’institution créée en 1936 par Henri Langlois avait pour particularité, dès sa naissance, d’accorder autant d’importance au « non-film » (archives, livres, appareils, costumes, affiches, maquettes, etc.) qu’aux films. C’était là, outre la programmation de films, l’originalité de la Cinémathèque française par rapport aux institutions alors existantes. Grâce à cet esprit visionnaire, la Cinémathèque a collecté au fil des ans une importante collection de films, d’archives et d’appareils ; elle a su, par la même occasion, et grâce à ses fonds, influencer d’une façon majeure la muséographie et l’historiographie du cinéma.

La Cinémathèque française se trouve à la tête de l’une des plus belles collections au monde. Nous vous proposons de suivre l'actualité de ces collections, et notamment des enrichissements.

Nous aider à enrichir les collections

Depuis sa fondation en 1936, la Cinémathèque française a pour mission essentielle la collecte des films et des archives (manuscrits, photographies, affiches, mais aussi costumes, appareils, objets…). Cette chasse aux trésors repose essentiellement sur des dons et des dépôts de particuliers, collectionneurs, cinéastes, producteurs, distributeurs, acteurs, techniciens, etc. Grâce à eux, la Cinémathèque française est devenue l’une des plus grandes archives au monde.

Au sein de l’institution, la Délégation aux enrichissements est chargée de mener à bien cette politique ambitieuse.

Aidez-nous à sauvez la mémoire du 7e art. Nous comptons sur vous.

> En savoir plus