Andreï Tarkovski
Alors qu'il vivait encore en URSS, Gueorgui Pinkhassov a assisté au tournage de Stalker d'Andreï Tarkovski. C'est suite à cette rencontre décisive, que son travail photographique, alors en germe, prit sa véritable ampleur. Gueorgui Pinkhassov évoque le cinéaste grâce aux portraits qu'il fit de lui à différents moments de sa vie, jusqu'à sa mort en exil à Paris. Ces photographies montrent Tarkovski au travail, mais aussi tout simplement dans la forêt, chez lui, ou en discussion avec son père, le poète Arseni Tarkovski. Les clichés montrant Tarkovski sont regroupés sous forme de montages d'images (planches photographiques), à la manière de damiers et de collages. Autour d'eux, une accumulation d'autres types de documents donne l'impression d'un mausolée familial et sacré : on y trouve des écrans montrant des extraits de films de Tarkovski (Le Miroir, par exemple), des films amateurs montrant le cinéaste russe et son fils, ainsi que des photos inédites réalisées au début du 20ème siècle à la chambre par le parrain de Tarkovski, Lev Gordnung. Sur le mur faisant face à cet autel, les premiers travaux photographiques de Gueorgui Pinkhassov (images abstraites aux couleurs sépias, très « tarkovskiennes »), sont montrés individuellement.
![]() Neige, Moscou, 1979 | ![]() Le Miroir d'Andreï Tarkovski (1975) © Arkéion-Mosfilm |
Né en 1952. Russe naturalisé français. Il vit et travaille à Paris. Gueorgui Pinkhassov commence à s'intéresser à la photographie dès l'adolescence. De 1969 à 1971, il suit les cours de l'Institut de Cinéma VGIK à Moscou. Grâce à son travail pour la presse internationale, et plus particulièrement pour Geo, Grand Reportage et The New York Times Magazine, il peut exercer son regard à travers le monde entier. Gueorgui Pinkhassov a publié en 1999 Side Walk, un ouvrage coloré sur les rues de Tokyo. Gueorgui Pinkhassov est membre de Magnum Photos depuis 1994.


