Dennis Lee Hopper est né le 17 mai 1936 à Dodge City (Kansas, Etats-Unis). Il fait ses débuts de comédien en Californie. Il joue au théâtre à Pasadena et à San Diego, avant d'apparaître à la télévision en 1954. Sous contrat avec la Warner Bros. Pictures, il rejoint l'Actors Studio de Lee Strasberg, à New York.
Dennis Hopper obtient très vite un premier rôle au côté de James Dean dans La Fureur de vivre (Nicholas Ray, 1955). Le public le retrouve donnant la réplique à ses camarades de l'Actors Studio (James Dean, Elizabeth Taylor, Carroll Baker) dans Géant (George Stevens, 1955), puis dans Règlement de comptes à O.K. Corral (John Sturges, 1956). Viscéralement rebelle, dans la vie comme à l'écran, l'acteur se fâche avec Henry Hathaway sur le tournage de La Fureur des hommes (1958) et rompt son contrat fraîchement signé avec la 20th Century Fox.
Malgré quelques apparitions sporadiques dans des productions de série B (la plus intéressante étant pour le film de Roger Corman The Trip en 1967), son retour le plus spectaculaire prend la forme d'un film qu'il réalise et coécrit : Easy Rider (1968). Produit avec peu de moyens, ce manifeste psychédélique en forme de road-movie connaît un retentissement mondial. Le modèle du hippie à moto, incarné par Peter Fonda et Dennis Hopper lui-même, et la bande-originale explosive et omniprésente, confèrent au film une valeur d'emblème pour toute une génération.
Dans les années 70, Dennis Hopper ne réalise qu'un film-manifeste (The Last Movie, western crépusculaire) et peine par la suite à réaliser d'autres films. En 1988, il réalise Colors sur la guerre des gangs à Los Angeles, qui remporte un certain succès. Acteur, il suit un parcours original qui le fait travailler en Europe comme en Australie ou aux Etats-Unis, et impose peu à peu une image de personnage décalé, voire de fou dangereux.
Il est particulièrement inquiétant en violeur raciste dans Rage (Stephen Gyllenhaal, 1990) ou en tueur sans pitié dans Blue Velvet (David Lynch, 1986) et Speed (Jan De Bont, 1993). Intelligent et imprévisible, il sait aussi prêter son visage impénétrable à des emplois plus subtils. Photographe frénétique d'Apocalypse now (Francis Ford Coppola, 1976), homme d'affaires dans L'Ordre et la sécurité du monde (Claude D'Anna, 1978), ou encore collectionneur et galeriste dans Basquiat (Julian Schnabel, 1996).
L'ancien "bad boy" retrouve l'atmosphère sauvage des années 50-60 avec Rumble Fish (Francis Ford Coppola, 1983), True Romance (Tony Scott, 1993) et Hell Ride (Larry Bishop, 2007), un hommage aux films de "Bikers", produit par Quentin Tarantino.
Dans les années 1960, Dennis Hopper collabore aux magazines Harper's Bazaar et Vogue, comme photographe.
Amateur d'art contemporain, collectionneur réputé, il apparaît dans le documentaire Esquisses de Frank Gehry (Sydney Pollack, 2005).
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